Protocole de salutations

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Ah que coucou …

Tout le monde a droit a son coucou !

Sur les routes, on me salue beaucoup, et forcement, je rends la pareille. De même, lorsque les gens  me sourient ou simplement me regardent passer, je suis un voyageur poli et leur dit bonjour. Souvent simplement un geste de la main (sinon je serai essouflé rien qu’a saluer, j’en garde un peu pour pédaler aussi), parfois un bonjour dans la langue du coin ou un « Hello », selon comment eux même m’on salué. 

Ca déride ceux qui me regardent avec des yeux de merlan fris, qui me considèrent comme un extra terrestre ou un touriste gâté. Du coup j’ai droit a un sourire ou un salut en retour. Ca fait sourire les enfants comme les adultes qui me regardent passer.

La façon de me saluer dépend beaucoup des pays ou régions. Ca peut être un simple bonjour local, ou « Hello », « Hello Misteeuur ! », parfois avec quelques mots d’anglais pas forcement compris par la personne. « Good Morning » et « Good afternoon » sans rapport avec le moment de la journée, « Hello my name is ! » (fin de la phrase), « How are you Misteeuuurr ? », ….

Je réponds rarement aux questions quand je roule, de toute façon je suis deja trop loin pour répondre.

Je n’ai jamais compté, mais le nombre d’occurences quotidiennes a au moins 3 chiffres. Sur l’ensemble du voyage ca doit monter a beaucoup !

Je rends toujours la pareille, sauf dans un petit nombre de situations particulières:

  • Je ne réponds pas quand on me siffle. Je ne suis ni un chien ni une vache.
  • Quand on me klaxonne, ca dépend du « type de klaxon ». Si c’est un klaxon « poli » je réponds, si c’est avec trop insistance pas forcement.
  • Si la route est trop mauvaise, ou avec trop de circulation, ou que je dois me concentrer particulièrement sur ma conduite a ce moment. Désolé, mais la je suis occupé a rester sur le vélo. Prends ta pelle pour combler les trous ou écris au maire pour régler ca, et la prochaine fois que je passe promis je saluerai !
  • Si le véhicule (voiture, camion, moto, scooter) passe trop vite, trop prêt, trop …
  • Si la personne (souvent partie d’un groupe) se moque de façon évidente de moi/du vélo/…, (souvent sous la forme d’un rire de baleine ou d’un rire forcé d’ado, sans forcement être un ado) même si ensuite elle me salue. Meme si je ne comprends pas ce qu’elle me dit, un ton moqueur reste un ton moqueur, peut importe la langue.

Ca ne représente qu’une minorité d’occasions, dans l’ensemble l’accueil qu’on me réserve est extraordinaire !

Et seuls les véhicules qui doublent dans l’autre sens sur ma file ont droit a un salut spécial en forme de doigt tendu (non, pas l’index ni l’auriculaire).

Désolé pour l’illustration en photos de cet article, il y a un bon paquet de photos dans les galeries mais elles sont trop éparpillées pour que je les rassemble.

 

Indonésie, sur la route

Sumatra, c’est grand ! Je continue ma route vers le Sud de l’île, mais je vais quand même devoir prendre un bus sur 500km pour arriver a temps a Jakarta pour prendre mon avion, la faute aux 10jours perdus dans le sud de la Thaïlande a guérir de la dengue.

