Un ennui n’arrive jamais seul

Alors que je viens d’avoir un nouveau boulon de pédalier, je peux repartir serein de chez Ket, pour atteindre dans la journée la ville suivant a une grosse soixantaine de kilomètres.

Alors que j’ai à peine parcouru 1km, un gros crack, du bruit et la roue arrière qui se bloque. C’est la patte de dérailleur qui vient de casser. La petite pièce qui relie le cadre au dérailleur. Du coup le dérailleur est parti lui même en sucette, venant s’emmêler avec la chaîne et la cassette. Bref, que du caca, là c’est bien la merde.

La patte de dérailleur est la pièce la moins standard sur un vélo. Il existe plus de 350 modèles différents.

patte de derailleur

patte de dérailleur (derailleur hanger in english)

Je commence par ouvrir la chaîne pour retirer le dérailleur, ainsi que quelques maillons de la chaîne pour avoir un vélo a une seule vitesse, mais l’accident a aussi tordu un bon paquet de maillons, et la chaîne n’arrête pas de sauter d’un pignon a un autre.

A ce point là j’ai besoin de changer pas mal de pièces sur le vélo. Une réparation de fortune ne fera pas l’affaire pour traverser le Kazakhstan. Je dois retourner à Aktau pour pouvoir envisager mes options, avec une connexion Internet, une gare a disposition, etc …

Je réussi tant bien que mal a parcourir les 10 km pour retourner sur la route principale a une moyenne de 7km/h, jusqu’à ce que la chaîne et les pignons abandonnent. Je suis maintenant l’heureux propriétaire d’un vélo que je dois pousser.

j’écris le nom de ma direction en cyrillique sur une feuille АКТАУ, et 30secondes plus tard un camion s’arrête. Il me déposera en bordure de la ville dans une zone industrielle, et m’arrangera même un trajet en lada 4×4 (avec le vélo et les bagages dans le coffre) vers le centre ville. Je prends une chambre dans l’hôtel (si on peut appeler ça comme ça) le moins cher de la ville, pour me poser et envisager mes options. J’y retrouve 5 cyclos anglais dont 4 deja rencontrés à Baku, arrivés la veille par le bateau et partant le lendemain dans la même direction que moi la veille, c’est sympa de croiser des têtes connues.

Pour couronner l’ensemble, c’est a ce moment  que la tourista frappe …. Bref, une journée qui avait bien commencé, par la solution a mon problème de pédalier, et qui s’est ensuite transformée en une belle journée de merde. Mais bon, j’ai un toit, un accès internet a 15min a pied pour voir ce que je peux envisager pour la suite.

Le magasin de vélo le plus proche est a Astana. 2600km. Et ce n’est absolument pas sur ma route. Et il est peu probable qu’il ait la patte de dérailleur qui va bien. Il aura la chaîne et le dérailleur, mais pas la patte.

Je peux les commander sur internet, mais le délai de livraison dans cette partie du monde (2 semaines annoncées, même en express) est il fiable ? Mon visa expire dans 3 semaines et demie. Me les faire expédier quelque part au Kazakhstan est quand même un pari, si je ne les reçois pas a temps je serai a nouveau dans de beaux draps.

Je prends donc la décision de me les faire expedier a Bishkek, Kirghizistan (Kyrghyzstan en anglais), et du coup de faire une croix sur le Kazakhstan, que je traverserai en train. Au Kirghizistan je peux rester 90jours sans visa. Il me faut maintenant une adresse a Bishkek pour envoyer tout ça.

L’ambassade (enfin, la secrétaire que j’ai eu au bout du fil), m’oppose une fin de non recevoir. Je tente ensuite les auberges de jeunesse, et reçois plusieurs réponses positives, je peux commander mes pièces de rechange (patte de dérailleur, dérailleur, chaîne, cassette, et boulons de pédalier) et les faire expédier a l’adresse de l’auberge, ils me les garderont le temps que j’arrive si le colis arrive avant moi.

Reste maintenant a rejoindre Bishkek БИШКЕК en train, ce qui devrait être une belle aventure en soit. Je suis décu de ne pas avoir vraiment pu traverser plus du Kazakhstan en vélo, c’était un trajet que j’attendais impatiemment, même en sachant que j’allais en chier suer, mais tant pis, c’est comme ça. Le Kirghizistan réserve d’autres merveilles (montagnes, nature, ..), et je profiterai du Kazakhstan en train.

