Au programme

Quand vous lirez ce billet, je serai à priori déjà reparti de Osh, que j’aurai rejoint en bus ou en stop depuis Bishkek.

A partir de ce moment les possibilités de connexion a internet vont fondre comme peau de chagrin, jusqu’à une fois en Chine, après avoir passé la région de la frontière et rejoint Kashgar. A priori une grosse semaine voire une dizaine de jours de montagne.

De même, je ne sais pas a quel point il me sera possible de me connecter en Chine, et ce que je pourrais poster. J’arrive dans un pays dans lequel internet est filtré et surveillé, et je commence par une région instable politiquement.

Pas de panique si je ne donne pas de nouvelles, c’est juste que je ne pourrais pas toujours en donner, mais promis je vous raconterai ensuite !

Le code de la route au Kirghizistan

Apres le code de la route en Bulgarie, voici quelques éléments du code de la route kirguize.

  1. Le code de la route Bulgare s’applique.
  2. La notion de sécurité routière est complètement étrangère au pays.
  3. A cause de la provenance des véhicules, le conducteur et son volant peuvent être a droite ou a gauche.
  4. Le klaxon sert de moyen de communication principal entre automobilistes. « Attention », « Je vais passer », « Je suis la », « Je vais forcer le passage », « Coucou », « Regarde moi », « Le feu est vert », « Le feu n’est pas encore vert mais va bientôt l’être », « Pousse toi », « Sympa ton vélo » et bien d’autres intentions encore se traduisent toutes par le même son.
  5. La ceinture de sécurité a été inventée par la police et sert uniquement a soutirer des amendes a ceux qui ne la mettent pas.
  6. Verifier l’angle mort avant de changer de direction ou de voie, c’est pour les froussards.
  7. Au feu rouge, on s’avance jusqu’à la voie qui croise pour attendre le feu vert. En dépassant un peu éventuellement, c’est toujours ça de déjà pris pour quand ça sera notre tour de passer. Idem au stop, a la sortie de chez soi ou d’un parking.
  8. Au feu rouge, on commence à passer des que le feu de la voie qui croise passe a l’orange. Inversement, lorsque le feu passe au rouge, on continue à passer jusqu’à ce que le feu de la voie qui croise passe au vert.
  9. On peut s’arrêter en double/triple file. D’ailleurs pour vendre plus facilement une voiture, on peut la stationner en double file a l’heure de pointe sur un grand axe avec la pancarte A Vendre. Le bouchon causé est un avantage, car du coup les gens ont le temps de lire la pancarte.
  10. Pour doubler ou changer de voie, le clignotant est moins utilisé que le klaxon.
  11. Regarder dans les retros pour manoeuvrer ou reculer, c’est pour ceux qui n’ont pas confiance en eux.
  12. La notion de « à fond les ballons », de conduite sportive ou agressive n’a pas cours ici. On appelle ça conduire.

 

Pendant ce temps, John Lennon refait Abbey Road

 

Est-ce le remplacement assez rapide des chevaux par les voitures qui cause ce type de comportement ? Est une façon de compenser quelque chose ? Existe t il une épreuve de permis de conduire ?

Et si c’est en effet pour compenser ou affirmer quelque chose qu’ils conduisent comme ça, alors il leur manque clairement quelque chose. Une case ? Une masculinité ?

B 25 71 BA

mardi 20 aout

B 25 71 BA, c’est la plaque d’immatriculation de la marshrutka (mini bus/taxi collectif) que l’on voit s’éloigner sur cette photo.      

Quelques instants avant la photo, elle me doublait en passant trop près, erraflant son flanc avec ma main, mon rétroviseur et ma pédale gauche. Le chauffeur s’est arrêté 100m plus loin, et a redémarré aussitôt en constatant que j’étais encore vivant, sans même descendre de son véhicule.

