Technologies embarquées, deuxième partie: Informatique

Suite de la série consacrée aux technologies embarqués, débutée par l’électronique dans l’article précédent.

Parlons maintenant d’informatique, et des différents outils qui m’accompagnent.

Le site

entete.png

Le site polonbike.net que vous êtes en train de parcourir est, comme indiqué en pied de page, fièrement propulsé par le logiciel WordPress. Moteur de sites et de blogs, très simple à installer et utiliser, avec une communauté très active et une foultitude de plugins disponibles, j’ai beau chercher je ne trouve rien à lui reprocher. Il est disponible en mode hébergé par wordpress avec les fonctions de base (les fonctions plus avancées étant payantes), ou à installer sur son serveur/chez son hébergeur gratuitement.

La galerie photo tourne grâce au logiciel Piwigo. Beaucoup moins abouti que WordPress, il rempli quand même son office, permettant de classer, trier, commenter, noter, etc .. les photos. Pour les vidéos il galère un peu plus. Connecté à WordPress par un plugin, il permet d’importer facilement les photos pour les articles.

L’hébergement

Sans vouloir faire de pub, le site est hébergé chez OVH, hébergeur généraliste basé à Roubaix, et j’en suis très content. Noms de domaines (j’en possède 2 autres en plus de polonbike.net), emails associés, bases de données, machines virtuelles, tout est au top, à des prix raisonnables, et des délais de livraison records (rarement plus de quelques minutes, même pour des commandes complexes). Bon j’arrête la pub, j’avais pourtant commencé ce paragraphe en disant que je n’en ferai pas.

Ubuntu USB key

En plus d’être une clé USB classique qui peut stocker des fichiers, cette clé, branchée sur n’importe quel ordinateur, permet de lancer mon système d’exploitation installé dessus. Et par système d’exploitation parle bien sûr d’ Ubuntu 12.10, avec les outils basiques dont je peux avoir besoin: retouche d’images, transferts de fichiers, bureautique principalement. Pour les cas où je ne peux pas l’utiliser en mode Live, par exemple dans un cyber-café, où il faut rester sur l’OS installé et se débrouiller avec, elle contient également ces logiciels de base en mode portable, c’est à dire exécutables depuis la clé.

Disque dur externe

Pour vider les cartes mémoires et stocker photos et vidéos, j’emmène un petit disque dur externe pseudo anti choc. On verra ce que ça donne, je le protège de toute façon comme s’il ne l’était pas. 2,5″, 1To, à priori je ne devrai pas le remplir avant un moment.

Cartes mémoires et lecteur de cartes

3 cartes SD 32Go pour la caméra, permettant de stocker 5h chacune en HD, plus une carte SD de 4Go pour l’appareil photo, qui n’accepte pas les cartes 32Go, et qui permet de stocker 1000 photos en 10 mégapixels. Le lecteur pourrait servir pour vider les cartes sans devoir brancher les différents appareils, je ne suis pas certain d’en avoir besoin.

Le smartphone

Déjà présenté dans mon article précédent, c’est toujours un  Samsung Galaxy Nexus S, sous Android 4.1. Très pratique pour des petites choses (relevé GPS, appels d’urgence, et connexions brèves sur les applications Twitter, WordPress, OVH), l’utiliser à plus grande échelle reste aussi confortable que le piano avec des moufles, ce n’est pas fait pour ça.

Mais, du coup, il est où l’ordinateur dans tout ça ?

Quelle perspicacité ! En effet, je n’emmène pas d’ordinateur, même portable. Trop lourd, trop fragile, trop gourmand en énergie. L’idée étant qu’un ordinateur ne me servirait qu’à poster sur le site, et pour cela il faut de toute façon une connexion à internet. Et là où il y a une connexion internet, il y a généralement des ordinateurs. Du coup je serai un bon client de cybercafés, et j’emprunterai l’ordinateur de mes hôtes le cas échéant. Le tout sachant que le contenu (textes, photos) sera déjà quasiment prêt, ou au moins préparé un minimum, afin de ne pas devoir rédiger de A à Z mes posts à chaque fois.

