Les vins argentins

Ca aurait ete dommage de ne pas visiter des vignes et caves et de quitter la province sans avoir gouté du vin argentin ! Ce fut fait, ou presque.

Ce fut pendant mon sejour a Tupungato que je suis allé faire un tour dans les vignes, et faire une degustation/visite chez Jean Bousquet, vigneron francais qui s’est installé la il y a une quinzaine d’annees. Selon la legende, il voulait faire du vin bio mais il pleuvait trop a Carcassone pour pouvoir se passer des fongicides (humidité => champignons), il a alors voyagé a travers le monde avant de tomber amoureux de la region. Il a alors acheté 200 hectares de terre nue, et a fondé sa nouvelle exploitation. 15 ans plus tard, il est multi millionnaire.

Les locaux, bien que plutot jaloux du succes, savent tres bien et disent eux meme a quoi il est du: les francais n’ont pas pris le rythme local, et sont au boulot le matin a 8h. Tandis qu’un argentin aurait plutot tendance a commencer vers 10h, arreter a 14 pour manger, puis la sieste, et reprendre apres 17h pour finir la journee, sans non plus travailler tard dans la nuit. Si ca s’explique pendant l’été quand les temperatures sont (tres) chaudes, garder ce rythme pendant l’hiver ne se justifie que par l’habitude. 

Du coup, du vin argentin fait par un vigneron francais, dans un cadre assez sympa, avec le soleil au rdv, la degustation ne fut pas mauvaise, loin de la !

J’ai aussi pu gouter de « vrais » vins argentins, mais pas en degustation/comparaison comme ce fut le cas chez Jean Bousquet.

La Finca Gottardini

Orlando Gottardini, le roi de la ferme.

La Finca Gottardini se trouve a Tupungato, petite ville a 80km au sud de Mendoza. C’est un des coeurs des domaines vinicoles de la region, elle meme region vinicole principale du pays. Orlando accueille tous les ans depuis 30ans des volontaires, principalement etrangers et d’un peu partout, qui viennent passer de quelques jours a quelques semaines dans sa ferme.

Le principe ? Les volontaires sont logés et nourris contre quelques heures (3-4) de travail quotidien. Et c’est Orlando lui meme qui rappelle qu’on n’est pas la pour se fouler, qui nous emmene glaner des fruits dans les champs alentours ou se balader (encore plus) a la campagne.

C’est ainsi que j’ai rejoint 2 francaises, une quebecoise et un suedois dans la maisonnette qui equipe la ferme. (Orlando et sa femme Gema habitent « en ville ».). Tout les volontaires parlent francais, mais Orlando parle moins anglais que moi espagnol, du coup j’ai pu faire progresser (un peu) mon castijano.

Les recoltes (principalement des noix et de l’ail) sont terminees, du coup nous faisons surtout de l’entretien du domaine et de la maison (desherbage, poncage, peinture, terrassement, …).

Le confort, sans etre spartiate ni meme sommaire (surtout pour un cyclotouriste), est limité. Il faut par exemple faire du feu de bois pour avoir de l’eau chaude sous la douche, evidemment pas de telephone ni d’internet. Mais en revanche, un potager bio, du soleil, tout ce qu’il faut pour cuisiner de bons petits plats, bref, la belle vie, sans se stresser.

Orlando et Gema devant les vignes de Louis Vuitton (Chandon)

Une des 2 chambres

Orlando, Kikou et moi

Moi, Karlito, Sarita et Nano

Le chauffe eau

82156

 

Mendoza

Retour il y a 3 semaines, sur mon passage a Mendoza Capital, ou Mendoza Ciudad, prefecture de la province de … Mendoza.

11 jours de velo pour couvrir les 1200km depuis Buenos Aires, et une traverse en large du 8eme plus grand pays du monde. Mendoza se trouve completement a l’ouest du pays, tout contre les Andes, que l’on apercoit en toile de fond.

J’avais recu confirmation quelques jours avant d’arriver qu’un couchsurfer pouvait m’heberger, ce qui ne l’a pas empeché de me planter au dernier moment, comme ca arrive parfois.

-« Oui, pas de souci pour t’heberger.

-Super, merci beaucoup, tu peux me donner ton adresse pour que j’arrive directement chez toi et peut etre ton numero de telephone au cas ou ?

….

-Voila mon numero.

-Merci ! Vu que j’arrive demain comme convenu, je vais avoir besoin de ton adresse stp.

