Comment nous avons failli rencontrer le président Azeri…

Et aussi comment j’ai failli betement avoir des ennuis avec la police …

30 km après être entrés en Azerbaïdjan, nous sommes stoppés sur la route par un immense bouchon. Avantage du vélo, nous remontons les files de voitures qui occupent bientôt toutes les voies de la route. Il y a donc rapidement 4 files de voitures, camions et bus sur cette route qui n’en comporte que 3 (nous sommes en Azerbaïdjan), tous ces véhicules étant ceux qui nous avaient doublés les heures précédentes, depuis la frontière. On se disait bien que la route était calme, surtout dans l’autre sens, mais on n’avait pas poussé la réflexion plus loin.

Arrivés au bout du bouchon, pas d’accident mais 2 voitures de police qui barrent la route. Pas mal de gens (uniquement des hommes, nous sommes en Azerbaïdjan, les femmes restent dans la voiture) sont descendus de voiture et palabrent avec les 3 flics, pour avoir des informations. Nous ne comprenont pas grand chose, si ce n’est qu’il faut attendre, pas le choix.

Nous comprendrons plus tard que le président est dans les parages, et que la circulation est par conséquent fermée. Nous patienterons environ 3heures, sous le soleil et un peu d’ombre sous un arbre, a observer le manège des gens qui vont et viennent aux informations auprès des flics, des flics au téléphone pour avoir des informations, …

C’est la que j’ai eu la bonne idée de prendre quelques photos, discrètement, du bouchon, puis, dans mon élan, d’une des voitures de flics, pour vous montrer que les flics azeri roulent en BMW. Forcement je me suis fait griller, le flic me demande mon appareil, l’amène a son chef dans l’autre voiture, sous les yeux de la foule, hilare.

Le chef me fait la leçon, supprime les photos, puis me rend mon appareil, lui aussi hilare, fin de l’incident bête.

Lorsqu’enfin le président est reparti, les flics lèvent le barrage, et les 4 files démarrent a toute berzingue. (Rappelez vous, les véhicules occupent toute la chaussée). De l’autre coté du site barré pour la visite du président, la même chose, les vehicules occupent toute la voie. Imaginez une rue étroite ou une seule voiture peut passer, et des véhicules arrivant dans les 2 sens. Ajoutez 3 voies, mais 4 files de véhicules sur ces 3 voies. Ajoutez la délicatesse au volant des azeris. C’est bon, vous commencez a avoir une image, des gens qui ont passer l’après midi à attendre dans un bouchon viennent d’en créer un autre juste parce qu’ils avaient la flemme de se ranger patiemment et voulaient a tout prix griller tout le monde. Bref, un beau bordel que nous contournons sur le trottoir.

Epilogue: Depuis la frontière, pas une ville, nous comptions justement sur cette ville visitée par le président pour changer de sous et obtenir des manats azeri. Et forcement, lorsque nous atteignons Gazakh, toutes les banques sont fermées a cause de cette visite. Nous avons encore quelques pâtes pour le repas du soir, mais plus d’essence dans le réchaud. Apres quelques essais infructueux nous finirons par réussir a changer des sous au black dans un magasin de téléphonie (en plus a un taux avantageux) pour pouvoir acheter de quoi agrémenter nos pâtes et les faire cuire.

Bref, on a failli rencontrer le président Azeri...

Une réflexion au sujet de « Comment nous avons failli rencontrer le président Azeri… »

  1. C’est vrai que le taux de testostérone était si élevé tout à coup que je me suis aperçue qu’on avait pas croisé plus de 3 femmes depuis la frontière! Et ça ne s’est pas beaucoup arrangé jusqu’à Baku. Ca fait très, très,très bizarre de se retrouver dans un environnement quasiment masculin, même si les hommes que nous avons croisé sont toujours restés très respectueux à mon égard. Mais c’est étrange de ne croiser les femmes que lorsqu’elles sortent du champs dans lequel elles bossent jusqu’au coucher du soleil.

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