Soirées surprises

Apres cette soirée de l’ambassadeur, j’ai le plaisir de passer 2 autres bonnes soirées qui, elles aussi, sont apparues sur ma route de façon spontanée.

La première, alors que Tim, Rebecca et moi allions nous coucher un peu après minuit, dans les locaux de Nature Friends, une membre vient nous inviter a manger et boire avec sa famille. Sceptiques au début (avons nous bien compris ?), nous passons au final une bonne partie de la nuit a manger, boire, sans parler du karaoke kitsh auquel Tim et moi réussissons a échapper.

De Gauche a droite: La cousine, le pere, la mere, Rebecca, Misha (la membre de Nature Friends qui nous a invités), une amie, le frère, et moi

Nous rentrons au petit matin, du coup les locaux sont frais, mais la nuit sera courte car nous devons libérer les bureaux pendant la journée.

Le soir, nous retrouvons au restaurant d’autres cyclotouristes que les uns et les autres ont croisé ici et la et qui sont actuellement a Baku. D’un rdv informel a boire un verre entre 2 cyclos, chacun a proposé aux autres cyclos qui de son hostel, qui dans ses contacts emails, qui squatteur dans la même association. Nous sommes du coup une dizaine, 6 britanniques (2 couples et 2 solo), un couple de suisses, un allemand et moi. Ca n’arrête pas de défiler, la plupart roulent dans le même sens que moi, d’Ouest en Est, et Baku devient un passage oblige du fait de la fermeture de l’Iran pendant les élections. Les parcours avant et après Baku différent, certains repartent en avion vers d’autres pays, d’autres tentent le Turkmenistan, plusieurs prennent l’option Kazakhstan/Ouzbekistan puis Tadjikistan ou Kirghizistan en direction de la Chine.

J’ai la surprise de retrouver Mark et Klaire, dejra croises en Turquie.

J’apprendrais plus tard que la semaine suivante, le même type de rdv, au même endroit, a amené 15 autres cyclotouristes, tous différents de cette soirée.

 

Le monde est petit, Rhône-Alpes aussi

Alors que l’après midi s’achève, et que nous sommes a la recherche d’un endroit sympa pour planter la tente, nous apercevons une cycliste fort bronzée qui roule dans l’autre sens. Et nous faisons la rencontre d’Elise, qui vient de … Villeurbanne.

Partie de Pékin en Mars, elle rentre en France pour reprendre son boulot après un congé sabbatique. Tres chouette rencontre, nous discutons une bonne heure au bord de la route. Elle nous raconte la Chine et le Kazakhstan (la suite de ma route), nous lui racontons la Géorgie, la Turquie et l’Europe de l’Est (la suite de sa route).

Une journée d’anniversaire

12mai

Ce dimanche, c’était mes 29 ans.

Réveil avec le soleil, comme d’habitude maintenant, et atelier couture en attendant que la tente sèche. Réparation d’un short et fixation correcte du réflecteur sur mon appui tête, qui commençait a se décoller. Automédaille Content de mon travail, je quitte le campement vers 8h, en direction de la capitale.

J’ai passé la veille la frontière bulgare. Je pensais trouver, comme en Serbie, un bureau de change tous les 200m, en ville comme à la campagne, mais après celui de la frontière (avec des taux … frontaliers), plus rien. Je suis donc arrivé, un dimanche matin, dans la capitale bulgare sans un sou local, juste des euros a changer. Pas un bureau de change dans les banlieues, ni sur les grands axes qui amènent dans la capitale. Je commence a douter de la faisabilité de ma recherche. Et juste avant l’hyper centre, j’aperçois un bureau de tabac/café/épicerie/… sur lequel est marqué « Change ». Ouf ! Je m’approche de la tenancière en répetant le précieux sesame « Change ».  »Ne ». Et merde ….

Mais devant cet établissement Leeloo Dallas multi tache, le père Jean et un de ses amis italien prenaient leur café. Il a repéré le drapeau français sur mon vélo, et m’interpelle, en français ( il a étudié en France). Sans même savoir que c’est mon anniversaire, son ami et lui insistent pour m’offrir le café, un croissant … et m’échangent mes euros contre des levs … Joyeux anniversaire !

