Argentina

Sur la route de Mendosa

Je suis finalement entré hier en Bolivie, après avoir traversé le Paraguay. Un dernier billet sur l’Argentine, avant de passer à la suite.

Voilà, dans le désordre, quelques impressions et remarques sur ce pays dans lequel j’ai passé pas loin de 2mois.

  • Tres vite en arrivant, je constate que le niveau de sécurité/peur est bien plus élevé que dans les pays précédents. Grilles aux portes et fenêtres des magasins (ouverts, les magasins. Dans certains, le vendeur est à l’intérieur, et donne les articles à travers la grille après avoir été payé), vigiles, police et forces de sécurité très nombreuses. Et tous mes hôtes couchsurfeurs m’ont recommandé de faire attention, se sont enquéris de la suite de mon parcours pour que je ne passe pas dans les zones craignos des villes.
  • De même, il me semble que c’est le pays où on m’a le plus contrôlé. Pendant un picnic sur la place du village, le policier du coin arrive et contrôle mon passeport. Idem sur la route à de nombreux check points policiers.
  • Les magasins et autres n’ont jamais de monnaie. Les vendeurs doivent toujours demander a un voisin ou a quelqu’un qui passe s’ils ont la monnaie lorsque je n’avais pas le compte exact.
  • Une route inscrite sur la carte du pays ne veut pas dire que la route sera bitumée.
  • Le pays a toutes sortes de ressources, minières (métaux précieux, uranium, terres rares, …), hydros carbures, tourisme, agricultures (maïs, soja, millet, élevages, …).
  • 40 millions d’humains, pour 60 millions de bovins. Malgré le fameux asado local (barbecue), la grande majorité et les meilleures pièces sont destinées a l’exportation.
  • Le pays est grand (8eme pays le plus grand sur la planète), sont les distances sont gigantesques. Et les surfaces a cultiver aussi.
  • La moindre petite ville a son aérodrome, voire aéroport international ( avec une piste en herbe), qui permet d’accéder rapidement au reste du pays, et d’épandre les engrais.
  • Qui dit grandes surfaces pour les vaches, dit clôtures autour des champs, ce qui gêne le cyclotouriste qui veut bivouaquer entre les villes.
  • Enormement de petits rapaces tournent dans le ciel. Je suppose que dans les montagnes ils doivent être plus grands.
  • Monsanto, Dow, Bayer, Pionner, BASF, Dupont, s’en donnent à coeur joie en vendant des semences OGM et des engrais.
  • Le pays réclame la souveraineté sur les îles Malouines (cf la bannière déployée par les joueurs lors de leur premier match de la Copa), mais aussi une partie de l’Antarctique. Suite au traité international sur le continent blanc l’Argentine a accepté de mettre ses revendications en veille, mais si le statut du pôle sud change, l’Argentine sera sur les rangs pour avoir sa part du gâteau.
  • La population du pays est principalement issue de l’immigration européenne des 2 siecles précédents. Les indigènes ont à peu près le même traitement que les natifs américains: d’abord massacrés, puis parqués, isolés, appauvris, …
  • Quasiment chaque foyer a au moins un chien. Du coup, dans les grandes villes, promeneur de chien est un métier. On croise dans Buenos Aires des hommes avec 10 chiens en laisse mousquetonnés a la ceinture. Certaines agences proposent même des services où le promeneur a un GPS sur lui, ce qui permet de suivre son chien sur internet pendant la promenade.
  • Il y a dans le pays toutes sortes de voitures. Des vieilles américaines des années 50 aux picks ups derniers cris, des 2CV et 3CV, quelques chinoises, …
  • Internet n’est pas encore arrivé partout dans le pays. Et même quand c’est le cas, ça ne marche pas toujours. Beaucoup de villes ont un WIFI gratuit sur la place centrale, mais s’il fonctionnait dans un quart des cas ce serait deja pas mal.
  • La crise financière de 2001 a été catastrophique pour le pays. On peut dire que ça commence a aller mieux, mais l’économie revient a peine aux niveaux d’avant 2001, et le niveau de pauvreté de la population mettra plus de temps encore.
  • La taxe sur l’entrée et la sortie des capitaux du pays a créé un taux de change parallèle, le Blue dollar, dont le taux est même affiché par les JT et grands quotidiens. Il permet aux touristes d’obtenir des pesos contre des dollars (en cash) a un meilleur taux (environ 20%) que le taux officiel, et ensuite aux Argentins d’acheter des dollars (pour voyager par exemple) moins chers que par leur banque.