J’ai quitté les zones montagneuses et volcaniques pour une zone plus plate, mais au final ca monte juste moins haut. L’Indonesie n’est jamais plate, et il est quand même possible de faire plus de 1600m de dénivelé positif (et négatif) en une journée sans jamais monter au dessus de 80m d’altitude. Une grosse cote de 1600m ou des dizaines de cotes de quelques mètres ou dizaines de mètres de dénivelés, ca donne le même résultat. Monter, descendre, monter, descendre toute la journée, ca fait les jambes aussi ! Si vous voulez tenter l’expérience vous pouvez monter et descendre 22 fois la Croix Rousse, ou 11 fois de la Seine a Mont Saint Aignan dans la journée. (ou 5 Tour Eiffel)

Sinon ca continue d’être un pays fascinant. Je pensais que c’était un pays complètement musulman (l’Indonésie est le pays avec le plus grand nombre de musulmans au monde – et le 4eme pays le plus peuplé de la planète, derrière Chine, Inde, USA) mais non, il y a une part non négligeable de chrétiens (et probablement d’autres religions mais moins visible que les églises) aussi.

Je me suis familiarisé avec la nourriture locale, un peu plus épicée que dans le reste de l’Asie du Sud Est, mais délicieuse, si on ne penche pas la tête vers la cuisine. Et c’est des épices qui piquent pendant quelques secondes uniquement, pas comme dans d’autres pays ou il faut 2 pains de mie et 10L d’eau pour enlever la brûlure. On m’a servi plusieurs fois (dans des petites gargottes familiales ou des restos a routiers) un nombre impressionant d’assiettes (avec un récipient de riz), a moi de composer mon plat … ou de venir a bout de l’ensemble, cycliste affamé oblige. Facture de moins de 2euros a chaque fois.

Le café indonésien est délicieux, bien meilleur que le laotien ou le vietnamien, pourtant réputés. Servi a la turque (même si les turques boivent principalement du thé et que cette façon de préparer le café est surtout utilisée dans les Balkans et autour), très sucré avec un goût de chocolat. Je m’arrête pour le petit dej tous les matins pour m’en faire servir un, que j’accompagne de biscuits et fruits.

Les locaux continuent d’être fascinés et adorables, je suis pris en photo, interviewé par un groupe de collégiennes qui m’a vu passer et rattrapé en scooter. Je n’ai toujours pas vu d’autre occidental depuis mon arrivée en Indonésie il y a 2 semaines, donc ca doit faire longtemps qu’ils n’ont pas vu d’étranger.

 

Le paysage des volcans et montagnes à laissé la place a une « foret » infinie de palmier,s cultivés pour l’huile de palme (pour mettre dans le Nutella et la bouffe industrielle). C’est le résultat d’une déforestation a grande échelle (le pays possède toujours la 2eme plus grande foret vierge, derrière l’Amazonie), et qui dit monoculture dit engrais, engins, et appauvrissement rapide du sol… bref, pas de la culture bio. En revanche pour bivouaquer c’est pas trop mal, a l’abri des regards indiscrets, une terre qui va bien pour planter la tente, a priori pas d’animaux (trop) sauvages. Parfois des petits singes s’éloignent rapidement a mon arrivée (impossible a photographier), juste une nuit j’espère que c’était un singe qui s’est approché en grognant a une dizaine de mètres de ma tente … J’ai allumé la lumière et secoué la toile, ca a suffi pour le faire partir. Je n’ai pas très loin d’un village (a portée de voix du muezzin mais pas des karaokés), donc a priori ce n’était pas un tigre …

Les forets de palmiers, a perte de vue, en rangs d’oignons:

 

La pluie s’est « calmée », j’ai eu presque 4 jours sans pluie ! Mais l’humidité et la chaleur  ne font pas bon ménage. Sueur qui ne sèche jamais, fringues et duvet non plus, j’ai déjà senti meilleur. Je ne sais pas quelle quantité de sueur je produis chaque jour, mais a mon avis le nombre de litre est au pluriel.

Le duct tape non plus n’aime pas l’humidité, et j’ai du réparer les dégâts sur la tente de façon plus pereine (bâche plastique et colle au néoprene).

 

Cet article est le 200eme du blog ! Encore un truc a fêter, ca n’arrête pas en ce moment ! (18.000km dans les jours qui viennent, passage de l’équateur, 1an depuis le départ, …)

Plein Sud !