Un bon paquet de noms d’oiseau me viennent à l’esprit pour qualifier le chauffeur, sa conduite, et son délit de fuite. Une ado a tout vu et me donne son numéro de téléphone pour un éventuel depot de plainte. Mais l’ambassade de France m’y fera renoncer: au mieux la procédure débouchera sur une condamnation, avec de la chance pendant l’année 2013, et il faut que je reste au Kirghizstan pendant tout ce temps. Et au final une punition éventuelle pour lui, mais absolument rien pour moi. Ce chauffard plus dangereux que les autres va donc passer au travers.

En attendant, alors que je vois la plaque d’immatriculation s’éloigner, je vois aussi ma main gauche gonfler à vue d’oeil, pour s’arrêter à environ 2 fois la taille de la main droite.

une photo soft des dégâts

Je suis à ce moment la a 85km de Bishkek, a la campagne, il est 15h. Je décide donc de revenir une troisième fois a Nomads Home, pour être dans un endroit sur, reposant, et avoir la possibilité de passer une radio pour vérifier que rien n’est cassé. J’arriverai en début de soirée, un peu avant la nuit.

Pas de douleur extrême, mais c’est ce gonflement qui m’inquiète, et le fait de ne pas savoir si quelque chose est cassé. Dans la soirée j’appelle mon assurance/assistance et l’ambassade de France pour avoir des adresses d’hôpitaux ou clinique avec des anglophones. Peine perdue pour l’anglais, mais je récolte tout de même l’adresse de plusieurs établissements.

mercredi 21 aout

J’essaie le lendemain de faire faire une radio de ma main, mais c’est sans compter sur la pénurie d’appareils radio dans le pays. Dans les 2 cliniques privées et les 2 hopitaux que je tente, en milieu de matinée, le planning est dejà plein pour la journée. Revenez demain. Heureusement les plaies sont propres, et la douleur absente si je ne mets pas de force dans ma main.

Les médecins de mon assurance que j’ai plusieurs fois au téléphone, et a qui j’ai envoyé des photos des dégâts, me font faire des mouvements et un diagnostique au téléphone, tout en continuant de prescrire une radio pour verifier qu’il n’y a rien de cassé.

jeudi 22 aout

C’est donc à l’aube le surlendemain que je me pointe dans la clinique юрфа, et miracle je ne suis que 7eme. Je peux donc passer une radio et à 10h, j’ai le résultat et le compte rendu en russe entre les mains. En revanche pas de médecin pour m’expliquer ce résultat. Rien de visible sur la radio, mais je ne suis pas docteur. C’est donc en revenant a la guesthouse que je peux enfin faire traduire les 5 lignes de diagnostic en anglais, et apprendre que je n’ai rien de cassé.

Une radio a Bishkek: 400som, moins de 7 euros.

J’envoie les photos des radios à l’assurance, et les médecins me font à nouveau faire quelques manipulations pour vérifier qu’ils n’y a pas d’autres dégâts cachés dans les ligaments ou les tendons. En dehors du gonflement qui fait que je peux pas fermer le poing, tout va bien. La guérison est simple: il suffit d’attendre que ça dégonfle, ça va se faire tout seul.

samedi 24 aout

Je suis donc toujours a Bishkek, pour quelques jours de repos avant de repartir en direction de la Chine. Sauf que maintenant la date de fin de validité de mon visa chinois approche, et je ne vais pas avoir le temps de rejoindre la frontière à vélo depuis Bishkek avant qu’il n’expire. Je vais devoir rejoindre Osh en bus pour gagner une semaine et arriver en Chine dans les temps. Je compte partir demain dimanche pour la suite.

Le vélo de son coté va bien. Les conséquences de l’accident sont uniquement le rétroviseur cassé et la pédale de gauche un peu tordue. Comme il y a un bon magasin de vélo à Bishkek, j’ai pu acheter des remplaçants pour repartir a neuf. Et comme les pédales se vendent par 2, la droite a aussi eu droit a une mise a jour. A ce rythme la de casse/remplacement sur le vélo, c’est avec un vélo différent que je vais rentrer en France !

