Golmud

gollum

Golmud, a ne pas confondre avec un personnage du Seigneur des Anneaux au nom approchant

Golmud était jusqu’à il y a quelques années le point de passage obligatoire pour aller au Tibet. En effet, il n’y a qu’une seule route pour rejoindre Lhasa, et Golmud est la dernière vraie ville avant la montagne. 

Depuis 2006 et l’achèvement de la ligne de chemin de fer qui relie le Tibet au Qinghai, les touristes et voyageurs qui vont au Tibet prennent le train ailleurs, a Pekin ou a Xining, et ne s’arrêtent plus a Golmud.

Pour moi c’est la première grosse ville depuis Kashgar près de 3 semaines plus tôt. Certes je suis passé à Holtan, ville de taille raisonnable 500km apres Kashgar, mais je ne m’y suis pas vraiment attardé.

Et autant vous dire que ça fait du bien de retrouver un peu de civilisation ! Un marchand de vélo pour acheter de l’huile car ma chaîne a pris cher avec la poussière du désert.

 

Un vrai marché et des vendeurs de snacks ambulants, je me régale de brochettes fries, de galettes, de fruits frais, … du bonheur !

Je  fais également la rencontre de Zoltan au magasin de vélo de Golmud, cycliste roumain/hongrois, lui aussi en vélo couché. Il est à l’hôtel car il renouvelle son visa a Golmud, et me propose d’utiliser sa douche ! Autant vous dire que j’ai accepté avec joie, et mes camarades de bus le soir ne savent pas ce qu’ils lui doivent ! 

De Golmud il me reste 700km pour rejoindre Xining et renouveler mon visa. Etant sensé arriver 7 jours avant l’expiration du dit visa, je suis supposé les faire en 4 jours. Pas possible. Du coup c’est en bus que je rallie Xining au départ de Golmud. 14h de bus de nuit, bus avec 3 rangees et 2 etages de couchettes. On est allongé en position transat, les pieds se nichant sous le buste de la personne devant, pour gagner de la place… 

Toute une expérience, qui va de l’achat du billet (a l’aide d’un bout de papier avec le nom de la direction en chinois, l’heure et la date du bus que je souhaite prendre, ainsi que le dessin d’un bonhomme et d’un vélo), du chargement du vélo dans le bus (les soutes sont pleines a craquer de matériaux et autres que le chauffeur livre en empochant les frais de transport, j’ai bien fait d’insister pour avoir un billet pour mon vélo), au voyage en lui même dans ces couchettes bizarres.

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