 

Préparation/rénovation du vélo, la direction

Parce que je préfère partir avec un vélo en parfait état, j’ai commandé les pièces pour une remise à neuf. En effet, après 5000km (c’est le kilométrage approximatif actuel du vélo) sans un pépin, la probabilité que les 5000km suivant se déroulent de la même manière est faible. Du coup, au programme:

  • Nouvelles roues complètes: jantes double paroi, pneu Schwalbe Marathon. Ces pneus sont tip-top, recommandés par tous les randonneurs pour leur durée de vie et résistance aux crevaison. Une preuve de plus de leur efficacité: c’est ce type de pneu qui équipe les Velib, Velov et autres vélos en libre service.
  • Nouvelle transmission: changement de la cassette complète, des galets de dérailleur et de la chaîne (3,5m de chaîne !)
  • Changement des câbles et gaines de freins et dérailleurs, et des patins de freins.
  • Nouveau boîtier de pédalier.
  • Révision complète du vélo.

En attendant les pièces rechange commandées chez Fabrice (voir les partenaires) pour remettre mon vélo à neuf avant le départ, certaines parties ont juste besoin d’un démontage-nettoyage-entretien-remontage. C’est le cas de la direction, qui vient d’y avoir le droit.

Le jeu de direction: potence sur la tête de la fourche

 

La tête de fourche nue

 

Graissage

 

Remise en place des roulements

 

Du joint d’étanchéité

 

Et de la protection

 

Ne pas oublier le frein filet sur les vis

 

Et voilà, une direction comme neuve !

Et après le début des travaux sur le vélo, c’est mon appartement qui a droit à ses premiers travaux avant l’état des lieux.

Pour finir,  celles et ceux qui ont remarqué que la première et la dernière photo de la série étaient les mêmes gagnent une médaille à imprimer chez soi ! (applaudissements !)

En revanche, celles et ceux qui viennent de retourner comparer la première et la dernière photo de la série perdent leur médaille. (booouuuuhhhhh !!!)

Technologies embarquées, première partie: Electronique

Un article qui intéressera surtout les geeks et techno-curieux en tous genres, mais pas seulement. Je suis d’ailleurs preneur de vos avis et idées d’amélioration dans les commentaires, je sais qu’il y a des passionnés parmi vous.

Du coup, d’abord une définition pour ceux qui se posent la question : Geek: Le sens du terme a beaucoup évolué ces dernières années. Même les puristes ne sont pas d’accord entre eux, mais je vais quand même tenter un résumé de définition, la page Wikipédia s’étalant sur de nombreux chapitres. Vous me lyncherez dans les commentaires si vous n’êtes pas d’accord.

Un geek est donc une personne qui aime plonger les mains dans la technologie et les gadgets pour comprendre comment ça marche, améliorer l’existant, ou simplement pour frimer avec un objet inédit. Généralement appliqué au domaine de l’informatique, on peut néanmoins l’étendre à l’ensemble du monde de la technologie.

L’objectif/les contraintes technologiques

Je veux pouvoir prendre des photos, filmer, écrire et communiquer pendant mon voyage. Pour les photos et les films, c’est simple, j’emmène un appareil photo numérique et une petite caméra Gopro, qui me permettront de ramener des images. Pour le reste, il s’agit surtout de compromis entre souhait et la dure loi de la réalité.

Le matériel

 

De haut en bas et de gauche à droite: Mon appareil photo, ma caméra Gopro, le panneau solaire, le Kindle, la batterie et le smartphone.

L’écriture

Concernant l’écriture, je voudrais pouvoir taper du texte au kilomètre, sur un vrai clavier ou presque, tout en consommant une énergie minimale. Je n’ai pas trouvé d’appareil ayant uniquement un clavier et un mini écran de quelques caractères, sauvegardant le tout sur un petit morceau de mémoire. Le plus proche de ce que je recherche est pour le moment un Kindle 3. Il possède un pseudo clavier QWERTY, une fonction bloc note, et son autonomie est de plusieurs semaines grâce à son écran e-ink. Il me servira également pour stocker et lire livres et guides de voyages sur les pays au fur et à mesure.