Forcement, à force de pédaler vers le sud, j’ai fini par en arriver là ..

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La tête en bas

J’ai franchi l’équateur ! C’est une première pour moi, je n’étais jamais descendu si bas vers le Sud. Mon précédent « record » était le Togo. Me voila quelques degrés au Sud de cette ligne symbolique, toujours direction Sud-Est, pour rallier Jakarta.

Etonnamment, pas de ligne peinte sur la route (Comment ca, il n’y a pas une ligne peinte en rouge tout autour de la planète ?), pas de panneau avec l’indication, aucun signalement, c’est mon GPS qui me l’à appris (enfin, à relever ma position tous les soirs, je l’avais vu venir).

Pas de célébration particulière, si ce n’est l’absence de pluie pendant presque 4jours, c’est dejà ca !

Rien que de l’eau, de l’eau de pluie, ….

De l’eau de la haut …

En arrière plan, l’installation de traitement de l’eau. En premier plan, le gérant de la « boutique » et son camion de livraison. (Indonésie)

Depuis le sud de la Chine, et dans toute l’Asie du sud-est, l’eau du robinet n’est plus potable. Au Laos par exemple, on appelle l’eau du robinet l’eau « sans poisson », car c’est sa seule différence avec l’eau du fleuve.

Du coup, puisque je continue a boire beaucoup, je m’adapte et fais comme les locaux. J’utilise les grosses bouteilles qu’on croise en France dans les fontaines à eau des entreprises ou des bâtiments publics.

Au Laos, Vietnam, et au Cambodge, ces bouteilles sont en relativement libre accès dans les restaurants, stations services, … Il suffit de demander gentiment pour remplir mes bouteilles et ma poche a eau.

En Thaïlande et en Malaisie, des machines dans la rue permettent, pour une somme modique, d’obtenir de l’eau potable. Entre 1 baht le litre et 1baht le litre et demi en Thaïlande (environ 40 bahts valent un euro). En Malaisie compter 0.10 Ringgit (environ 4.5 ringgit pour un euro).

 

En Indonésie, ce sont des petites « boutique » qui traitent l’eau de la rivière locale ou du robinet, pour la rendre potable, et livrent ensuite tous les environs. Lorsque mes réserves sont vides et que je passe devant une de ces installations, je m’y arrête pour remplir mes stocks, généralement gratuitement.

 

Au Laos, Cambodge et Vietnam, ces operations sont effectuées par de plus grosses entreprises, je ne pouvais donc arriver la bouche en coeur et demander de remplir mes gourdes,

Et sinon, j’achète une de ces bonbonnes dans quasiment n’importe boutique. La bonbonne étant consignée, je n’achète que l’eau (les 18L), pour 5.000 Roupies (un peu moins de 30 centimes d’euro), et je remplis mon outre et les bouteilles/gourdes/douche/… que j’ai devant la boutique, pour laisser la bonbonne et le reste de l’eau au propriétaire, ravi de garder le reste de l’eau gratuitement.

Le traitement de l’eau dans ces installations (les machines, les bonbonnes et les boutiques) est complet et le résultat est vraiment potable, peut importe la source de l’eau (la rivière croupie du coin par exemple). C’est l’eau que boivent les locaux. Filtrage, chlore, osmose inverse, ozone, … la totalité des traitements nécessaires est réalisée.

Le seul inconvénient, pour moi, se trouve dans la douche/toilette avec cette eau (oui, je me douche avec de l’eau potable. C’est le cas en France aussi, et même la chasse d’eau des toilettes, ce qui n’est pas le cas ici). Comme l’eau sort de traitement et est très pure, le rinçage du savon devient difficile. Mais comme prix a payer pour de l’eau potable, je trouve ça raisonnable.

Mon second couteau suisse

Numérique celui-ci.

