Passage en Asie

Dimanche 9 juin

Nous quittons Istanbul en bateau, pour gagner la rive asiatique au Nord du Bosphore, loin des bouchons et voies rapides de la capitale.

1h30 de bateau sur le Bosphore, l’émotion de changer de continent pour de bon, et une jolie vue tout le long du trajet.

 

Direction Anadolu Kavagi, petit village touristique ou nous effectuons nos premiers tours de roue en Asie. 

 

PS: J’ai évoqué ici le fait que j’allais quitter ma sonnette tri-tons. N’ayant pas trouvé d’occasion convenable jusqu’à présent, elle était restée a mes cotes. Je l’aurai bien léguée a un enfant, mais n’y ai jamais pensé au bon moment. Le changement de continent est une suffisamment bonne raison, un tri-tons pendouille donc fièrement sur les grilles du jardin d’enfants d’Anadolu Kavagi (désolé pour les voisins !)

Et devinez quelle pièce de mon vélo a lâché moins de 2 km plus loin ? Si si, c’est bien mon  »autre » sonnette, le ding ding …. 

J’ai donc du acquerir ma troisieme sonnette du voyage, je ferai les présentations dans un futur billet sur la petite vılle de Şile.

Un inconvenient d’etre français

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Une bouteille de vin turc

 

Les Français étant catalogués comme buveur de vin, mes hôtes m’en proposent régulièrement. Étant habitue a boire du vin français, pas que du bon certes, mais pas que du mauvais non plus, je sais reconnaître du bon et du moins bon. 

On trouve parfois des vins français a l’étranger, pas toujours hors de prix, pas toujours les meilleurs non plus. Je garde en souvenir une bonne surprise d’un bordeaux à Ljubljana. En revanche les vins locaux sont, quant a eux, … rarement bons.

Que ce soit un nez encourageant, mais un goût de flotte, ou pas vraiment de nez et un goût de piquette, je n’ai pas encore eu le plaisir de gouter un bon vin local. Mais si ça se produit, je vous tiens au courant !

Carte de Turquie

Cartes de turquie

Les meilleures cartes que j’ai pu acheter

 Jusqu’à maintenant je n’ai jamais eu de souci pour trouver une bonne carte des pays traversés, mais l’affaire s’est corsée arrivé en Turquie.

A Edirne, pourtant ville frontière, impossible de trouver une carte acceptable. Ma carte Bulgare couvrant encore une grosse centaine de kilomètres de territoire turque, j’ai reporté l’achat. Mais après plus d’une dizaine de stations service visitées, librairies, kiosques a journaux, j’ai du me rendre a l’évidence: il est très compliqué de trouver une bonne carte de Turquie !

Arrive a la lisière de ma carte Bulgare, j’ai acheté la seule carte que j’ai pu trouver: environ 1/1.800.000 (une carte routière sans échelle ! Je ne savais même pas que ça existait !), espérant pouvoir trouver mieux une fois a Istanbul.

J’ai en effet pu trouver mieux, au rayon cartes d’un grand magasin de livres. La meilleure carte de Turquie disponible en Turquie est donc au 1/1.000.000 ! Pas d’atlas routier non plus. J’aurai pu acheter sur place une bien meilleure carte de Californie, de Cuba ou de pas mal d’autres pays, mais pour la Turquie, que du bof ! (pas non plus de cartes régionales avec de meilleurs détails)

Pas de courbes de niveaux ou d’impression de relief. Pas de renseignements sur le type de terrain, un niveau de détail des routes assez effrayant … il va pourtant falloir faire avec (un grand merci OpenStreetMap et ses cartes offline sur le smartphone !).

C’est un manque que je n’explique pas, et pour lequel personne n’a su me donner d’explication. Pourtant  »Savoir c’est pouvoir » comme nous l’a enseigné Francis Bacon, mais en Turquie on ne peut pas complètement décider de sa route …

 

Une semaine Stambouliote, deuxieme partie

Pour la seconde partie de notre séjour a Istanbul, nous avons eu le plaisir de loger chez Haldun, jeune ingénieur Turc rencontre via couchsurfing. Il habite Eyup, un quartier qui borde le vieux Istanbul, mais qui n’est pas encore envahi par l’industrie touristique. 

Haldun, sur le ferry pour rejoindre Kadıköy, sur la rive asiatique

Nous avons donc bien marché, et expérimenté les bus turcs pour rejoindre le centre pendant que nous étions chez lui.