 

Je suis sûr et certain que j’en oublie, et que dès ce soir, je me dirai « mince, j’ai oublié ça ! ». Tant pis, c’est tout pour l’Argentine ! Demain, le Paraguay !

 

Iguazu

 

Les chutes d´Iguazu se trouvent sur la frontière entre l´Argentine et le Brésil, et le Paraguay n’est pas loin. Et c’est depuis Puerto Iguazu (la ville coté argentin de la frontière) que j’ai accédé aux chutes.

En effet,le spectacle est impressionnant. Environ 2fois plus grandes que les chutes du Niagara, ca bouillonne, ca éclabousse, ca reflète, ca arc-en-ciel, bref, ca en jette.

Et on peut dire que j’ai eu de la chance: il faisait beau, il n’y avait pas grand monde, et surtout, juste avant que je quitte Iguazu, il est tombé 10cm de pluie en 24h, ce qui fait que depuis, le niveau d’eau des fleuves est tellement monté que les chutes sont en ce moment 2fois plus petites. L’ile en bas des chutes est noyée, la circulation des bateaux de touristes est interrompue, certaines passerelles sont innondees, il semblerait que j’y sois passé au bon moment.

 

A gauche, le Paraguay,en haut à droite, le Brésil, en bas à droite, l’Argentine.

Las tres fronteras, les 3 frontieres entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

Puerto Iguazu, la ville coté argentin, Foz de Iguazu, la ville coté brésilien, sont toutes les 2 orientees vers le touriste autour des chutes. Coté Paraguay, Ciudad del Este est tournee vers …. la contrefaçon et les trafics en tous genre. Du dvd pirate au matériel informatique, fringues, voitures, et probablement bien plus,  tout est vendu, avec une (fausse) facture pour duper les douaniers.

De mon côté, après avoir pris un bus pour arriver plus vite a Iguazu (je dois être mis juillet a La Paz pour retrouver Isabelle qui vient randonner quelques semaines avec moi en Bolivie, et profiter de la garden partie du 14 juillet de l’ambassade puisque je serai dans les parages), j’ai du me résoudre a attendre mon nouveau compteur plusieurs jours. On m´avait promis qu´il arriverait en une semaine, je suis arrivé au bout de 11 jours, et le colis a mis 16 jours pour arriver. Du coup j’ai perdu le temps que j’avais gagné en prenant le bus entre Resistancia et Iguazu.

J’étais arrivé en Amérique du Sud en ayant bien le temps pour rejoindre La Paz. Du coup j’ai fait un (petit) détour par Mendoza, qui s’est avéré plus long que prévu, et me voila un petit peu short en temps au vu de la distance. Du coup on verra si ça passe en roulant beaucoup, ou si je prendrai a nouveau un bus pour gagner quelques jours.

Vers Iguazu

L’étape suivante, après Catamarca, est Puerto Iguazu, pour aller voir les chutes d’Iguazu, classées, comme la baie d’Halong, au patrimoine naturel de l’humanité. Au programme, autour de 1500km, avec un peu tous les types de route.

Un peu de grimpette (1200m de dénivelé en 15km par exemple).

De la route provinciale qui s’avère être juste une piste en terre battue (sans trop de sable et poussière cette fois). Plus de 400km de piste sur ce trajet, c’est toujours surprenant de compter sur une route présente sur la carte du pays, classée comme route provinciale, et de se retrouver nez à nez avec une chemin de terre. Un embourbement à déplorer: sur un tronçon, la terre glaise au sol s’est mise à coller aux pneux, à venir s’entasser dans les gardes boue, jusqu’à forcer le vélo à l’arrêt. Enlever le plus possible avec un morceau de bois et essayer de repartir ne change rien, chaque tour de roue remet son kilo de glaise collante dans le garde boue, dans les étriers des freins, dans le capteur du compteur, dans les phares… Pousser le vélo est également inutile, et donne le même résultat. J’ai du attendre qu’un pick pu passe dans le bon sens et accepte de me transporter jusqu’à la fin du tronçon en glaise.
Ce n’est pas la premiere fois que ça m’est arrivé, mais c’est la fois la plus collante ! Les autres boues, paquets de sable et autres argiles précédents collaient beaucoup moins, et ne m’ont pas forcé de retirer les roues pour nettoyer les gardes boue.

