T’en pètes de sable

Alors que j’étais bien lancé pour rouler 1000 bornes par semaines, 2 événements distincts m’ont fait abandonner l’idée d’arriver a temps a Xining en faisant toute la route a vélo.

Tout d’abord une tourista démoniaque, probablement choppée en mangeant une tarte au mouton offerte dans un village alors que je remplissais mes réserves d’eau. Pendant presque une semaine, impossible de manger quelque chose de solide et de le digérer correctement. Je vous passe le nuancier. Et pour m’en débarrasser, j’ai du grimper jusqu’au niveau 3 de mes antibiotiques pour en venir à bout, l’échelle ayant 4 niveaux. Pour quand même donner un peu d’énergie a mon corps, j’ai fait une grosse consommation de sodas, idéals pour le sucre et l’hydratation.

Du coup, forcement, moins d’énergie, moins de kilomètres par jour, plus de rouleaux de PQ a transporter, …

L’autre événement qui m’a fait ralentir le rythme a d’abord pris la forme d’un vent severe qui s’est levé pendant la nuit. Ayant la tente plantée dans le sable, les sardines ont vite déclaré forfait, et je me suis pris la tente sur la tête. Sortir, avec le PQ, replanter la tente en pleine nuit, en mettant cette fois tous les tendeurs et en utilisant toutes les sardines disponibles, sous les bourrasques, c’est pas la meilleure nuit du monde. Je ne sais pas ce qui m’aurait le plus emmerdé: que le PQ ou que le double toit s’envole.

 

Le lendemain, vent de face pendant toute la journée. Puis le lendemain, gros vent de face toute la journée. Et le lendemain, tempête de sable ! De face, le vent, évidemment !

Je pars quand même le matin, mais je me rend vite compte que ça ne va pas être possible de rouler toute la journée dans ces conditions. Il me faut un abris, pas de bol, on est en plein désert, et ça ne court pas les rues. Par chance, une antenne de téléphone se profile au loin. Je m’abrite avec les murs qui entourent les bâtiments techniques à la base de l’antenne. La tempête continue de souffler, et je bouffe quand même un peu de sable. Je fais le tour de l’installation pour voir s’il est possible de mieux m’abriter, et par chance, le portail est ouvert, et je peux rentrer m’abriter a l’intérieur de l’enceinte ! Du coup je passe la journée et la nuit a peu près a l’abri du vent et du sable, sauvé par une antenne téléphonique .. 

 

Le lendemain matin, ça souffle encore, mais moins, et surtout le vent a changé de direction, youhou, vent dans le dos, pas d’hésitation, c’est reparti !

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