Il nous a également invité a goûter des baklavas dans la pâtisserie la plus renommée de la ville, et nous avons fait nos premiers pas sur le continent asiatique en sa compagnie.

Les baklavas, c’est du sucre, du gras et du goût, tout ce que j’aime !

 

En plus d’être bleue, la mosquée bleue a comme particularité de sentir des pieds. C’est du au nombre impressionnant de touristes qui font la queue pour la visiter. Du coup nous avons nettement préféré les autres, mon coup de coeur étant pour la mosquée de Soleyman.

La mosquée bleue 

 

Non, ce ne sont pas les ruines de la Moria, mais une citerne d’eau creusée par des milliers d’esclaves pour alimenter en eau le palais du sultan ottoman, appelée Citerne Basilique.

L’état des routes en Turquie

Les routes en Turquie sont, en moyenne, en bien meilleur état que celles de Bulgarie. Cependant, l’écart moyen est également plus grand: Les routes sont souvent soit toutes pourries, soit toutes neuves. L’un étant souvent allié avec l’autre, soit parce que la route est en travaux, soit parce qu’uniquement certains morceaux ont été refaits.

Le pays est en chantier, beaucoup de villages sont en plein travaux, que ce soit la grand rue, ou la réfection des égouts, le résultat est proche. Egalement beaucoup de constructions de voies rapides, autoroutes, immeubles, centres commerciaux ou complexes divers. Bref, on ressent vraiment la croissance rapide du pays.

Sur les routes beaucoup de dos d’âne, dont certains assez mal placés pour les cyclistes, en plein élan par exemple.

Le fameux dos d’âne dit  »le tombe sacoche »

 

Bien plus respecté que le panneau de sens interdit: Le lacère pneus si tu passes dans le mauvais sens.

La barrière de la langue

Après les langues slaves puis le bulgare, le passage au turc fut difficile. S’acclimater a la prononciation, aux mots complètement différents, pour essayer de retrouver quelques marques et maîtriser quelques mots de base.

Jusqu’ici il était toujours possible de trouver quelqu’un dans les parages qui parle anglais, pour assurer une traduction. Ce n’est plus le cas en Turquie. Meme si nous croisons des turcs qui parlent tres bien anglais, en dehors des marchants d’Istanbul, la conversation s’arrete bien souvent a  »where are you from ? » et  »what is your name ? ».

Avec quelques nouveaux caractères dans l’alphabet (Ğ, Ş), il a fallu se re habituer à une nouvelle prononciation (tse, tch, è, é, euh, …). J’essaie de maîtriser le plus vite possible lors de mon arrivée dans chaque pays les mots suivants: Français, bonjour, merci, eau. Le reste est du bonus, mais j’aime bien aussi pouvoir dire s’il vous plaît, quelques chiffres, vélo, le nom du pays actuel, oui, non, … le tout sans avoir a lire ma petite fiche de vocabulaire.

Viennent ensuite les mots que je croise souvent et qui rentrent sans forcement le vouloir, par exemple ici en Turquie pain, mer Noire, poisson, barbecue, bière, kebab.

On retrouve aussi ici, avec des orthographes étonnants, pas mal de mots d’origines françaises: kuaför, şezlong pour les plus marquants. Une bonne liste est disponible ici.

Une petite boulette que j’ai comprise plus de 10 jours après mon arrivée en Turquie, une erreur de copier/coller s’est glissée sur ma fiche pratique, inversant merci et s’il vous plaît.  J’ai utilisé le second à haute dose a la place du premier, et ai fini par comprendre mon erreur en parcourant le guide de vocabulaire affiché a l’auberge de jeunesse. Ce qui explique donc le petit sourire de tous mes interlocuteurs que je remerciais fièrement en turc jusqu’alors …

Une deuxième boulette, qui a eu moins de conséquence, vient aussi d’une erreur de copier/coller dans Google Translate. A la place de  »Je ne parle pas turc » est resté la version de … Slovénie ! Du coup, pouvoir dire  »je ne parle pas slovene » en turc ne m’est pas super utile, même si la phrase en elle même n’est pas fausse.

Une semaine Stambouliote, première partie

Isabelle m’a rejoint avec Rozinante (son vélo) le 3 juin a Istanbul. Au programme d’abord une semaine Stambouliote, pour ensuite partir pédaler sur les routes de Turquie, Géorgie, jusqu’à Bakou, en Azerbaïdjan.