Au final plus de peur que de mal, surtout la période avant de savoir que je n’avais rien de cassé. Mais tout va bien, ma main a deja bien dégonflé, la cicatrisation est propre. Je sais maintenant dire traumatologie et radio en russe (травматология et ретген). Je sais que mon contrat d’assurance fonctionne bien, tout en espérant ne jamais avoir à m’en servir à nouveau. Meme si je ne vais pas me faire rembourser cette radio (je vais en avoir pour plus cher d’acheter une enveloppe, timbre et photocopies), ils ont été très réactifs, avec un suivi régulier pendant ces quelques jours, par téléphone et par email. Le fait de pouvoir avoir un avis médical au téléphone en ayant envoyé des photos et les radios par email fut vraiment rassurant.

En tout cas l’Asie Centrale ne me fait pas de cadeau, vivement la suite et la Chine !

Visa Chinois

C’est bon, j’ai mon visa Chinois. J’ai du passer par une agence à Bishkek pour ne pas avoir a passer d’examen médical, ni réserver des hôtels et un billet d’avion, un courrier de l’employeur, l’arbre généalogique sur 3 generations, … uniquement pour les beaux yeux des fonctionnaires de l’ambassade.

Du coup ça coûte plus cher (140 $), mais c’est Ms Liu qui s’en occupe.

En revanche c’est uniquement un visa d’un mois, une entrée, contrairement a la France par exemple, ou on peut obtenir des visas de 3mois double entrée sans souci. Je vais donc devoir le renouveler 2 fois un mois une fois en Chine. Du moins c’est l’idée pour le moment.

La rumeur court (enfin, c’est la madame de l’agence qui le dit) depuis le début du mois d’août qu’a partir de septembre, il ne sera plus possible d’étendre les visas touristes en Chine, comme c’est le cas aujourd’hui, jusqu’à 2 fois un mois sans souci. Si c’est vraiment le cas ça pue du boudin. Le plan B sera probablement de prendre un train ou un avion pour Hong Kong pour y obtenir un nouveau visa Chinois.

L’autre nouvelle qui ne sent pas très bon, c’est le fait que l’ambassade de Chine a cessé de d’accepter des demandes de visas 3 jours après l’arrivée de la mienne. Apparemment la situation est la même dans les ambassades chinoises de toute l’Asie Centrale. Impossible d’obtenir un visa pour la Chine dans la région.

Est-ce a cause des troubles politiques et ethniques qui secouent la région du Xinjang  ces derniers temps ? Attentats, répression, assassinats de policiers, présence de l’armée … Le sud de région est fermé aux étrangers depuis quelques semaines d’après les témoignages des cyclos qui sont passés dans le coin, et c’est contrôle de police sur checkpoint de l’armée dans  le reste de la région. Voire la police qui te met dans un bus pour te sortir du coin.

A la base je pensais passer par le Sud Xinjang, ce n’est évidemment plus d’actualité, je vais (essayer de) passer par le nord et près d’Urumqi, sur ce morceau de la route de la soie dont il reste pas mal de vestiges dans les villes du trajet. Et s’il le faut ce sera bus ou train pour m’éloigner du Xinjang, mais je préférerai ne pas, j’ai eu ma dose de train et j’aimerai pouvoir continuer mon périple a vélo ! Rassurez vous je ne prendrai pas de risque, si ça pue du cul je me tire ailleurs vite fait pour aller la ou ça sent meilleur.

J’ai donc mon visa, mais j’espère que je ne me ferai pas refouler à la frontière, que je pourrais renouveler mon visa a l’intérieur du pays, et que la traversée du Xinjang se fera sans souci !