….

-Je suis bien arrivé a Mendoza, mais je n’ai pas recu ton adresse.

….

-Allo ? Allo ?

…. »

Du coup, direction un petit hostel pour y passer quelques nuits, le temps de faire une lessive, et faire une petite pause sans velo. A quelque chose malheur est bon, c’est dans cet hostel que je rencontrerais Kikou, qui me parlera de la possibilite de faire du woofing dans la region. C’est ainsi que j’ai pu passer quelques jours a la Finca (ferme) Gottardini, au milieu des vignes, plus au sud dans la province. Mais c’est la sujet d’un prochain billet.

La ville de Mendoza en elle-meme n’a pas grand chose de particulier, si ce n’est beaucoup d’agences de tourisme qui proposent d’aller visiter/deguster les vignes alentours, ou des tours a velo de la ville, bref, tout ce qu’un cycliste peut faire sans guide.

Et une avenue Boulogne Sur Mer, qui rappelle que l’immigration en Argentine n’est pas venue uniquement d’Espagne et d’Italie.

En revanche, alentours, les paysages valent le coup d’oeil !

Pendant que j’avais 30ans …. (2)

image

Non, ce n’est pas vrai, je n’ai pas versé ma petite larme en regardant cette vidéo avec des petits mots des copains et de la famille. C’était juste que le vent, la poussière, les allergies, ….
C’est dur de vous remercier tous, pour tous vos messages, vos pensées et vos encouragements ! Mais sachez que moi aussi, sur mon vélo, je pense à vous.

Tania, Jean Luc et Cie, au plaisir de vous revoir, j’espère pour un concert de jazz/marionnettes.
Etienne, j’espère que tout va toujours bien à Lille. Et non, moi je ne me dope pas (si on oublie le Dulce de Lèche en ce moment).
Louis & Marion, un aquarium, un PACS, non mais c’est quoi la prochaine étape ? Un chien ?
Odré, Manus, Aliche, Alice, Yey, changez rien (ou tout, ca dépend des moments).
Les Moracchinis, quel changement ! Contrats aux parents et aux grands parents !
Cocoralie & Cie, au plaisir de vous rencontrer tous les 3.
Gaelle et Arno, prendre les photos, ça compte comme participation aux travaux ?
Les Mauriciens, hélas non, je ne serai pas à Dieppe cet été, mais en Bolivie.
Les Meurettes, là aussi la famille s’agrandit ! Et d’Indonésie j’ai pu lire la presse locale qui rendait compte de l’exposition de Paul.
Franck & Pati, bien sûr que je rentre et qu’on se recroisera à Lyon !
Anaïs, attention, derrière toi, une moustache !
Groupe Anonyme de Paris : banane ou chocolat ?
Mickael, 4 ans pour choisir, mais au plaisir d’en profiter à mon retour.
Marie et Simon, en effet pas de Patagonie, il a l’air de faire frais pour pédaler !
Laureline, avec les beaux jours, de retour sur le cheval après le ski cet hiver ?
Les Hérissons, en effet, toujours de montgolfière dans le voyage, ni d’Australie, désolé cousine !
Meb, bonne installation chez les roast brefs !
Odré, alors, comment s’appelle le vélo, et où randonne t il ?
Didier, pas de photo, mais tes petits mots sont toujours au top !
Binôme ! En effet j’espère que le casque me va mieux qu’à toi/ et qu’à lui.
Caro ! Mais que fais tu dans ce grand nord ?
Clément, sans chercher à devenir Marseillais, ça sera dès que l’occasion se présentera.
Popo, c’est lequel Bob ?
Jessy, Danemark, Mexique, c’est où la suite ?
Breton: jamais vu un tas de merde aussi vieux !
Marif, en effet tu as corrigé toute seule, c’est bien 30 !
Adeline, bonne installation toulousaine !
Claire, alors la vie à 3 ?
François, a priori je serai rentré pour le mariage.
Fred, merci je m’y attèle, mais je ne suis pas passé par l’Everest comme toi précédemment.
Isabelle, merci. Ne change rien stp.
Les parents: merci pour les photos et les nouvelles !


J’en ai forcément oublié ici, et j’en suis désolé, mais rassurez vous je pense à vous aussi !