 

Pour la première fois une course avec des chiens agressifs qui font plus qu’aboyer et me courser au passage, mais qui mordent vraiment ! 5 gros chiens de surveillance d’une ferme ont décidé que leur territoire s’étendait sur plusieurs kilomètres de piste. Le matelas en a encore pris un coup, il y a des marques de crocs dans les sacoches, ils ont vraiment essayé de me faire tomber les saligots. Mes mollets ont eu chaud, une morsure sur la chaussure et une sur le mollet, j’ai pu sentir les dents sur ma peau, mais la mâchoire s’est refermée dans le vide. Une bonne frayeur, mais pas de bobo à déplorer.

Desole, pas de photo des chiens, j’étais occupé …

Des coups de soleil qui soulignent vraiment la marque des lunettes et des lanières du casque.

 

Les panneaux « Attention aux animaux » ne montrent plus des vaches …

Un peu plus près des étoiles

Je n’ai pas trouvé comment faire des photos en pause longue sur mon appareil, du coup les photos de nuit sont toujours décevantes.

Comme je passe beaucoup de nuit sous la tente, j’ai regulierement le plaisir de contempler des ciels étoilés a couper le souffle. Ca nécessite une nuit sans (trop de) nuages, mais ça arrive. Quand j’étais encore dans l’hémisphère nord, je pouvais reconnaître quelques étoiles et constellations, mais depuis que je suis dans le Sud c’est un ciel encore plus mystérieux qui s’étale.

Au fur et a mesure des saisons et du temps qui passe, encore plus si je suis en train de rouler plein Est ou Ouest, je constate aussi la durée du jour qui évolue, l’heure de lever et de coucher de soleil changeant de quelques minutes chaque jour, ce qui change rapidement de plusieurs dizaines de minutes par semaine.

Je profite aussi des cycles de la lune, qui change aussi la façon dont le ciel est etoilé (plus la lune brille, moins on voit d’étoiles), voire parfois rayonne complètement dans la nuit, au point que je pourrais presque lire dans la tente. Mais non, je ne suis pas passé au calendrier lunaire pour me repérer dans le temps.

Et parfois (encore faut il être au courant), c’est une nuit des étoiles filantes, comme la nuit du 23 au 24 mai, dont je profite. Enfin, le plus gros était attendu a partir de 1h30 heure locale, j’en ai vu quelques unes mais je dormais probablement deja a cette heure la (j’avais planté la tente sans le double toit, pour profiter du ciel sans les moustiques). En revanche, pendant l’éclipse lunaire et la lune rouge de début avril, j’étais a Buenos Aires, et n’ai pas mis de réveil pour aller en profiter a 3h du matin.

Journee portes ouvertes

La fermeture de la tente (ici il y a 3 mois), a été déclarée décédée il y a quelques jours.

été 

Contre les moustiques dans la tente, rien de mieux qu’une … tente qui ferme. Ca faisait quelques mois deja que la fermeture montrait des signes de faiblesse, mais j’avais pu prolonger sa durée de vie en devenant précautionneux, en la nettoyant, la graissant, bref en en prenant soin. Mais ça n’a fait que retarder l’échéance et ne l’a pas empêché de déclarer forfait.

Loin d’être un amoureux des moustiques, je me suis donc lancé dans un changement de fermeture clair, une première pour moi. D’abord trouver et acheter 3m de fermeture éclair (un nouveau mot de vocabulaire en espagnol qui ne me resservira pas tout de suite), puis découper proprement la fermeture, sans la découdre, afin de coudre la nouvelle sur les ruines de l’ancienne (enlever totalement l’ancienne me ferait coudre la nouvelle directement sur la mousseline fragile de la tente, opération trop délicate pour mes talents de couturiers).