A priori j’en ai pour au moins 5jours, probablement plus selon les correspondances, les trains kazakhs ont l’air assez sympa, donc ça devrait aussi être une partie plaisante du voyage.Je vous raconterai ca quand j’arriverai !

Et merde … et ouf !

Alors que je repars de chez Ket, ma pédale gauche se met à avoir un drôle de comportement, ca tourne voilé. Et pour cause, le boulon qui tient la manivelle est parti. Impossible de savoir ou. Je refais mon dernier km, avant chez Ket et depuis chez lui, introuvable.

Le boulon qui tient tout ça manque a l’appel

C’est la merde, il n’y a pas de magasin de vélo dans le coin, pas même a Aktau d’où je suis parti. Le filetage du boulon n’est pas standard, heureusement le boulon de l’autre coté est encore la, et permet de partir a la recherche d’un frère jumeau avec une copie de l’original.

Ket et un autre ami prennent les choses en main et m’emmènent en voiture essayer de trouver un remplaçant: garagiste et magasin de bricolage du coin n’ont que des boulons dont le filetage ne correspond absolument pas a ce que je cherche, ca ne rentrerai que provisoirement pour un nombre de km inconnu, en forçant et flinguant mon axe de pédalier. Pas la meilleure façon de partir traverser une partie de désert.

Et finalement un ami de Ket trouve la solution: appeler un ami tourneur-fraiseur pour le champ de pétrole local, qui, a l’aide du boulon jumeau, me réalise une copie parfaite. En rentrant auprès du vélo, on teste, ça frotte un peu sur les bords de la manivelle, mais pas du tout sur l’axe, le filetage est parfait, et tout rentre nickel !

Ouf, je peux repartir serein !

 

Désert Kazakh, premier jour

Première étape de désert, plutôt facile pour prendre ses marques, et ne pas prendre de risques: 80 km, une route goudronnée, avec une ville au départ et a l’arrivée, et donc supermarchés et eau.

Je prends mes précautions et augmente mes réserves d’eau pour partir avec 15litres, on se sait jamais.

5L d’eau supplémentaires en plus de mon outre de 10L

A seulement 20km du centre ville, alors qu’il y a encore des industries autour, je croise mes premiers dromadaires !! Youhou, des dromadaires !! Il y aura aussi sur la route des chevaux sauvage, mais je n’ai aucune idee de quoi ils se nourrissent.

La route est presque droite, on croise juste une large vallée, large d’une dizaine de 10, et profonde de 200m. Du coup, pour remonter sur le plateau de l’autre coté, une cote en plein désert ..

Le paysages est magnifique et ennuyeux a la fois. La température dépasse de peu les 40 degrés, ce qui reste raisonnable vu l’endroit. Les derniers 10km traversent un champ de petrole, c’est etrange de voir le materiel de si pres.

Arrivé a жетыбаи (Zhetbay), alors que je cherche un endroit pour prendre de l’eau et repere les campements possibles aux abords de la ville,  Ket (aucune idée de comment ça s’écrit, encore moins en cyrillique) me double en voiture et me fait signe. Il m’invite a boire un thé et manger chez lui. Au final je resterai dormir dans sa cour, et il me sera d’une très grande aide par la suite !! (voir l’article de demain).

En cargo de Baku à Aktau

Cet article, en dehors de raconter ma traversée, se veut un coup de main aux cyclotouristes qui comptent également faire ce chemin. A force de glaner les infos ça et la, j’ai rassemblé des infos assez complètes sur le fonctionnement de la traversée, au grand plaisir des autres cyclotouristes croisés a Baku. Pour la partie visas, je vous laisse consulter l’article poste par Benjamin et Anne.

Tout d’abord, ce n’est pas un ferry qui fait la liaison, mais des cargos qui font la liaison de fret, transportant des wagons ou des camions dans un sens ou dans l’autre. Ils tolèrent des passagers pour rentabiliser un peu plus le voyage, mais nous ne sommes clairement pas prioritaires.

De plus, les cargos n’ont absolument pas d’horaires. Ils arrivent quand ils arrivent et partent quand ils sont dechargés puis rechargés. S’il y a un cargo mais pas de fret, alors il n’y a pas de cargo. Si la cargaison transporte des produits chimiques, alors ils n’acceptent pas de passagers.

