Dans l’atelier en ce moment …

2 ennuis mécaniques m’ont fait faire la tournée des magasins de vélo a Jakarta puis a Buenos Aires. 15 boutiques sans trouver mon bonheur en Indonésie, 6 en Argentine, pour un résultat mitigé.

La potence

La potence (La pièce qui relie le guidon a la fourche de la roue avant) a pris cher sur les routes d’Indonésie, et certains chocs plus violents que les autres n’ont pas aidé. Resultat, du jeu est apparu entre le cadre et la cuvette basse de la potence. Pas grand chose, mais un petit déplacement horizontal d’un millimètre, qui ne demande qu’à grandir a chaque choc, trottoir, trou, …

Apres quelques mails et photos échangés avec mon atelier vélo préféré, et avec le constructeur du velo, la meilleure solution est identifiée: Une nouvelle potence, et de la pâte durcissante pour combler l’élargissement du tube sur le cadre.

Photos:

1- Le tube pour la potence. On voit que la peinture a sauté sur un coté, a cause d’un choc plus gros que les autres.

2- La pâte durcissante bi-composants. On mélange 5min les 2 pates, puis on tartine l’espace où vient s’emmancher la cuvette.

3- La nouvelle cuvette en place, pour 16h de sechage le temps que la pate durcisse et occupe l’espace créé par l’elargissement du tube en devenant dure comme de la pierre.

4- Graissage massif et remontage de la fourche sur la potence.

5- Nouvelle potence en place.

Résultat, après un jour de pedalage sur les routes d’Argentine, avec conduite douce, sans passer par des pistes impraticables, le jeu dans la potence est réapparu. Moins prononcé, une nouvelle potence et un remontage/réglage/… aux petits oignons a aidé, mais la pâte n’a pas résisté aux chocs et vibrations du vélo. La situation est meilleure qu’avant, mais je vais devoir garder une conduite douce, démonter, graisser, resserrer, entretenir régulièrement, et surveiller la chose pendant le reste du voyage.

La patte de dérailleur

A ce point du voyage, j’ai le vélo a utilisé autant de patte de dérailleur qu’il n’a subi de crevaison: 3 . C’est beaucoup ! Celle du départ a laché ici, et la suivante dans le sud de Sumatra. J’ en ai recu 2 neuves apres la premiere casse, mais me retrouve maintenant sans rechange. Il m’en fallait donc une de plus pour être certain de pouvoir subvenir à une éventuelle troisième casse.

Le point noir, c’est l’existence de plus de 350 modeles différents, forcement tous disponibles sauf celui que je cherche. C’est en cherchant une nouvelle patte de dérailleur que j’ai parcouru les magasins de velo Jakartiens puis Buenos-Aires-iens. Sans jamais trouver mon bonheur.

A gauche, la pièce que je cherche: A droite, la pièce la plus proche que j’ai pu trouver.

 

Du coup, après la proposition d’un magasin d’usiner la pièce de droite pour obtenir celle de gauche, mais revenez dans 2 semaines on pourra peut être s’en occuper, j’ai decidé de m’en occuper moi même. En guise de machine-outil, la lime du couteau suisse, et la première moitié du travail s’est plutôt mieux passée que prévu. En 2h de limage, J’ai pu faire environ 50% du parcours vers la nouvelle pièce.

Je n’ai pas encore terminé la pièce, mais je sais maintenant qu’en 2h de temps je peux terminer de limer l’encoche en trop et avoir une nouvelle patte de dérailleur si besoin. Ou m’en occuper pendant un moment creux d’ici là.

Bref, 2 petits ennuis avec le vélo, qui ont tous les 2 trouvés une demi solution, mais hélas pas une réparation totale et satisfaisante. J’espere que tout tiendra la distance qui reste a parcourir, mais je vais devoir garder une attention constante sur la potence pour éviter que le petit souci ne se transforme en mega drame.

Une réflexion au sujet de « Dans l’atelier en ce moment … »

  1. « papapapapapa pam , papa pam, papa pam, papapapa pa pam » c’est un bout du générique de Mac Giver (si si à lire en chantant je n’ai pas oublié de syllabes)
    2 demis bravo pour Pol = 1 grand bravo quand même.
    A+

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