Viennent ensuite plusieurs heures de couture pour venir a bout des 2m50 d’ouverture de la porte, soit 5m de couture au total pour les 2 cotés de la fermeture et de la porte.

Toujours pas de la grande couture, mais comme j’utilise du fil a surlier (pour la voile, extra résistant), ça tient.

Résultat, tadam ! J’ai donc une nouvelle fermeture éclair sur la chambre de ma tente, ce qui me permet de faire chambre a part avec les moustiques, j’espère jusqu’à la fin du voyage. Bon ce n’est pas du grand art, mais en y allant doucement la réparation fonctionne comme prévu

D’autres réparations de couture, comme toujours: des gros points moches, avec du gros fil qui tient, pour un résultat plutôt efficace. Si ca lâche, c’est le tissus a coté de la couture qui est trop affaibli, jamais la couture elle même.

Catamarca

Apres la vallée de la Lune, je prends la direction de San Fernando dela Valle de Catamarca. Oui, on aime les noms de ville a rallonge en Argentine. Pour y passer quelques jours chez mon hôte couchsurfing Melisa. Au programme repos, nettoyage et maintenance, comme a chaque pause en fait. Petite visite de la ville commentee par Melisa, mais comme ce n’est pas ce qu’il y a a voir a Catamarca qui va empiéter sur mon programme, j’ai eu tout le temps de changer la fermeture éclair de la tente. C’est pas que j’aime les nuits sans insectes, mais … euh … si en fait.

Melisa et son chien Pitou sur les hauteurs de Catamarca

Je repars juste a temps de Catamarca pour grimper dans les montagnes environnantes, et être en dehors de la pollution lumineuse de la ville pour profiter de la nuit des étoiles filantes a la fin du mois dernier.

Nouveau compteur

Ancien et nouveau compteur

Ancien et nouveau compteur

Debut avril, mon compteur, pourtant pas si vieux (5mois et meme pas 10.000km), a commencé a afficher des valeurs bizarres pourla temperature et l’altitude, indiquant que les capteurs de temperature et pression atmospherique n’etaient pas en grande forme. Le bon coté, c’est que seules les valeurs de temperature, altitude et inclinaison etaient affectées, la partie vitesse, distance, temps continuant d’indiquer des valeurs correctes.

Le compteur a ensuite eu des jours avec et des jours sans, indiquant parfois des valeurs completement fantaisistes, et parfois reprenant ses esprits et redevenant utile.

14km/h, sur une route a 62% … je suis bon, mais quand meme pas a ce point !

J’ai donc contacté le constructeur (VDO), qui m’en a proposé un nouveau sans meme me demander plus d’explications, une facture ou des photos. Le seul souci: oú l’envoyer, sachant qu’il faut une grosse semaine au colis pour arriver. Quelques emails a des hostel a Puerto Iguazu plus tard, je fais expedier le colis la bas, en esperant qu’il arrive avant moi. J’arrive un peu plus de 10jours apres l’envoi, mais le paquet n’est toujours pas la. Bon, j’ai le temps de visiter les chutes, et m’occuper des traditionnelles corvees de pause (nettoyage, maintenance, ..), mais le paquet n’arrive toujours pas. C’est finalement 2 semaines apres qu’il soit parti d’Allemagne que j’ai enfin recu mon nouveau compteur, que j’initialise a 21.500km. Ah oui, tient, il ne me semble pas vous avoir dit que j’avais depassé les 20.000 recemment.

Hé donc, malgré l’attente du colis plus longue que prévue, un grand merci à VDO.

Valle de la Luna

Je suis actuellement a Puerto Iguazu, au Nord Est de l’Argentine, a la frontière du Paraguay et du Brésil.

Ma direction suivante après la région de Mendoza fut celle de la vallée de la Lune. Avec une pause a San Agustin de la Valle Fertil pour fêter mes 30 ans en passant. San Agustin, quelques milliers d´habitants, petite ville au milieu de rien, complètement isolée (toutes les communications passent par satellite, et quand la liaison est en rade, plus rien ne fonctionne).

