La barrière de la langue

Après les langues slaves puis le bulgare, le passage au turc fut difficile. S’acclimater a la prononciation, aux mots complètement différents, pour essayer de retrouver quelques marques et maîtriser quelques mots de base.

Jusqu’ici il était toujours possible de trouver quelqu’un dans les parages qui parle anglais, pour assurer une traduction. Ce n’est plus le cas en Turquie. Meme si nous croisons des turcs qui parlent tres bien anglais, en dehors des marchants d’Istanbul, la conversation s’arrete bien souvent a  »where are you from ? » et  »what is your name ? ».

Avec quelques nouveaux caractères dans l’alphabet (Ğ, Ş), il a fallu se re habituer à une nouvelle prononciation (tse, tch, è, é, euh, …). J’essaie de maîtriser le plus vite possible lors de mon arrivée dans chaque pays les mots suivants: Français, bonjour, merci, eau. Le reste est du bonus, mais j’aime bien aussi pouvoir dire s’il vous plaît, quelques chiffres, vélo, le nom du pays actuel, oui, non, … le tout sans avoir a lire ma petite fiche de vocabulaire.

Viennent ensuite les mots que je croise souvent et qui rentrent sans forcement le vouloir, par exemple ici en Turquie pain, mer Noire, poisson, barbecue, bière, kebab.

On retrouve aussi ici, avec des orthographes étonnants, pas mal de mots d’origines françaises: kuaför, şezlong pour les plus marquants. Une bonne liste est disponible ici.

Une petite boulette que j’ai comprise plus de 10 jours après mon arrivée en Turquie, une erreur de copier/coller s’est glissée sur ma fiche pratique, inversant merci et s’il vous plaît.  J’ai utilisé le second à haute dose a la place du premier, et ai fini par comprendre mon erreur en parcourant le guide de vocabulaire affiché a l’auberge de jeunesse. Ce qui explique donc le petit sourire de tous mes interlocuteurs que je remerciais fièrement en turc jusqu’alors …

Une deuxième boulette, qui a eu moins de conséquence, vient aussi d’une erreur de copier/coller dans Google Translate. A la place de  »Je ne parle pas turc » est resté la version de … Slovénie ! Du coup, pouvoir dire  »je ne parle pas slovene » en turc ne m’est pas super utile, même si la phrase en elle même n’est pas fausse.

Une réflexion au sujet de « La barrière de la langue »

Laisser un commentaire