Le smartphone

Ne pesant pas grand chose, et équivalent du couteau suisse numérique, j’emmène mon smartphone, un Samsung Galaxy Nexus S. Il me permet de passer des appels d’urgence même sans carte SIM, de faire un relevé GPS quotidien et ainsi pouvoir vous donner un aperçu de mon parcours réel, et me connecter à d’éventuels réseaux wifi. Une fois connecté, je pourrais donner des nouvelles sur Twitter, voire poster des mini news sur le blog, car ce n’est vraiment pas fait pour écrire. Je compte utiliser de vrais ordinateurs sur le chemin (cyber café ou squat de l’ordinateur de mes hôtes) pour écrire plus sérieusement, et surtout pouvoir exploiter les écrits et photos réalisés les jours précédents.

L’énergie

C’est bien joli tout ça, mais les batteries ne dureront pas tout le voyage, il va bien falloir les recharger. Comme je compte souvent planter la tente, je ne vais pas pouvoir régulièrement disposer de courant sur secteur. Du coup je vais fonctionner principalement à l’énergie solaire, grâce au couple panneau/batterie proposé par PowerTraveller: le PowerMonkey Extreme !

L’idée, c’est que le petit panneau solaire sera fixé sur mon sac à dos, lui même sur le dessus de mon porte bagage, et il chargera la batterie pendant la journée. La nuit, je brancherai les appareils qui en ont besoin pour les recharger. Et si besoin, je pourrai aussi brancher directement la batterie sur secteur pour la recharger, du coup pas besoin de soleil pendant les jours suivant.

La batterie contient suffisamment d’énergie pour recharger totalement une fois chacun de mes appareils, et se recharge totalement en 14h d’exposition. Ce qui est plus qu’amplement suffisant. d’autant plus qu’il s’agit des données mesurées, pas des caractéristiques annoncées par le constructeur. J’imagine que les performance de la batterie vont se dégrader au fur et à mesure du voyage, mais je pense avoir suffisamment de marge pour pouvoir continuer à l’utiliser. On verra bien quelle utilisation je fais de la caméra et de l’appareil photo, mais je ne pense pas devoir les recharger tous les jours.

Les prises de sortie de la batterie sont principalement au format USB, avec moultes adaptateurs, et donc une tension de 5V, ce qui correspond à tous les appareils, sauf l’appareil photo, pour lequel j’ai dû acheter un transformateur.

La caméra

J’ai fait l’acquisition d’une caméra Gopro, modèle Hero2. Cette petite merveille de la taille d’une boite d’allumette permet de filmer des vidéos en full HD, HD ready et VGA, en grand angle (170°), en 60 images/seconde, de prendre des photos en rafales longues, à intervalles réguliers ou à retardement. Étanche et anti-chocs grâce à son boîtier, son seul inconvénient est l’absence d’écran ou de viseur pour visualiser ce qu’on filme et cadrer proprement.

L’appareil photo

Appreil Lumix DMZ-TZ5, de Panasonic. Plus tout jeune (il doit dater de 2009), mais très correct. Zoom optique x10, plein de réglages pré-configurés, un mode intelligent, il convient assez à mon niveau de photographe qui aimerait être bon mais ne l’est pas encore.

Le compteur

J’allais oublier le compteur ! Il s’agit d’un modèle MC1.0, de la marque VDO. Sans être un monstre de technologie comme on peut en faire maintenant, il offre plusieurs fonctions intéressantes en plus de celles de base. Comme ses pairs, il permet de connaître la vitesse instantanée, la vitesse moyenne sur la journée, la distance parcourue sur la journée ou depuis le départ du voyage. En plus de ça, il permet de connaître la température, l’inclinaison de la pente,  mais aussi le dénivelé réalisé sur la journée. Même si cette dernière fonctionnalité n’est pas d’une précision redoutable, car basée sur la pression atmosphérique, c’est plutôt sympa d’avoir une idée de la hauteur des côtes grimpées au cours de la journée.

Voilà voilà, à priori c’est tout pour l’électronique.