Et comme son nom ne l’indique pas, la vallée est très sèche, voire désertique. Un village 3 maisonnettes tous les 50km, une couverture téléphonique des plus succincte, ça donne des paysages assez beaux.

Helas, le parc naturel de la vallée de la Lune est payant, et son accès est limité aux 4×4, avec guides. 4×4 + guide + entree du parc … hummm, laissez moi réfléchir … bah non, merci, je vais me contenter des alentours, qui en jettent deja pas mal.

Direction La Rioja, ville pres de laquelle je croise 3 cyclos francais, on passera la journee et soiree ensemble avant de repartir chacun dans sa direction le lendemain, puis San Fernando de la Valle de Catamarca (ou Catamarca, pour les intimes, et ceux que les noms de ville a rallonge fatiguent).

Les vins argentins

Ca aurait ete dommage de ne pas visiter des vignes et caves et de quitter la province sans avoir gouté du vin argentin ! Ce fut fait, ou presque.

Ce fut pendant mon sejour a Tupungato que je suis allé faire un tour dans les vignes, et faire une degustation/visite chez Jean Bousquet, vigneron francais qui s’est installé la il y a une quinzaine d’annees. Selon la legende, il voulait faire du vin bio mais il pleuvait trop a Carcassone pour pouvoir se passer des fongicides (humidité => champignons), il a alors voyagé a travers le monde avant de tomber amoureux de la region. Il a alors acheté 200 hectares de terre nue, et a fondé sa nouvelle exploitation. 15 ans plus tard, il est multi millionnaire.

Les locaux, bien que plutot jaloux du succes, savent tres bien et disent eux meme a quoi il est du: les francais n’ont pas pris le rythme local, et sont au boulot le matin a 8h. Tandis qu’un argentin aurait plutot tendance a commencer vers 10h, arreter a 14 pour manger, puis la sieste, et reprendre apres 17h pour finir la journee, sans non plus travailler tard dans la nuit. Si ca s’explique pendant l’été quand les temperatures sont (tres) chaudes, garder ce rythme pendant l’hiver ne se justifie que par l’habitude. 

Du coup, du vin argentin fait par un vigneron francais, dans un cadre assez sympa, avec le soleil au rdv, la degustation ne fut pas mauvaise, loin de la !

J’ai aussi pu gouter de « vrais » vins argentins, mais pas en degustation/comparaison comme ce fut le cas chez Jean Bousquet.

La Finca Gottardini

Orlando Gottardini, le roi de la ferme.

La Finca Gottardini se trouve a Tupungato, petite ville a 80km au sud de Mendoza. C’est un des coeurs des domaines vinicoles de la region, elle meme region vinicole principale du pays. Orlando accueille tous les ans depuis 30ans des volontaires, principalement etrangers et d’un peu partout, qui viennent passer de quelques jours a quelques semaines dans sa ferme.

Le principe ? Les volontaires sont logés et nourris contre quelques heures (3-4) de travail quotidien. Et c’est Orlando lui meme qui rappelle qu’on n’est pas la pour se fouler, qui nous emmene glaner des fruits dans les champs alentours ou se balader (encore plus) a la campagne.

C’est ainsi que j’ai rejoint 2 francaises, une quebecoise et un suedois dans la maisonnette qui equipe la ferme. (Orlando et sa femme Gema habitent « en ville ».). Tout les volontaires parlent francais, mais Orlando parle moins anglais que moi espagnol, du coup j’ai pu faire progresser (un peu) mon castijano.

Les recoltes (principalement des noix et de l’ail) sont terminees, du coup nous faisons surtout de l’entretien du domaine et de la maison (desherbage, poncage, peinture, terrassement, …).

Le confort, sans etre spartiate ni meme sommaire (surtout pour un cyclotouriste), est limité. Il faut par exemple faire du feu de bois pour avoir de l’eau chaude sous la douche, evidemment pas de telephone ni d’internet. Mais en revanche, un potager bio, du soleil, tout ce qu’il faut pour cuisiner de bons petits plats, bref, la belle vie, sans se stresser.

Orlando et Gema devant les vignes de Louis Vuitton (Chandon)

Une des 2 chambres

Orlando, Kikou et moi

Moi, Karlito, Sarita et Nano

Le chauffe eau

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