Bonne année 2015 !

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Quelques images parmi les mieux notées dans mes galeries.

[Ce billet est traduit en français plus bas. Il s’agit l’email de bonne année envoyé à tous ceux que j’ai croisé ici et là pendant mon tour du monde, histoire de dire que je suis bien arrivé et pour reprendre contact. Avec un peu de chance, 2015 sera aussi l’année de la reprise et clôture du blog avec les revues de matériel et quelques billets plus analytiques pour refermer le voyage.]

Hello and happy new year everyone !

First things first, (my bike and) I want, for this opening year, to wish you the best for every trip you are planning/travelling, the best for your family, friends, and all the people that matter to you, the best in every aspect of your life, opportunities, meeting great people, health, happiness and all …

You are receiving this email because we have met somewhere on the planet at some point during 2013 or 2014. Maybe just for 15 minutes on the side of a road in the middle of nowhere. Maybe we shared a week cycling or resting somewhere. Maybe you hosted me or gave me advices, food, friendship, … Maybe you were just there.
And I wanted to thank you for that ! You are what made this trip possible, and I am forever grateful for that.

I have been back in France for now 3 months, after more than a year and a half away, more than 26.500km on my bicycle, 25 countries in 4 continents (France, Italia, Slovenia, Croatia, Serbia, Bulgaria, Greece, Turkey, Georgia, Azerbaïjan, Kazakhstan, Kirguizstan, China, Laos, Vietnam, Cambodia, Thailand, Malaysia, Indonesia, Argentina, Brasil, Paraguay, Bolivia, Peru and Spain).

Still landing (I’ll have a flat starting february, no active job search yet), I have taken the time to meet with my family, friends, and people that matter to me, spend some quality time during those end of the year celebrations. I have started running again (beat my marathon (only) record is my resolution for 2015), went skiing for 2 days (have to work on that too, but not part of this year resolutions). On the bike side, it is still waiting for a huge maintenance effort that I will have to perform before any new trip. I am not fed up with cycling (I’ve used city bikes since I’m back), but not really in a hurry, needing my daily cycling fix. It’s winter here anyway.

It is still quite weird to get back to « normal » (But what is normal ?…), I still have issues with huge supermarkets, malls and places with too much crowd, but I think I’m getting better everyday (for those who travelled, how did you manage this part of the trip ?).

As soon as I have my own place (well, my own room in a shared flat, starting next month), you are more than welcome to come and visit Lyon (and me). In the meantime, I would love to know how you’re doing and to hear from you.

Until then,

Cheers, hugs and kisses

Pol/Paul/polonbike/BikeKnight_84/littlevache…
www.polonbike.net
@polonbike
pol@polonbike.net

Salut, et bonne année à tous !

Tout d’abord, mon vélo et moi nous associons pour te souhaiter le meilleur pour cette année qui commence. Le meilleur dans tes voyages, prévus ou en cours, le meilleur pour ta famille, tes amis, les gens qui comptent pour toi, le meilleur dans tous les aspects de ta vie, des rencontres, opportunités, la santé et tout le reste.

Tu reçois cet email car nous nous sommes rencontrés quelque part sur le globe en 2013 ou 2014. Peut être simplement quelques minutes au bord de la route au milieu de nulle part. Peut être avons nous roulé ensemble quelques jours, ou avons passé du temps ensemble quelque part. Peut être m’a tu hébergé, aidé, nourri, … Peut être étais tu simplement là.
Et je voulais t’en remercier. Tu es ce qui a rendu ce voyage possible, et je t’en serai à jamais reconnaissant.

Je suis de retour en France depuis 3 mois maintenant, après un peu plus d’un an et demi de voyage, plus de 26.500km pédalés, 25 pays sur 4 continents (France, Italie, Slovénie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirguizstan, Chine, Laos, Vietnam, Cambodge, Thailande, Malaysie, Indonésie, Argentine, Brésil, Paraguay, Bolivie, Pérou et Espagne).

Toujours en période de re adaptation (j’aurai un appart à partir de février, pas encore de recherche active de boulot), j’ai pris le temps de revoir ma famille, mes amis, les gens qui m’entourent, et de passer du temps avec eux pendant ces fêtes de fin d’année. Je me suis remis à courir (battre mon seul chrono de marathon est mon objectif de 2015), je suis allé passer 2 jours au ski (beaucoup de travail de ce côté là, mais ça ne fait pas partie des résolutions 2015). Du côté du vélo, il attend toujours une grosse maintenance que je vais devoir faire avant la prochaine sortie. Je n’ai pas abandonné le vélo (j’utilise les Vélovs et autre depuis mon retour), mais je ne suis pas spécialement pressé, je n’ai pas besoin de ma dose quotidienne. De toute façon c’est l’hiver ici.

C’est encore parfois bizarre d’être de retour dans la vie « normal » ( mais qu’est ce qui est normal ?…), je ne suis toujours pas fan des supermarchés, centres commerciaux, des grosses foules, mais je pense que ça va de mieux en mieux. Pour ceux qui ont voyagé, comment avez vous vécu cette période là ?

Dès que j’ai mon appart (enfin, ma chambre dans une colocation, à partir du mois prochain), vous êtes évidemment les bienvenus pour venir visiter Lyon (et me voir). D’ici là, je serai ravi d’avoir de vos nouvelles.

