Vers Iguazu

L’étape suivante, après Catamarca, est Puerto Iguazu, pour aller voir les chutes d’Iguazu, classées, comme la baie d’Halong, au patrimoine naturel de l’humanité. Au programme, autour de 1500km, avec un peu tous les types de route.

Un peu de grimpette (1200m de dénivelé en 15km par exemple).

De la route provinciale qui s’avère être juste une piste en terre battue (sans trop de sable et poussière cette fois). Plus de 400km de piste sur ce trajet, c’est toujours surprenant de compter sur une route présente sur la carte du pays, classée comme route provinciale, et de se retrouver nez à nez avec une chemin de terre. Un embourbement à déplorer: sur un tronçon, la terre glaise au sol s’est mise à coller aux pneux, à venir s’entasser dans les gardes boue, jusqu’à forcer le vélo à l’arrêt. Enlever le plus possible avec un morceau de bois et essayer de repartir ne change rien, chaque tour de roue remet son kilo de glaise collante dans le garde boue, dans les étriers des freins, dans le capteur du compteur, dans les phares… Pousser le vélo est également inutile, et donne le même résultat. J’ai du attendre qu’un pick pu passe dans le bon sens et accepte de me transporter jusqu’à la fin du tronçon en glaise.
Ce n’est pas la premiere fois que ça m’est arrivé, mais c’est la fois la plus collante ! Les autres boues, paquets de sable et autres argiles précédents collaient beaucoup moins, et ne m’ont pas forcé de retirer les roues pour nettoyer les gardes boue.

 

Pour la première fois une course avec des chiens agressifs qui font plus qu’aboyer et me courser au passage, mais qui mordent vraiment ! 5 gros chiens de surveillance d’une ferme ont décidé que leur territoire s’étendait sur plusieurs kilomètres de piste. Le matelas en a encore pris un coup, il y a des marques de crocs dans les sacoches, ils ont vraiment essayé de me faire tomber les saligots. Mes mollets ont eu chaud, une morsure sur la chaussure et une sur le mollet, j’ai pu sentir les dents sur ma peau, mais la mâchoire s’est refermée dans le vide. Une bonne frayeur, mais pas de bobo à déplorer.

Desole, pas de photo des chiens, j’étais occupé …

Des coups de soleil qui soulignent vraiment la marque des lunettes et des lanières du casque.

 

Les panneaux « Attention aux animaux » ne montrent plus des vaches …

2 réflexions au sujet de « Vers Iguazu »

  1. Waouuu je n’avais pas encore lu cet article… le coup des chiens, je ne le montre pas à ma femme sinon fini l’Amérique du sud… ;-))
    On ne trouve pas de bombe au poivre CC comme pour les ours ici au USA et au Canada?

    • Si, il existe ici aussi des bombes au poivre, mais jusqu’ici je n’en avais jamais ressenti le besoin. Et puis bon, faut pas généraliser non plus, c’est pas parce que j’ai croisé ces chiens qu’ils sont tous dangereux

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