Le pere Jean, son pote italien et moi

Apres cette rencontre, et une pause dans un parc du centre ville, je pars vadrouiller dans le centre, et au bout d’une dizaine de minute, je fais la rencontre de Teodor (Теодор), amateur de sports extrêmes, dont le vélo. Il passera la moitié de la journée à me montrer la ville, a m’aider a trouver une carte correcte du pays (ma carte précédente, de la Slovenie a la Serbie, s’est arrêtée a 5km de Sofia), a m’emmener au marché, et nous finissons en milieu d’après midi, avec une bière fraîche, au soleil, dans un des nombreux parc de la ville.

 

En fin d’après midi je suis attendu chez Angel et sa femme, parents d’ami d’ami, qui vont m’heberger pendant 3 nuits a Sofia. Ils m’accueillent royalement, malgré leur faible niveau d’anglais, et mon niveau de bulgare inexistant. J’ai ma chambre et ma salle de bain. Et une fois connecté au wifi des voisins, je suis assailli par une montagne de messages d’anniversaire !

Je triche un peu et passe directement au lendemain soir, c’est pour boucler le thème du billet. Ivan, le fils d’Angel et sa femme, sa femme Ivelina ( avec qui j’ai été en contact et qui m’a orienté chez ses beaux parents, et qui parle français couramment) et leur petite fille viennent manger. Ils suivent mon blog depuis mon départ, et une petite souris leur a soufflé que c’était mon anniversaire… ils ont donc amené un gâteau ! Merci encore pour cette très bonne soirée !!

 

Bref, j’ai eu 29ans en Bulgarie.

L’accueil serbe

Le week end dernier c’était le week end de Pâques orthodoxe. Avec le 1er mai la plupart des gens font le pont, et il n’y a pas qu’en France que le moi de mai n’est pas le plus chargé au travail.

Dimanche (5mai) en fin d’après midi, je me suis arrêté à la terrasse d’une épicerie-bar-tabac-boulangerie-… d’un petit village avant Kragujevac pour m’offrir une glace après une chaude journée.

Bon, pas la meilleure glace du monde, plutôt une glace au sucre coloré en blanc et noir qu’une véritable vanille chocolat, mais qui quand même fait bien plaisir. Alors que je déguste mon goûter bien mérité, la tenancière du commerce met la table pour sa famille sur la terrasse. Je sens alors une tape sur l’épaule, accompagnée d’un geste de la main: vient manger avec nous ! J’ai donc pu partager le reste du repas de Pâques du midi avec la petite famille, et discuter principalement avec l’aîné, 23 ans en fac d’éco. Au menu, porc et mouton, pain grillé et huilé, oignons, …

De même, lorsque je m’arrête pour faire des pauses sur les places des villes et villages, les têtes se tournent vers mon vélo. Autant jusqu’ici les gens avaient déjà vu ou connaissaient l’existence des vélos couchés, autant en Serbie c’est nouveau. On me demande souvent si je l’ai fabriqué. Mais je m’égare. Généralement un petit groupe s’approche et examine l’engin, et un interlocuteur (celui qui parle le mieux anglais) est désigné pour me poser toutes les questions auxquelles j’ai déjà u des centaines de fois. L’étape suivante, on me propose de me joindre à eux sur une terrasse, et de m’offrir quelque chose à boire. Café le matin, soda l’après midi, j’ai accepté une bière le matin une fois, mais si je veux pouvoir continuer de pédaler le reste de la journée c’est une mauvaise idée.

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Un café offert à Razanj par Milos, qui prend la photo, mari de la femme sur la photo

 