Il y a 2 ports a Baku, l’ancien et le nouveau, et un cargo peut partir de l’un comme de l’autre, ne pas se tromper en partant vers le port ! Chaque port a un bureau pour les tickets passagers (ticket office), dont les horaires d’ouverture sont mystérieux.

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baku-aktau

chargement de la carte - veuillez patienter...

entree du vieux port: 40.376178, 49.865083
old port ticket office: 40.374487, 49.865611
entree du nouveau port (Roro port): 40.369162, 49.935268
Ticket office nouveau port: 40.362832, 49.934423
Migration office Aktau: 43.382070, 51.107310
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entree du vieux port

entree du vieux port


 


Lat 40.376178


 


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old port ticket office

old port ticket office


 


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entree du nouveau port (Roro port)

Entree du nouveau port (Roro Port)


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Ticket office nouveau port

ticket office nouveau port


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Migration office Aktau

Migration Office Aktau


lat 43.38207


lon 51.10731

Afin de savoir quand il y a un cargo qui fait la traversée, l’idée est d’appeler chaque matin la dite Vika (Вика, en russe), qui parle anglais et qui est responsable des tickets passagers pour les 2 ports, mais qui n’est pas forcement dans les ticket office, pour ma part je ne l’ai jamais rencontrée. Mettre son numéro sur internet serait peut être une mauvaise idee (si elle change de numéro ça ne servira a rien). Je vais donc utiliser la bonne vieille ruse des départements français:

009-Val de Marne-Meuse-Drome-Hautes Pyrenees-Mayenne-Meurthe et Moselle

Pour les non francophones, vous pouvez me demander le numéro, mais le délai de réponse n’est pas garanti. Ou vous aider avec ca.

Il faut donc appeler Vika chaque matin, et lui demander si un cargo est prévu dans la journée. Ne pas oublier de préciser si vous avez un vélo, un véhicule ou autre. Et de demander de quel port le bateau part.

Le ticket coûte 90manats, le vélo est gratuit, la moto 20 de plus.

Et si un bateau est prévu, alors seulement vous pouvez venir acheter un ticket, dans le ticket office du bon port. Apres ca, la douane, l’attente du chargement du bateau, et enfin peut être vous pourrez monter a bord. Ou attendre encore un peu.

Une fois a bord, il faudra à nouveau faire preuve de beaucoup de patience. Le bateau ne partira pas forcement de suite. Si du mauvais temps est prévu, il attendra a l’ancre au large de Baku, que la météo soit plus clémente, avant de traverser la Caspienne (2 jours a 30 km de Baku dans mon cas). Idem, arrive au large d’Aktau, il faudra attendre qu’il y ait de la place au port pour pouvoir accoster. Puis que la douane inspecte le bateau, puis les passeports, avant de pouvoir descendre du bateau.

Beaucoup de patience au total, mais si on s’y attend, et qu’on a de quoi s’occuper, le trajet est plutôt agréable. Pour ma part beaucoup de lecture et de repos, un peu de couture .. Des français d’un voyage précédent ont décoré le sommier des lits superposés.

Ne pas oublier d’emmener de la nourriture pour le voyage, car les repas a bord ne sont absolument pas top. De la nourriture russe de marin, soupe, salade de haricots rouges, riz, pâtes, … pour un prix raisonnable (3manats) mais tout de même. Pas top.

Une fois débarqué a Aktau, douane et tout passés, ca y est, vous êtes au Kazakhstan. Le mieux est d’essayer de changer les manats azeri restant au port, car les banques ne les changent pas. Essayer de trouver des routiers qui attendent pour faire la traversée dans l’autre sens, et négocier le taux de change. Il y a un petit resto routier ou les chauffeurts tuent le temps au backgammon sur la droite avant la sortie du port. D’autres ont réussi a trouver un azeri en ville, mais il a pris une commission bien plus généreuse que celle des routiers.

L’étape suivante est de s’enregistrer a l’immigration (dans les 5 jours suivant l’entrée dans le pays) sous peine de devenir clandestin au Kazakhstan (au mieux une belle amende a la sortie du pays). Le bureau est situé en ville, et est ouvert en semaine aux horaires de bureau. On est sensé donner une adresse, mais donner le nom d’un hôtel suffit ici. Dans d’autres villes au Kazakhstan les officiers appelent l’hotel pour vérifier, pas ici. Si jamais c’était le cas, avoir un bobard de prêt.