Pendant que j’avais 30 ans …. (1)

Il y a un an de ca, j’etais a Sofia, Bulgarie, pour fêter mes 29ans. Cette année, c’est a San Agustin Del Valle Fertil, Argentine, que j’ai passé le 12 mai. Apres la « mésaventure » de la célébration de l’année de voyage (sans bière !), je voulais pouvoir fêter mon anniversaire dans un endroit où il y aurait d’autres touristes, des bières, .. et pas tout seul sous la tente.

Petite ville rurale de quelques milliers d’habitants, SADVF est la porte d’entrée pour aller visiter (en 4×4) plusieurs parc naturels qui se trouvent a moins de 100km dans les alentours. Par ma part, venant de longer un de ces parcs naturels sur une centaine de km, aller faire du 4×4, non merci. Je me suis contenté de profiter de l’offre touristique pour passer 2 nuits dans un hostel loin d’être plein (c’est l’automne ici).

Et comme les villages environnants sont à plusieurs dizaines de kilomètres, les communications passent par satellite, ca coûte moins cher que de faire passer des fibres. Du coup, quand le satellite est en rade, c’est tout internet, les téléphones fixes et mobiles, et sûrement d’autres services, qui sonnent dans le vide.

C’etait évidemment le cas quand je suis arrivé dans l’après midi de mes 30 ans (et c’est toujours le cas alors que je vais repartir plus au nord). Pas de wifi a l’auberge de jeunesse, pas de service mobile, le wifi public du village également en carafe, seul un petit cyber café était ouvert et fonctionnait je ne sais comment, avec un débit lamentable. C’est comme ça que j’ai pu accéder a mes emails en un temps record (plusieurs dizaines de minutes). Je vous épargne la galère pour poster cet article, je n’essaierai même pas de mettre des photos.

J’ai donc pu lire tous vos messages d’anniversaire, merci à vous tous ! J’ai également pu avoir vent d’une initiative vidéo qui, j’en suis certain, m’arrachera une petite larme, mais pas de chance … je n’ai pas encore pu la telecharger pour en profiter !! 🙁

Je vous tiendrai donc au courant de si j’ai ou pas eu des poussières dans les yeux en regardant la vidéo concoctée, et vous raconterai mes aventures de ces 2 dernieres semaines dans l’Ouest argentin dans plusieurs jours. En attendant, je vais aller voir la Valle dela Luna (parc naturel), puis rejoindre la civilisation (des supermarchés, une vraie connexion internet, …)  en me dirigeant vers San Fernando del Valle de Catamarca.

Merci pour tous vos messages, et a très bientôt !!

Dans l’atelier en ce moment …

2 ennuis mécaniques m’ont fait faire la tournée des magasins de vélo a Jakarta puis a Buenos Aires. 15 boutiques sans trouver mon bonheur en Indonésie, 6 en Argentine, pour un résultat mitigé.

La potence

La potence (La pièce qui relie le guidon a la fourche de la roue avant) a pris cher sur les routes d’Indonésie, et certains chocs plus violents que les autres n’ont pas aidé. Resultat, du jeu est apparu entre le cadre et la cuvette basse de la potence. Pas grand chose, mais un petit déplacement horizontal d’un millimètre, qui ne demande qu’à grandir a chaque choc, trottoir, trou, …

Apres quelques mails et photos échangés avec mon atelier vélo préféré, et avec le constructeur du velo, la meilleure solution est identifiée: Une nouvelle potence, et de la pâte durcissante pour combler l’élargissement du tube sur le cadre.

Photos:

1- Le tube pour la potence. On voit que la peinture a sauté sur un coté, a cause d’un choc plus gros que les autres.

2- La pâte durcissante bi-composants. On mélange 5min les 2 pates, puis on tartine l’espace où vient s’emmancher la cuvette.

3- La nouvelle cuvette en place, pour 16h de sechage le temps que la pate durcisse et occupe l’espace créé par l’elargissement du tube en devenant dure comme de la pierre.

4- Graissage massif et remontage de la fourche sur la potence.

5- Nouvelle potence en place.

Résultat, après un jour de pedalage sur les routes d’Argentine, avec conduite douce, sans passer par des pistes impraticables, le jeu dans la potence est réapparu. Moins prononcé, une nouvelle potence et un remontage/réglage/… aux petits oignons a aidé, mais la pâte n’a pas résisté aux chocs et vibrations du vélo. La situation est meilleure qu’avant, mais je vais devoir garder une conduite douce, démonter, graisser, resserrer, entretenir régulièrement, et surveiller la chose pendant le reste du voyage.