Lundi de Pâques au soir, j’ai à nouveau été invité à manger, pas pour Pâques cette fois, mais pour une slava. C’est la fête du saint patron familial, et toute la famille invite les voisins, les amis à manger et à célébrer. En fait je plantais ma tente au fond d’un pré, et du hameau à quelques centaines de mètres sont arrivés un ado et un enfant, avec qui j’ai échangé quelques mots dans l’anglais limité du plus grand. Il revient 5 min plus tard avec un couple d’adultes, dont la femme parlait anglais. Et elle me propose de venir se joindre à eux pour le repas. C’est en arrivant dans la maison que je découvre une vingtaine de personnes déjà à table, et des plats qui passent, tournent, et n’en finissent pas d’apparaître. C’est en fait la maison des grands parents, qui accueillent et organise cette fête patronale. Après un bon repas et des discussions en anglais avec ce couple principalement car les autres ne parlent pas anglais, les hôtes me proposent de venir petit déjeuner mardi matin avant de repartir. Et la grand mère le matin, avec le café, ressort quelques plats de la veille, mouton, parc, canapés, poivrons et choux farcis (sarma), pâtisseries, … Bref, je peux dire que j’ai vécu une partie de la tradition locale.

 

Nuštar

28 au 30 avril

Petit village de 5000 habitants, à 5km de Vinkosci petite ville de 35000 habitants. Je suis accueilli par Katarina, la cousine de Goran, qui vit chez son père. Elle a 25 ans, et, ne travaillant pas vraiment, elle va me faire visiter les environs et me présenter sa famille et ses potes.

Ayant été prise comme hôtesse de l’air chez Qatar airways, elle attend la convocation de la prochaine « promotion » d’hôtesses pour la formation initiale de la compagnie. En attendant elle développe des projets de panneaux solaires avec son ami et collègue Ivan, dans une région durement touchée par le chômage.

Les parents de Goran ne parlent pas anglais, mais ont insisté pour me rencontrer, et c’est finalement chez eux qu’ont va manger les 2 soirs. Sa mère Sonja insistera pour que je mange beaucoup (en me repassant le plat quand j’ai fini mon assiette, et ensuite en me resservant d’autorité), voyant probablement en moi une partie de son fils qui lui aussi a les pédales qui le démangent. Viande en sauce, pommes de terres, cornichons, oignons jeunes, ajvar, que du bon et du local. Et le deuxième soir, barbecue, avec plusieurs plats pour accompagner, normal.

Côté visites, j’ai pu être guidé dans Vincoski (déjà une ville à l’époque  romaine) et autour. Un site archéologique local se vante d’être la plus vieille trace de sédentarisation humaine, à savoir 3 huttes en branchages et boue, qui formaient un début de village, ou clan.

Visite également d’Osijek, une ville plus grande à une cinquantaine de km.  Ville étudiante, dynamique, avec une multitude de parcs, équipements sportifs, terrasses, vraiment sympa, il doit être bon d’y être étudiant.

Katarina, Ivan et les amis m’expliquent la situation de la région, chômage massif des jeunes, la situation quasi frontalière, la guerre, leurs aspirations à partir ailleurs pour travailler, tout en restant attachés à cette région où il fait plutôt bon vivre, et où ils ont grandi. La plupart des jeunes parlent bien anglais, et traduisent pour les autres et pour  plus vieux. Pour ma part je commence à avoir quelques mots à mon vocabulaire, j’ai suffisamment pour être poli en tout cas.

J’ai passé un super moment à Nuštar, merci à tout ceux que j’ai rencontré, évidemment particulièrement Katarina, son père et les parents de Goran, Ivan, et tous les autres.

Quelques images des visites sont dans la galerie Nustar-Nis

 

 

Goran

Goran m’a accueilli chez lui a Zagreb pendant 2 jours. 28 ans, informaticien, il aime la rando a vélo, et prévoit de démissionner de son boulot pour partir en vélo a travers l’Europe cet ete. Tient tient, ça me dit quelque chose … Devant ces multiples points communs, on a bien discute sur nos situations respectives, sur le matériel et la logistique du voyage a vélo, sur la Croatie, l’Europe, la vie, la bière, …

Travaillant la journée, il m’a emmené visiter la ville, a 5min a pieds puis 10min en tram de chez lui (J’ai même su y retourner tout seul pendant qu’il travaillait). Visite guidée et commentée, avec les passages touristiques obliges.

Cet ete, il prévoit de partir 2 mois a vélo avec sa copine Petra (que j’ai rencontre en coup de vent), mais le parcours est encore en cours de discution. Les 2 options encore en lice prévoient un passage en France, soit via un Strasbourg-Lyon, soit via un Lyon-Limoge. Si vous voulez rencontrer un couple de Croates a vélo (qui parle parfaitement anglais), vous pouvez leur faire signe ici.