Mon premier couteau suisse est en fait un Leatherman, mais le second qui me sert tous les jours est mon smartphone. Il n’est plus tout jeune, pour un smartphone (il a 2 ans et demi). Sous Android, il m’est fort pratique, et je voulais partager quelques astuces de voyage pour lesquelles il me sert.

Tout d’abord, il ne me sert pas de téléphone, ou quasiment pas. A l’intérieur, la carte SIM est celle de free a 2 euros par mois. Ca me permet de garder le même numéro de téléphone au retour. Et d’avoir la possibilité d’appeler en cas d’urgence (ca me couterai un bras, mais avoir cette possibilité est une bonne sécurité). Et de recevoir des SMS, gratuitement (notamment ceux que m’envoie Ariane, du ministère des affaires étrangères).

Du coup pas de 3G non plus, le téléphone est toujours en mode avion, pour économiser la batterie. En revanche, lorsqu’il y a du WIFI, je ne me prive pas !

Voila maintenant un aperçu des principales applications que j’utilise régulièrement. La plupart fonctionnent sans connexion (Osmand, XE Currency, GPS Essentials, ..)

Sur la haute marche du podium, l’application Osmand (Open Street Map Automated Navigation and Direction). Si vous trouvez Google Maps utile, vous aimerez Osmand. L’application permet de telecharger sur le téléphone les cartes des pays que je traverse (le monde entier est disponible). Et ensuite, plus besoin de connexion pour l’utiliser. Je peux activer le GPS pour savoir ou je suis, prévoir ma route pour les jours suivant, trouver une banque, un restaurant ou calculer un kilométrage. Le tout sans connexion, ni wifi ni 3G ni rien du tout, une fois la carte telechargee sur le téléphone. Cette appli m’a evité bien des tracas, et donné une foultitude d’infomation pratiques sur mon trajet. J’aurai pu faire sans, mais avec la vie est bien plus simple !

Prevoir 30Mo pour un pays comme la Malaysie, 300Mo pour un pays comme la Chine. Un plugin existe même pour avoir les dénivelés, mais la quantité de stockage nécessaire est trop importante pour que je l’utilise, voire meme pour que je telecharge les données (compter 2Go pour un pays comme la Malaysie, des dizaines pour un pays comme la Chine). J’ai deja telechargé les cartes de tous les pays que je compte traverser pour le reste du voyage jusqu’au Pérou.

 

Dans la catégorie GPS, j’utilise l’application GPS Essentials, qui me sert à sauvegarder les endroits ou je dors chaque soir. Les points sont enregistrés avec leurs coordonnées, et les horaires du soleil et de la lune a cet endroit la.

 

Bien pratique pour garder un oeil sur le blog quand il y a du wifi mais pas d’ordinateur dans les parges, ou poster un court message tapé avec une photo prise avec le téléphone, l’application WordPress.

 

Pour gérer les sous, et surtout le changement de monnaie et la conversion d’une monnaie a l’autre (j’ai toujours en tête le taux approximatif de la monnaie locale vers l’euro et le dollar, mais d’une monnaie locale a une autre c’est plus difficile), j’utilise XE Currency.

 

Les applications ne sont pas géniales, mais c’est plus simple qu’avec le navigateur sur le téléphone, j’utilise les applications WarmShowers et Couchsurfing pour essayer de trouver des hôtes.

 

Quand il y a du wifi, l’appli Google Translate est fort pratique !

 

Et aussi plein d’applis que j’utilisais également en France, ma banque, mes emails, skype, des journaux pour les infos, le réveil, …

Ces applis sont aussi sur iphone, sauf la première. Des pseudos équivalents existent mais n’arrivent pas a la cheville de Osmand. 

Et vous, avez vous des applis de voyage a me conseiller, même si la mémoire de mon téléphone est proche de la saturation ?

Inception !

Voila les photos du lac Sidihoni, petit lac sans prétention.