Je suis venu directement a l’immigration avant d’aller a l’hôtel, j’avais réservé par email mais n’ai jamais reçu confirmation. par exemple.

Une fois que vous avez vos 2 tampons sur le formulaire, c’est tout bon, vous pouvez continuer vos aventures !

Soirées surprises

Apres cette soirée de l’ambassadeur, j’ai le plaisir de passer 2 autres bonnes soirées qui, elles aussi, sont apparues sur ma route de façon spontanée.

La première, alors que Tim, Rebecca et moi allions nous coucher un peu après minuit, dans les locaux de Nature Friends, une membre vient nous inviter a manger et boire avec sa famille. Sceptiques au début (avons nous bien compris ?), nous passons au final une bonne partie de la nuit a manger, boire, sans parler du karaoke kitsh auquel Tim et moi réussissons a échapper.

De Gauche a droite: La cousine, le pere, la mere, Rebecca, Misha (la membre de Nature Friends qui nous a invités), une amie, le frère, et moi

Nous rentrons au petit matin, du coup les locaux sont frais, mais la nuit sera courte car nous devons libérer les bureaux pendant la journée.

Le soir, nous retrouvons au restaurant d’autres cyclotouristes que les uns et les autres ont croisé ici et la et qui sont actuellement a Baku. D’un rdv informel a boire un verre entre 2 cyclos, chacun a proposé aux autres cyclos qui de son hostel, qui dans ses contacts emails, qui squatteur dans la même association. Nous sommes du coup une dizaine, 6 britanniques (2 couples et 2 solo), un couple de suisses, un allemand et moi. Ca n’arrête pas de défiler, la plupart roulent dans le même sens que moi, d’Ouest en Est, et Baku devient un passage oblige du fait de la fermeture de l’Iran pendant les élections. Les parcours avant et après Baku différent, certains repartent en avion vers d’autres pays, d’autres tentent le Turkmenistan, plusieurs prennent l’option Kazakhstan/Ouzbekistan puis Tadjikistan ou Kirghizistan en direction de la Chine.

J’ai la surprise de retrouver Mark et Klaire, dejra croises en Turquie.

J’apprendrais plus tard que la semaine suivante, le même type de rdv, au même endroit, a amené 15 autres cyclotouristes, tous différents de cette soirée.

 

Le mec en short

Alors que je repère les 2 ports pour prendre mes marques et localiser les différents bureaux a traverser pour pouvoir embarquer a travers la Caspienne, je fais la rencontre de Fred, cycliste français qui attend également de pouvoir traverser vers le Kazakhstan. Il s’est fait piquer son porte feuille, passeport et le reste 2 semaines plus tôt, et connaît donc bien le personnel de l’ambassade. Il m’apprend que le soir même sera donnée par l’ambassade la traditionnelle soirée du 14 juillet. On est le 15, mais c’est comme ça.

Fred, et son ex future conquete a qui il avait promis de l’emmener.

 

En tant que français de passage, pas besoin d’être sur la liste, il suffit de présenter son passeport.

Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à être la seule personne en bermudas (mon seul pantalon est un pantalon pour l’hiver, impensable sous les températures Azerbaidjanaises), a une soirée tres chic. Un petit millier de personnes autour de la piscine d’un hôtel. Diplomates, expatriés, commerciaux de grosses boites françaises et étrangeres, l’équipe de France de football militaire, en uniforme (la coupe du monde de football militaire venait d’avoir lieu en Azerbaidjan. On a perdu.), et tout plein de gens, pour la plupart bien habillés. Merci infiniment a Tim, le britannique hébergé a Nature Friends de m’avoir prêté sa chemise !

J’ai mis des vraies chaussures a la place des tongs pour y aller

Ca parle anglais, français, azeri, russe. Apres un hymne azeri puis une marseillaise,  un discours de l’ambassadeur puis du ministère des affaires étrangères azeri, voila le moment que nous attendons tous: l’ouverture du buffet !!

Youhou, free food !


Le tout accompagné de Bordeaux supérieur


Un tout petit morceau de la table des fromages, sponsorisée par Président !

