L’accueil serbe

Le week end dernier c’était le week end de Pâques orthodoxe. Avec le 1er mai la plupart des gens font le pont, et il n’y a pas qu’en France que le moi de mai n’est pas le plus chargé au travail.

Dimanche (5mai) en fin d’après midi, je me suis arrêté à la terrasse d’une épicerie-bar-tabac-boulangerie-… d’un petit village avant Kragujevac pour m’offrir une glace après une chaude journée.

Bon, pas la meilleure glace du monde, plutôt une glace au sucre coloré en blanc et noir qu’une véritable vanille chocolat, mais qui quand même fait bien plaisir. Alors que je déguste mon goûter bien mérité, la tenancière du commerce met la table pour sa famille sur la terrasse. Je sens alors une tape sur l’épaule, accompagnée d’un geste de la main: vient manger avec nous ! J’ai donc pu partager le reste du repas de Pâques du midi avec la petite famille, et discuter principalement avec l’aîné, 23 ans en fac d’éco. Au menu, porc et mouton, pain grillé et huilé, oignons, …

De même, lorsque je m’arrête pour faire des pauses sur les places des villes et villages, les têtes se tournent vers mon vélo. Autant jusqu’ici les gens avaient déjà vu ou connaissaient l’existence des vélos couchés, autant en Serbie c’est nouveau. On me demande souvent si je l’ai fabriqué. Mais je m’égare. Généralement un petit groupe s’approche et examine l’engin, et un interlocuteur (celui qui parle le mieux anglais) est désigné pour me poser toutes les questions auxquelles j’ai déjà u des centaines de fois. L’étape suivante, on me propose de me joindre à eux sur une terrasse, et de m’offrir quelque chose à boire. Café le matin, soda l’après midi, j’ai accepté une bière le matin une fois, mais si je veux pouvoir continuer de pédaler le reste de la journée c’est une mauvaise idée.

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Un café offert à Razanj par Milos, qui prend la photo, mari de la femme sur la photo

 

Lundi de Pâques au soir, j’ai à nouveau été invité à manger, pas pour Pâques cette fois, mais pour une slava. C’est la fête du saint patron familial, et toute la famille invite les voisins, les amis à manger et à célébrer. En fait je plantais ma tente au fond d’un pré, et du hameau à quelques centaines de mètres sont arrivés un ado et un enfant, avec qui j’ai échangé quelques mots dans l’anglais limité du plus grand. Il revient 5 min plus tard avec un couple d’adultes, dont la femme parlait anglais. Et elle me propose de venir se joindre à eux pour le repas. C’est en arrivant dans la maison que je découvre une vingtaine de personnes déjà à table, et des plats qui passent, tournent, et n’en finissent pas d’apparaître. C’est en fait la maison des grands parents, qui accueillent et organise cette fête patronale. Après un bon repas et des discussions en anglais avec ce couple principalement car les autres ne parlent pas anglais, les hôtes me proposent de venir petit déjeuner mardi matin avant de repartir. Et la grand mère le matin, avec le café, ressort quelques plats de la veille, mouton, parc, canapés, poivrons et choux farcis (sarma), pâtisseries, … Bref, je peux dire que j’ai vécu une partie de la tradition locale.

 

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