 

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Lac Sidihoni

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Lac Sidihoni: 2.602864, 98.747520

Le module de carte ne veut pas zoomer suffisamment, mais vous pouvez le faire, la carte est centrée sur le (petit) lac.

Ce qui en fait une particularité, c’est son emplacement.

En effet, le lac Sidihoni est situé sur l’île de Danau Toba, elle même située sur lac Toba, lui même situé sur l’île de Sumatra, elle même située …

Vous pouvez dézoomer sur la carte pour vous en rendre compte.

Le lac Toba est gigantesque, tout comme l’île Danau Toba, c’est le résultat d’une super éruption volcanique il y a 70.000 ans, qui aurait entraîné un mini hiver nucléaire, et entraîné une quasi disparition humaine, entraînant une renaissance de l’humanité dans le foyer africain que nous connaissons. Enfin, c’est ce que les experts pensent, moi j’étais surtout content de moi pour le lac dans l’île dans le lac ….

Du coup j’ai campé près de la petite église qui surplombe le (petit) lac, avec une vue magnifique. Oui, le buffle aussi est pris en photo du même point de vue.

 

Sumatra

Suite de mes aventures en Indonésie.

Apres avoir fait un détour par le lac Toba (pour le post de demain), je continue plein Sud et … J’ai quitté les grosses routes, la circulation est maintenant bien light, c’est agréable pour faire du vélo. Par contre …

Ca grimpe ! Beaucoup ! Sur des routes le plus souvent pourries. Ou quand ce n’est pas le cas ce n’est que 10 ou 20km de goudron récent, avant de revoir des trous et des passages dantesques. Les photos ne montrent que quelques uns de ces épisodes, et ne montrent pas l’étendue du désastre, parce que je préfère manoeuvrer délicatement que sortir l’appareil photo a ces moments la.

 

Pour être honnête, j’ai accepté de tricher lorsqu’un camion s’est arrêté au milieu de la remontée du lac vers le plateau (1200m de dénivelé). Et c’est parti pour 13km et 600m de dénivelé dans la benne, c’est plus facile ! En revanche c’est difficile de faire des photos correctes !

 

Ici il pleut environ 2h par jour. Le tout etant d’etre a l’abri pendant ce temps la. Et quand ca s’arrete, parfois ce n’est pas fini, il ne faut pas se presser de repartir si la douche reprend 5min plus tard.

 

Les gens sont adorables, ca fait du bien de ne pas croiser de touristes, contrairement au reste de l’Asie du sud est, ou il etait rare de passer une journée sans en croiser. Ici je n’ai pas croisé un occidental depuis l’aéroport. Bon, comme les locaux n’ont pas vu d’occidental depuis fort longtemps, encore moins sur un velo bizarre, leur enthousiasme frise parfois le harcelement, mais c’est bon enfant, et il ne veulent que du bien.

 

Quand aux paysages, je vous laisse juger …

Arrivée en Indonesie

A l’heure ou j’écris ces lignes (samedi midi), ça fait 48h que j’ai atterri en Indonésie.

Et … ca grimpe ! Moi qui n’avais pas passé le petit plateau depuis ma sortie du Vietnam vers le Laos fin décembre, ca fait bizarre de devoir grimper. Et pas qu’un peu, j’ai deja grimpé plus de 1500m de dénivelé depuis que je suis arrivé.

Pareil, il a plu ce matin, et mis a part une averse en Thailande, je n’ai pas eu de pluie depuis fin decembre.

Et pendant ce temps, les singes regardent passer le trafic sur le bord de la route. Pour le moment le trafic et la population sont assez dense, ça rappelle assez la Chine ou le Vietnam, a manger des gaz d’échappement et subir la conduite au klaxon des locaux, j’espère rouler dans des coins plus tranquilles pour la suite.

Au programme, le lac Toba puis rejoindre le sud de Sumatra et Jakarta sur l’île de Java pour mon avion le 8 avril.