 Pas de photo des macarons Bleu Blanc Rouge, mais le buffet des desserts valait aussi le coup. Les voyageurs que Fred et moi sommes, et les sportifs que sont les footballeurs, nous avons bien mangé !

Encore une fois, une soirée un peu surréaliste, dont je n’avais aucune idée quelques heures plus tôt.

Et c’est le ventre plein à craquer que nous rentrons a pied vers la vieille ville, pour dormir a 6 six dans un grand bureau de l’association Nature Friends. Toutes les fenêtres sont ouvertes, pour ne pas perdre le moindre courant d’air, il fait encore 29 degrés a l’intérieur a 1h du matin. Tu attends le sommeil, allongé, dégoulinant de sueur, en espérant qu’il arrive vite…

A nouveau seul

L’avion d’Isa étant en fin de journée, nous quittons l’hôtel a midi pour libérer la chambre. Apres un petit repas en terrasse, nous partons en direction de l’aéroport, pour couvrir les 35km qui le sépare de la ville. Nous arrivons avec suffisamment de marge pour  pouvoir gérer le démontage du vélo et les desideratas du personnel de la compagnie, qui n’a rien a voir avec ce que la compagnie annonce sur son site concernant le transport des vélos.

Une fois enfin enregistrée, nous nous quittons après ces 6 semaines de route ensemble. Et je pars de mon coté camper dans un champ d’oliviers repéré a l’aller, a une dizaine de kilomètres de l’aéroport, avant que le soleil ne se couche.

Pour la suite de mon séjour a Baku, je dors dans les locaux d’une association de cyclistes, Nature Friends, avec d’autres cyclistes de passage, dans la même situation que moi. Un américain, un autre français, un irlandais et 2 anglais pour la première nuit, et uniquement les 2 anglais et moi pour la seconde, les 3 autres ayant pris le bateau pour la Kazakhstan dans la journée, alors que j’attends encore mon visa.

Baku

l’Azerbaïdjan a toujours eu du pétrole. D’abord exploité par les soviétiques, les entreprises occidentales sont arrivées au début des années 2000. Le temps que les investissements se concrétisent, l’or noir coule actuellement a flots, et l’argent associé change complètement la donne pour le pays. C’est a coups de projets pharaonesques que Bakou ambitionne de devenir un Dubai local.

Du coup le quartier historique est complètement rénové (parfois un peu trop, et du toc remplace l’ancien, ça fait carton pâte a certains endroits), la promenade du bord de mer et époustouflante, les immeubles fleurissent, et le centre ville est flambant neuf. Il y a aussi un coté cache misère, on sent que le boom est récent, il faut espérer pour le pays qu’il va continuer, car l’atterrissage sera difficile si l’argent arrête de couler !

Le résultat donne une ville plutôt étrange, je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle vaut le coup d’oeil, mais la visite est intéressante !

je conclus

Arrivée a Baku

C’est après avoir traversé l’Azerbaïdjan d’Ouest en Est que nous approchons de Bakou (orthographe française), Baku (orthographe anglaise, ბაქო (orthographe géorgienne), Баку (orthographe russe), Baki (orthographe azeri).

Nous avons eu chaud (quand le thermomètre atteint 42 en milieu de journée, il est temps de faire une pause), nous avons traversé des endroits assez désertiques (dans le sens ou il n’y a rien, pas encore dans le sens sables, dunes et dromadaires), des endroits qui en mettent plein la vue, et des endroits assez moches. En arrivant en vue de la capitale c’est la pétrole qui prend le dessus. Ca sens l’essence, il y a des tuyaux partout autour de la route, des usines chimiques jalonnent le chemin, au loin sur la mer, on aperçoit une multitude de plateformes pétrolières. Et ça commence a sentir le fric.

En Azerbaïdjan, 2 marques dominent largement le marché automobile: Lada et Mercedes, qui doivent a elles 2 se partager 60% du marché. C’est assez représentatif de l’écart de niveau de vie entre ceux qui touche de près ou de loin a l’argent du pétrole, et les autres.

Une lada, en très bon état.

Je constate que mon article n’a ni queue ni tête, ni lien avec le titre, et c’est tant pis !

Je conclus quand même sur notre arrivée a Bakou, nous passons 3 nuits dans un petit hôtel du centre ville, avant qu’Isabelle ne reprenne l’avion.