Consommables

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Depuis mon départ, j’ai du renouveler un certain nombre de consommables, en essayant de trouver ce dont j’avais besoin dans les pays traversés.

Ainsi:

  • Ma brosse a dent est bulgare
  • Mon PQ est Kazakh
  • Mon shampoing est azeri
  • Mon savon est turc
  • Mon après soleil est croate
  • Mon dentifrice et mon deo sont kirghizes
  • Mon sel est turc

Viennent encore de France ma crème solaire, mes piles de frontale (pas encore changées, et j’ai un jeu de rechange que je me trimbale depuis le départ), mes cotons tiges, … pour le moment je n’en vois pas d’autre.

Et en dehors du PQ qui rape un peu (mais ça m’apprendra à préférer le pas cher), je n’ai aucunement a me plaindre de tous ces remplacements.

Deuxieme Premiere crevaison

Apres une fausse première crevaison en Turquie, c’est juste avant les 6000km que ma première véritable crevaison du voyage s’est produite, sur la roue avant.

Ca devait arriver, j’ai eu beaucoup de chance pour que ça n’arrive que maintenant ! Il ne reste plus qu’a espérer que ce soit la dernière, ou presque !

 

Issyk Kul

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yssykkul

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yssykkul: 43.020714, 76.552734

Apres avoir déposé ma demande de visa chinois, j’ai 10 jours de libre avant de pouvoir revenir chercher mon passeport. J’en profite pour aller faire le tour du 2eme plus grand lac salin du monde, Issyk Kul. Les orthographes en latiniques varient Yssik Kol, Issik Kul, … l’original est Ысык-Көл. Et la prononciation Issi Kul.

Aucun français à Bishkek n’a réussi à faire un jeu de mot valable avec le nom du lac. J’ai dit valable. Les commentaires sont ouverts si vous pensez être bon.

Le lac est à 1650m d’altitude (Bishkek est à 800m), entouré de sommets enneigés, c’est un bon objectif de balade pour reprendre le vélo après près de 4 semaines sans pédaler, depuis mon arrivée a Baku. Au programme donc, 2 jours et 200km pour rejoindre le lac, 4 jours et 550km pour faire le tour, plus un jour de pause sur la plage (et parce qu’il pleut), puis retour a Bishkek.

Baignades dans une eau pas si froide, des chevaux sauvages, un dromadaire et son bébé (impossible de savoir ce qu’ils faisaient la), de la pluie et du soleil tous les jours, des paysages de montagne, de mer, de canyons, ..

Le reste des photos est dans la galerie.

J’ai rencontré sur la route vers le lac un couple de Hollandais a vélo qui partaient vers le Kazakhstan. On a fait des bouts de chemins ensemble et on s’est dépassés et rattrapés plusieurs fois les 3 premiers jours. Je croise aussi rapidement un belge, sur les routes en vélo depuis 22ans (!). Et vers la fin c’est 2 freres français qui passent leurs vacances de 3 semaines en vélo au Kirghizstan que je rencontre.

Il n’y a eu que la pluie pour que la réussite ne soit pas totale. La dernière averse était en Turquie il y a plus d’un mois et demi. C’etait sympa de retrouver la pluie pendant les 3 premieres minutes. Le reste du premier orage était en trop. Les autres jours aussi. J’ai même du pédaler une journée en tongs pour que mes chaussures finissent de sécher de la veille. Résultat, comme c’était la première fois, coups de soleils massifs sur les 2 pieds et chevilles. Pourtant j’avais mis de la crème solaire comme d’habitude. En oubliant les pieds …

J’etais très content de pouvoir rouler à nouveau. Le vélo va bien, le bonhomme aussi et le rythme revient. Faire 900km en 8 jours m’a permis de vérifier que tout allait bien. En bonus, des paysages et un cadre grandiose pour la balade.

Merci Optima

Rendons à César ce qui est à César !

C’est chez le constructeur de mon vélo, Optima, que j’ai directement commandé les pièces nécessaires a sa remise en état.