Sachant que je partais vers l’Est et la Serbie, il a contacte sa cousine qui vit avec son oncle a Nuštar, sa ville natale, pour m’héberger avant le passage de la frontière, et d’où j’écris ces lignes. J’ai pu aussi rencontrer ses parents, qui tenaient a me rencontrer, mais mon séjour a Nuštar fera l’objet d’un autre billet.

Warm Shower

Après une journée de repos à Cunéo, j’ai repris la route sous une météo pas sympa, du moins pour l’Italie. En Normandie, on dit qu’il fait beau quand il ne pleut pas. Ici, on dit qu’il fait mauvais quand le ciel n’est pas grand bleu.

Après 2 jours de grisaille et de crachin occasionnel, j’étais content de passer une nuit au sec et au chaud, chez Carla y Luigi, que j’ai pu contacter via Warm Shower. (Et la grand mère, qui vit à l’étage du dessous, et qui est sur les photos aussi).

dormir au sec, et pouvoir prendre une douche chaude, et même faire une lessive, un vrai bonheur !

Elle, agricultrice, lui infirmier, ils vivent dans un petit hameau de quelques maison bien planqués dans la campagne italienne, sur les contreforts des monts Genois, à Torrenza Coste. Très sympa, accueillants et prevenants, merci à eux !

La carte de la ferme de Carla:

Le poids des mots

Ma chérie Isabelle m’a offert un drapeau à faire signer par tous mes amis, ma famille, pour emmener des petits mots avec moi sur le parcours. Après avoir oublié de le faire signer à un certain nombre de personnes (par exemple mes frères et soeurs), il était fort rempli au moment du départ, de plein de petites attentions, encouragements, etc forts sympathiques.

Il faut croire cependant que vous l’ayez trop chargé d’émotion, regardez comme il penche. L’explication, est que le tissus, trop lourd pour la tige du drapeau, abîme la tige et sa fixation. L’ensemble ne rempli plus son rôle de visibilité.

Drapeau penché

Drapeau penché

C’est donc le coeur serré que je suis contraint de le renvoyer en France, pour utiliser à la place un petit bout de plastique ultra léger. L’emmener avec moi ne serait pas raisonnable, même si j’aimerai avoir le luxe de pouvoir m’alourdir indéfiniment.

Je garde bien sur avec moi vos petits mots, que j’ai tous en photos, vos encouragements et vos amours. Je tiens bien à vous dire que ce n’est pas un refus de vous emmener avec moi, une envie de vous oublier ou un adieu, c’est juste un drapeau trop lourd, qui ne rempli pas son office de drapeau. Je vous embrasse tous en passant, petit mot sur le drapeau ou pas petit mot sur le drapeau.

 

[pub] Le Vilain Grand Canard est de sortie

cropped-page-accueil-VGCPetit article de promotion du journal pour enfants le Vilain Grand Canard, journal indépendant d’actualités des mondes merveilleux de 10 ans à 237 ans, dans lequel je signe quelques brèves, mais qui est surtout le fruit du travail d’Isabelle et de ses collègues.

Le journal est un objet de détournement journalistique qui relate les actualités imaginaires des mondes merveilleux. Des problèmes politiques chez les lutins aux tournois sportifs des chimères, de l’interview people du chaperon rouge à la rubrique « International », le journal s’adresse d’abord aux enfants, mais ravira petits et grands.

La couverture du Vilain Grand Canard

La couverture du Vilain Grand Canard

Vous pouvez suivre l’actualité du journal sur le site du Vilain Grand Canard, mais vous pouvez surtout pré-commander votre exemplaire en cliquant sur la Une ci dessus. Attention, vous avez jusqu’au 20 janvier uniquement, après cela, il faudra attendre fin février pour placer votre commande.

Polonbike revient très bientôt pour la suite des préparatifs !

Sinon je suis à Paris toute cette semaine, pour voir les copains et aller au salon du voyage à vélo. Si vous aussi faites vous êtes dans le coin faites moi signe !