Nous avons logé pendant la première partie du séjour en auberge de jeunesse, celle dans laquelle j’étais arrivé quelques jours plus tôt. Point de dortoir cette fois, nous avons eu notre chambre. 

On a pu faire les parfaits touristes, beaucoup de marche, balades, bazars, mosquées, parcs, musées, restaurant (merci Gaelle !), photos … Vous constaterez d’ailleurs une nette amélioration de la qualité des images pendant toute la durée du séjour d’Isa … surtout quand c’est elle qui tient l’appareil.

Le grand bazar

 

La nouvelle mosquée (du XVIIeme) et celle de Suleyman

 

Musée Dogançay

Bref … des touristes a Istanbul !

A venir plus tard (les photos sont encore dans l’appareil), la deuxième partie du séjour stambouliote, en couchsurfing.

Place Taksim, suite

La fin du séjour stambouliote approche, il est temps de refaire le point sur la situation contestataire.

Tout d’abord, personne ne sait vraiment ce que va donner le mouvement. Toutes les franges de l’opposition s’y montrent, parce que les prochaines élections ne sont pas si loin, et que c’est un bon moyen d’exister en tant qu’opposant. Du coup on retrouve des mouvements très disparates (extrêmes droite et gauche, communistes, socialistes, LGBT, syndicats, …). Tous ces groupes sont venus se greffer au mouvement populaire, et tractent abondamment sur la place, mais aucun ne peut se prétendre leader du mouvement. Ils sont tous la parce qu’ils n’ont pas vraiment le choix: Un mouvement d’opposition s’est soulevé, ils sont l’opposition, ils se doivent d’y participer.

En dehors des forces politiques, le parc en question est devenu une sorte d’  »Occupy Taksim » ou des dizaines de tentes se sont dressées pour occuper le parc jour et nuit. S’en suit une ambiance bon enfant avec organisation des corvées collectives, nettoyage, infirmerie, nourriture, … avec son lot de guitares, parties de ballon improvisées, concerts, débats, dances , …

Quasiment quotidiennement des manifs ont lieu et se terminent sur la place. En plus de ça énormément de curieux viennent constater la situation et forment un incessant va et vient vers et en provenance de la place.

La police ayant quitté les lieux samedi dernier, les  »trophees » continuent de joncher la place, et quelques barricades symboliques sont encore debout, même s’il suffit de prendre la rue adjacente pour pouvoir arriver sur la place en voiture.

La police a évacué la place il y a une semaine, et reste désormais a bonne distance. Elle maintient un point de présence a un petit km de la place, et je ne doute pas qu’il y ait d’autres  »points de présence » disséminés autour du quartier. Il s’agit surtout d’afficher sa presence et de montrer sa capacité a intervenir en cas de problème, même si pour le moment elle reste inactive (pas de controle, pas de filtrage ou autre. Les bus de policiers et véhicules de contrôle des foules sont juste la, statiques).

Il faut ensuite séparer la situation de la place Taksim et celle du reste des manifestations. La place et le parc, symboles des contestations, ont été laisses a la foule et a l’opposition. Cependant, des affrontements avec les forces de l’ordre ont lieu dans beaucoup d’autres villes du pays, et ailleurs plus loin dans Istanbul (Besiktas). Je ne connais pas exactement la teneur des manifestations/provocations/volontés d’en découdre de ces rassemblements.

Plus de photos de la place et des manifs dans la galerie de photos sur Istanbul. Les voila triées par date.

Planification des articles

On me demande régulièrement par email comment je fais pour publier des nouvelles aussi fréquemment sur le blog. Je dois avouer: je triche. J’utilise la fonction de planification, qui me permet de programmer la date de publication des articles.

plannifiesPour résumer, lorsque je m’arrête pour vider les photos de mon appareil et donner des nouvelles, j’écris plusieurs articles qui se publient ensuite tous seuls pendant les jours qui suivent. Et quand il n’y en a plus, il n’y en a plus jusqu’à la fois suivante ou je m’arrête pour recommencer l’opération. J’essaie aussi de poster sur Twitter, pour donner des nouvelles plus brèves entre les moments ou je prends le temps de m’arrêter pour écrire.

Bref, tout ça demande du temps, mais je ne m’arrête pas tous les jours pour poster mon article. J’y consacre quelques heures environ une fois toutes les semaines/10 jours.

Une fois qu’une série d’article est programmée, il devient très fastidieux de la décaler pour insérer un nouvel article. D’où quelques jours où 2 voire plusieurs articles furent publiés.