La patte de dérailleur

A ce point du voyage, j’ai le vélo a utilisé autant de patte de dérailleur qu’il n’a subi de crevaison: 3 . C’est beaucoup ! Celle du départ a laché ici, et la suivante dans le sud de Sumatra. J’ en ai recu 2 neuves apres la premiere casse, mais me retrouve maintenant sans rechange. Il m’en fallait donc une de plus pour être certain de pouvoir subvenir à une éventuelle troisième casse.

Le point noir, c’est l’existence de plus de 350 modeles différents, forcement tous disponibles sauf celui que je cherche. C’est en cherchant une nouvelle patte de dérailleur que j’ai parcouru les magasins de velo Jakartiens puis Buenos-Aires-iens. Sans jamais trouver mon bonheur.

A gauche, la pièce que je cherche: A droite, la pièce la plus proche que j’ai pu trouver.

 

Du coup, après la proposition d’un magasin d’usiner la pièce de droite pour obtenir celle de gauche, mais revenez dans 2 semaines on pourra peut être s’en occuper, j’ai decidé de m’en occuper moi même. En guise de machine-outil, la lime du couteau suisse, et la première moitié du travail s’est plutôt mieux passée que prévu. En 2h de limage, J’ai pu faire environ 50% du parcours vers la nouvelle pièce.

Je n’ai pas encore terminé la pièce, mais je sais maintenant qu’en 2h de temps je peux terminer de limer l’encoche en trop et avoir une nouvelle patte de dérailleur si besoin. Ou m’en occuper pendant un moment creux d’ici là.

Bref, 2 petits ennuis avec le vélo, qui ont tous les 2 trouvés une demi solution, mais hélas pas une réparation totale et satisfaisante. J’espere que tout tiendra la distance qui reste a parcourir, mais je vais devoir garder une attention constante sur la potence pour éviter que le petit souci ne se transforme en mega drame.

Sur la route de Men…

Mendoza, pas Menphis. Trop loin, et puis bon, Eddy Mitchell, … Il est encore vivant ?

En reprenant la route, j’ai pu constater que, comme en ville, il y avait eu pas mal de changements depuis l’Indonésie… et retrouver certaines choses dont je me serai bien passé ..

Dans la catégorie « Casse-toi », est nominé le moustique, et ses milliards de copains. Pendant les premiers jours ce sont des nuages de ces saletés qui sont venus me tenir compagnie le soir. Du coup cuisine « de combat » pour avoir à en enlever ensuite le moins possible de mes gamelles. Retranchement dans la tente dès que le repas est prêt. Et au matin, ils sont encore la ! C’est le premier pays ou les moustiques sont aussi une plaie la journée. Quand je pédale ça va, mais a chaque arrêt ils sont venus me rappeler leur présence et leur pouvoir de nuisance. Une fois passée la première moitié du trajet, ils se sont fait plus discrets.

Dans la catégorie « Ou suis-je, ou vais-je »:

Dans la catégorie « rencontres de cyclos »: C’est un Francais, 2 Argentins et un Serbe qui se croisent sur la Ruta 7.

Dans la catégorie « 30 millions d’amis »: A nouveau des cigognes. Mais aussi beaucoup de petits et moins petits rapaces qui survolent la campagne. J’ai aussi vu un tatou, mais il a détallé avant que je puisse le prendre en photo.

Dans la catégorie « Au moins, c’est carré »: L’urbanisme argentin est calqué sur le modèle américain (ou l’inverse), et on retrouve les blocs, les avenues qui quadrillent la ville. C’est frappant quand on ouvre une carte de Buenos Aires, voire n’importe quelle ville argentine, et même les petits bleds sont construits sur ce modèle.

KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-LogoWikitude-Logo
Rufino

chargement de la carte - veuillez patienter...

Rufino: -34.266468, -62.709721
KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-LogoWikitude-Logo
Buenos Aires

chargement de la carte - veuillez patienter...

Buenos Aires: -34.608345, -58.399200

Et bien sur, des champs a perte de vue, du soja, des troupeaux, du maïs, du sable, sur des surfaces gigantesques vu qu’il y a de la place, en Argentine. Je n’ai pas vraiment vu de ranchs comme j’imaginais le stéréotype, mais un  autre stéréotype a pointé son nez: Les pistes poussiéreuses, ensablées, où le passage de chaque véhicule soulève un nuage de poussière. C’est beau, c’est poétique, c’est pittoresque … jusqu’à ce que la poussière croque sous la dent ..