Premier vol

J’espérais que le premier avion serait celui d’Indonésie a l’Argentine, finalement j’ai du voler entre la Malaisie et l’Indonésie. Les compagnies low cost font des billets nus a 25 euros, la liaison maritime n’a pas tenu contre cette concurrence. Pour moi il a fallu ajouter 30kg de bagages plus 20kg de vélo, ce fut un billet a 62 euros, pour une petite heure de vol. Avec le décalage horaire entre les 2 pays, j’ai atterri 10min avant d’avoir décollé.

Arrivé presque 3h avant le décollage pour avoir le temps de démonter le vélo (dégonfler les pneus, enlever les pédales, mettre le guidon dans l’axe du cadre, protéger le dérailleur qui en sortira quand même complètement tordu, …), regrouper les sacoches dans les grands sacs achetés quelques jours plus tôt. Emballer le velo dans du film plastique. Et au final, je me retrouve à devoir me dépêcher après l’enregistrement pour rejoindre la porte d’embarquement 5min avant celui ci. 

5min, c’est largement suffisant pour écouler le reste de mes Ringgit (monnaie malaisienne) au duty free en chocolat Milka, et me voila prêt a décoller !Le remontage du velo a l’aeroport de Medan, sur l’ile de Sumatra, en Indonesie, n’est pas passé inapercu. Apres avoir ecourté les chauffeurs de taxis pressants, et trouvé un coin tranquille, une foule s’est amassée au fur et a mesure que le velo reprenait forme, c’est sous les applaudissements que je suis parti.

Penang

Penang est une grosse ile dans le nord de la Malaisie. Cote d’Azur locale, des centaines d’immeubles sont vendus et loués a des touristes fortunés et investisseurs pour la plupart étrangers (Chinois, Singapouriens, Thailandais, Americains, …). Pourtant pas grand chose a faire sur l’île. Certes la principale ville, Georgetown, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco (pour ses bâtiments fin XIXeme), mais bon, Le Havre aussi. Sinon des plages, des centres commerciaux, quelques attractions a touristes (ferme de papillons, mosquée, temples) mais rien de bien folichon.

Le deuxième plus long pont d’Asie relie l’île au continent. J’ai bien tenté de le prendre en velo, mais me suis fait stopper par la sécurité au péage, et 2min plus tard un scooter de la police était la. « No Mister, bicycle not possible, you take ferry ». Raté, tant pis.

Une fois sur l’île, je pars a la recherche de la compagnie de bateaux qui relie l’Indonésie. La liaison est dans tous les guides et sur toutes les cartes. Pas de bol, les compagnies aériennes low cost ont tué le marché de la liaison maritime, il n’y a plus de bateaux qui relient Penang à l’Indonésie. Il faut descendre a Kuala Lumpur ou a Malaka, c’est plusieurs jours de vélo. Comme j’ai deja réservé mon vol pour quitter l’Indonésie, et que la dengue m’a fait perdre une dizaine de jours, je n’ai pas vraiment le temps pour ça. Tant pis, je comptais retarder le premier avion le plus possible, mais le moment du premier vol est arrivé.

Bon, pendant que je suis la, je vais faire mon visa indonésien au consulat, c’est toujours ça de fait, et ça permet d’avoir un visa 2 fois plus long que le visa on arrival, même si au final je n’ai pas besoin d’un visa de 2 mois. Un tient vaut mieux que 2 tu l’auras. Dernier visa du voyage, a priori pour les pays suivants un coup de tampon dans le passeport suffira.

En attendant mon avion, je suis hébergé par Benoît, français expat ici, déniché sur warmshowers. Une belle vue de son appart gigantesque, ce fut 2 jours assez relax.

La vue du balcon de chez Benoit. Sur la gauche on voit le pont que j’ai tenté de prendre. On voit aussi passer les avions de l’aéroport tout proche, que je prendrai pour rejoindre l’Indonésie juste après.