Même si je l’ai signalé au début, je me répète: je suis preneur d’idées d’améliorations de l’ensemble, surtout concernant l’écriture. Je ne suis qu’à moitié satisfait de la solution retenue, mais je n’ai pas trouvé de « clavier autonome » permettant de taper du texte au kilomètre.

La suite bientôt dans un prochain épisode, pour la seconde partie consacrée aux outils informatiques. D’ici là peut être un billet sur un autre sujet, vous verrez bien !

Premier post, ou presque !

Ça y est, après un long moment passé à végéter, le site est enfin fonctionnel, actif, à jour, et visité. Même si ce n’est pas vraiment le premier billet, il revêt la même valeur symbolique.

Merci aux visiteurs qui ont découvert le site en avance, et m’ont fait leur retour sur les phases de construction. Et surtout merci à vous, visiteurs, qui venez découvrir le site ou qui revenez voir son évolution. En espérant qu’ils vous plaise, afin que vous puissiez y revenir régulièrement.

J’aurai pu vous remercier en mettant une image kitsch de gâteau d’anniversaire, ou le mot « Merci » écrit en pâquerettes avec des chats qui se roulent autour. Mais je préfère vous remercier avec cette image prise à Barcelone, devant la Sagrada Familia. Vous ne perdez cependant rien pour attendre, le geek que je suis ne réussira pas à s’abstenir complètement d’utiliser des images … hétéroclites.

D’ailleurs, un des billets qui viendront bientôt fera le bonheur des geeks et des technophiles en tout genre, il sera consacré au matériel électronique et à la chaîne de publication de données qui sera utilisée pendant le voyage.

Vous l’aurez compris, la suite, au prochain épisode !

Eléments de graphisme

Bien loin d’avoir une charte graphique, j’essaie tout de même d’avoir un peu de cohérence dans la présentation du site, mais aussi dans ma communication externe: envers mon public, lecteurs, fans, mais aussi auprès d’éventuels partenaires.

Voici donc un élément visuel qui pourra être repris en tant que lien vers ce site, image de présentation, carte de visite, …

J’espère qu’il plaira, n’étant pas très bon en arts graphiques, l’image reste assez basique. Si des graphistes passent par là, je suis preneur de critiques constructives, voire propositions de collaborations.

Et oui, je sais que le « sous-titre » n’est pas le même que celui de la bannière d’entête du site. C’est tout simplement car le contenu site est (un peu) plus vaste que le tour du monde qui vient, quand cet élément visuel y est exclusivement consacré. On verra si je change d’avis, pour le moment je préfère comme ça, et tant pis pour la cohérence annoncée dans la première phrase du post.

Premier changement forcé de parcours

Il fallait bien que ça arrive un jour, voilà le premier changement de parcours que je dois faire contraint et forcé, ou presque: Le Ministère des Affaires Étrangères déconseille jusqu’à nouvel ordre l’accès au Haut-Badakhchan, région autonomiste du Tadjikistan.

Alors que je pensais rejoindre la Chine directement par le Tadjikistan, je vais contourner la région en faisant un détour via le Kirghizstan pour éviter la région, que même les troupes gouvernementales ont désertée.

Pour résumer le changement:

KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-LogoWikitude-Logo
Haut-Badakhchan

chargement de la carte - veuillez patienter...

Haut-Badakhchan1: 38.513788, 68.884277
Haut-Badakhchan2: 38.925229, 70.004883
Haut-Badakhchan3: 39.385264, 71.784668
Haut-Badakhchan4: 39.436193, 72.377930
Haut-Badakhchan5: 39.757880, 74.201660
Haut-Badakhchan: 38.993572, 70.708008
Haut-Badakhchan7: 39.622615, 75.322266
Haut-Badakhchan8: 39.010648, 76.135254
Haut-Badakhchan: 38.358888, 72.795410

La situation au Haut-Badakhchan n’est pas claire. Conflit entre un warlord local et le gouvernement, mouvement autonomiste, écrasement de minorité locale, les versions sont nombreuses ( ou ) par exemple. Le fait est que la région n’est pas sûre, surtout pour un voyageur à vélo, d’où ma décision d’éviter l’endroit.