Le dérailleur cassé et la patte complètement tordue, posés sur la nouvelle patte de dérailleur

 

En dehors d’un service après vente réactif (réponses a mes emails en 20min), ils ont  pris en charge l’envoi par DHL en mode express, en prenant soin d’inscrire l’adresse en latinique et en cyrillique comme demandé. J’ai payé les pièces et les frais d’envois standards, ils ont payé la différence pour que le colis arrive par avion au plus vite. Il est même arrivé avant moi a Bishkek.

Bref, merci, sans m’avoir sauvé la vie, ça a quand même sacrement simplifié la reprise de mon périple.

Ce billet n’est pas sponsorisé, ni commandé en échange de leurs bons services. C’est de moi même que je leur rends hommage en guise de remerciement.

Nomads Home

Apres ce long trajet a travers le Kazakhstan, j’étais bien content d’arriver à Bishkek. Ayant demandé à plusieurs hostels s’il était possible de faire envoyer un colis chez eux, c’est a la guesthouse Nomads Home que j’ai fait envoyer les pièces de rechange de mon vélo.

C’est au final l’hébergement le moins cher de la ville, on peut planter sa tente dans le jardin pour payer encore moins cher (250 som, moins de 4euros). Douche (au singulier, eau chaude intermittente), cuisine a disposition (enfin … une bouilloire et une plaque électrique), du wifi, exactement ce que le voyageur au long cours recherche, sans supplément.

C’est pour ça qu’on y retrouve tout un tas de voyageurs, en provenance de toutes les directions, dont une bonne partie a vélo. Certains sont au Kirghizistan pour des vacances et font étape entre l’avion et la randonnée. D’autres attendent leur passeport pour continuer leur périple (au choix: Chine, Kazakhstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, voire Inde ou Iran). Certains arrivent de l’Ouest, d’autres de l’Est.

J’ai fait étape 2 fois a Nomads Home, une première fois en arrivant du Kazakhstan pour réparer mon vélo et faire ma demande de visa chinois. Une deuxième fois 8jours plus tard pour récupérer mon visa Chinois avant de partir continuer de visiter le pays puis me diriger vers la frontière chinoise.

En arrivant la première fois, j’ai eu la surprise de tomber sur Anne et Benjamin, dont je suis le blog passelegrandplateau.fr depuis leur départ de Lyon en février.

En arrivant la seconde fois, c’est sur le français JP de bravelemming.com et les australiens Alex et Kat de cyclingabout.com que je tombe. Le monde est vraiment petit, et les cyclos ont rdv a la Nomads Home de Bishkek.

En dehors de ces têtes connues qu’il est bon de rencontrer IRL, plein d’autres voyageurs. Surtout des européens (français, allemands, autrichiens, anglais, espagnols, italiens, ..), quelques soviétiques (russes, polonais, ukrainiens), quelques asiatiques (coréens ou japonais), et quelques Australiens. Des randonneurs, des grimpeurs, des cyclistes, venu profiter des montagnes Kirguizes.

Chacun échange les plans et les infos sur ses destinations futures,que ce soit pour une balade au Kirghizistan ou concernant le pays suivant du trajet, il y a toujours quelqu’un avec l’information necessaire. Ceux qui partent allègent leurs sacoches (« je prends l’avion qui veut de l’essence pour le réchaud ? », « Qui veut la carte de каракол ? », « Ca intéresse quelqu’un un phrasebook mandarin ? », « Ca coute combien le bus entre Ош et Сари таш ? »). Tout le monde parle anglais, sauf entre compatriotes.

Bref, un joyeux bazar, une véritable auberge espagnole, a la fois effervescente et reposante (car c’est pour la plupart d’entre nous une pause entre 2 morceaux de voyage), dont il est dur de repartir.

 

 

Malgré les apparences, ce post n’est pas sponsorisé.