Indonésie, sur la route

Sumatra, c’est grand ! Je continue ma route vers le Sud de l’île, mais je vais quand même devoir prendre un bus sur 500km pour arriver a temps a Jakarta pour prendre mon avion, la faute aux 10jours perdus dans le sud de la Thaïlande a guérir de la dengue.

J’ai quitté les zones montagneuses et volcaniques pour une zone plus plate, mais au final ca monte juste moins haut. L’Indonesie n’est jamais plate, et il est quand même possible de faire plus de 1600m de dénivelé positif (et négatif) en une journée sans jamais monter au dessus de 80m d’altitude. Une grosse cote de 1600m ou des dizaines de cotes de quelques mètres ou dizaines de mètres de dénivelés, ca donne le même résultat. Monter, descendre, monter, descendre toute la journée, ca fait les jambes aussi ! Si vous voulez tenter l’expérience vous pouvez monter et descendre 22 fois la Croix Rousse, ou 11 fois de la Seine a Mont Saint Aignan dans la journée. (ou 5 Tour Eiffel)

Sinon ca continue d’être un pays fascinant. Je pensais que c’était un pays complètement musulman (l’Indonésie est le pays avec le plus grand nombre de musulmans au monde – et le 4eme pays le plus peuplé de la planète, derrière Chine, Inde, USA) mais non, il y a une part non négligeable de chrétiens (et probablement d’autres religions mais moins visible que les églises) aussi.

Je me suis familiarisé avec la nourriture locale, un peu plus épicée que dans le reste de l’Asie du Sud Est, mais délicieuse, si on ne penche pas la tête vers la cuisine. Et c’est des épices qui piquent pendant quelques secondes uniquement, pas comme dans d’autres pays ou il faut 2 pains de mie et 10L d’eau pour enlever la brûlure. On m’a servi plusieurs fois (dans des petites gargottes familiales ou des restos a routiers) un nombre impressionant d’assiettes (avec un récipient de riz), a moi de composer mon plat … ou de venir a bout de l’ensemble, cycliste affamé oblige. Facture de moins de 2euros a chaque fois.

Le café indonésien est délicieux, bien meilleur que le laotien ou le vietnamien, pourtant réputés. Servi a la turque (même si les turques boivent principalement du thé et que cette façon de préparer le café est surtout utilisée dans les Balkans et autour), très sucré avec un goût de chocolat. Je m’arrête pour le petit dej tous les matins pour m’en faire servir un, que j’accompagne de biscuits et fruits.

Les locaux continuent d’être fascinés et adorables, je suis pris en photo, interviewé par un groupe de collégiennes qui m’a vu passer et rattrapé en scooter. Je n’ai toujours pas vu d’autre occidental depuis mon arrivée en Indonésie il y a 2 semaines, donc ca doit faire longtemps qu’ils n’ont pas vu d’étranger.

 

Le paysage des volcans et montagnes à laissé la place a une « foret » infinie de palmier,s cultivés pour l’huile de palme (pour mettre dans le Nutella et la bouffe industrielle). C’est le résultat d’une déforestation a grande échelle (le pays possède toujours la 2eme plus grande foret vierge, derrière l’Amazonie), et qui dit monoculture dit engrais, engins, et appauvrissement rapide du sol… bref, pas de la culture bio. En revanche pour bivouaquer c’est pas trop mal, a l’abri des regards indiscrets, une terre qui va bien pour planter la tente, a priori pas d’animaux (trop) sauvages. Parfois des petits singes s’éloignent rapidement a mon arrivée (impossible a photographier), juste une nuit j’espère que c’était un singe qui s’est approché en grognant a une dizaine de mètres de ma tente … J’ai allumé la lumière et secoué la toile, ca a suffi pour le faire partir. Je n’ai pas très loin d’un village (a portée de voix du muezzin mais pas des karaokés), donc a priori ce n’était pas un tigre …

Les forets de palmiers, a perte de vue, en rangs d’oignons:

 

La pluie s’est « calmée », j’ai eu presque 4 jours sans pluie ! Mais l’humidité et la chaleur  ne font pas bon ménage. Sueur qui ne sèche jamais, fringues et duvet non plus, j’ai déjà senti meilleur. Je ne sais pas quelle quantité de sueur je produis chaque jour, mais a mon avis le nombre de litre est au pluriel.

Le duct tape non plus n’aime pas l’humidité, et j’ai du réparer les dégâts sur la tente de façon plus pereine (bâche plastique et colle au néoprene).

 

Cet article est le 200eme du blog ! Encore un truc a fêter, ca n’arrête pas en ce moment ! (18.000km dans les jours qui viennent, passage de l’équateur, 1an depuis le départ, …)

Une réflexion au sujet de « Indonésie, sur la route »

  1. Hello Pol, j’espre que « tout roule » mouarf. Sinon rapport à la pluie en tant que seinomarin c’est pas l’asie du sud qui va te faire peur non ?! 😉

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