En attendant,

Des bisous,

Pol/Paul/polonbike/littlevache…
www.polonbike.net
@polonbike
pol@polonbike.net

Bolivia

Un coucou de La Paz. Désolé pour l’absence de nouvelles depuis mon arrivée en Bolivie, c’est simplement que je n’ai pas pris le temps de mettre à jour le blog, mais tout va bien !
Depuis la frontière, je suis passé par Santa Cruz, Cochabamba, un col à 4500m, La Paz, la Casa del Ciclista, le restaurant Gustu et bien d’autres endroits insolites.
Depuis quelques jours Isabelle m’a rejoint pour aller backpaquer et randonner dans le reste du pays (sauf le Salar d’Uyuni que nous prévoyons de traverser à vélo), et nous partons demain pour Copacabana et le lac Titicaca.

En attendant plus de nouvelles, vous pouvez parcourir les photos prises jusqu’à mon arrivée à La Paz.

Asunción

Asunción, capitale du Paraguay, 2 millions d’habitants. Je m’y suis arrêté quelques jours pour visiter, même s’il n’y a pas grand chose a y voir, et voir quelques matchs du début de la coupe du monde (dont le premier match de la France, par exemple), sympathiser et boire des coups devant le foot avec les backpackers présents.

Quelques jours très sympa a l’hostel El Jardin, tenu par un suédois et sa compagne aux origines brésilo-paraguo-suédoises (photo de la page facebook de l’hostel).

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La capitale n’a rien de sensationnel, juste une petite pause appréciable et appréciée avant de reprendre la route vers le nord du pays et la Bolivie.

Los Heros

Los Heros (dedans)

cathédrale

Palais présidentiel

Un peu plus près des étoiles

Je n’ai pas trouvé comment faire des photos en pause longue sur mon appareil, du coup les photos de nuit sont toujours décevantes.

Comme je passe beaucoup de nuit sous la tente, j’ai regulierement le plaisir de contempler des ciels étoilés a couper le souffle. Ca nécessite une nuit sans (trop de) nuages, mais ça arrive. Quand j’étais encore dans l’hémisphère nord, je pouvais reconnaître quelques étoiles et constellations, mais depuis que je suis dans le Sud c’est un ciel encore plus mystérieux qui s’étale.

Au fur et a mesure des saisons et du temps qui passe, encore plus si je suis en train de rouler plein Est ou Ouest, je constate aussi la durée du jour qui évolue, l’heure de lever et de coucher de soleil changeant de quelques minutes chaque jour, ce qui change rapidement de plusieurs dizaines de minutes par semaine.

Je profite aussi des cycles de la lune, qui change aussi la façon dont le ciel est etoilé (plus la lune brille, moins on voit d’étoiles), voire parfois rayonne complètement dans la nuit, au point que je pourrais presque lire dans la tente. Mais non, je ne suis pas passé au calendrier lunaire pour me repérer dans le temps.

Et parfois (encore faut il être au courant), c’est une nuit des étoiles filantes, comme la nuit du 23 au 24 mai, dont je profite. Enfin, le plus gros était attendu a partir de 1h30 heure locale, j’en ai vu quelques unes mais je dormais probablement deja a cette heure la (j’avais planté la tente sans le double toit, pour profiter du ciel sans les moustiques). En revanche, pendant l’éclipse lunaire et la lune rouge de début avril, j’étais a Buenos Aires, et n’ai pas mis de réveil pour aller en profiter a 3h du matin.

Valle de la Luna

Je suis actuellement a Puerto Iguazu, au Nord Est de l’Argentine, a la frontière du Paraguay et du Brésil.

Ma direction suivante après la région de Mendoza fut celle de la vallée de la Lune. Avec une pause a San Agustin de la Valle Fertil pour fêter mes 30 ans en passant. San Agustin, quelques milliers d´habitants, petite ville au milieu de rien, complètement isolée (toutes les communications passent par satellite, et quand la liaison est en rade, plus rien ne fonctionne).

Et comme son nom ne l’indique pas, la vallée est très sèche, voire désertique. Un village 3 maisonnettes tous les 50km, une couverture téléphonique des plus succincte, ça donne des paysages assez beaux.

Helas, le parc naturel de la vallée de la Lune est payant, et son accès est limité aux 4×4, avec guides. 4×4 + guide + entree du parc … hummm, laissez moi réfléchir … bah non, merci, je vais me contenter des alentours, qui en jettent deja pas mal.

Direction La Rioja, ville pres de laquelle je croise 3 cyclos francais, on passera la journee et soiree ensemble avant de repartir chacun dans sa direction le lendemain, puis San Fernando de la Valle de Catamarca (ou Catamarca, pour les intimes, et ceux que les noms de ville a rallonge fatiguent).

Pendant que j’avais 30ans …. (2)

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Non, ce n’est pas vrai, je n’ai pas versé ma petite larme en regardant cette vidéo avec des petits mots des copains et de la famille. C’était juste que le vent, la poussière, les allergies, ….
C’est dur de vous remercier tous, pour tous vos messages, vos pensées et vos encouragements ! Mais sachez que moi aussi, sur mon vélo, je pense à vous.

Tania, Jean Luc et Cie, au plaisir de vous revoir, j’espère pour un concert de jazz/marionnettes.
Etienne, j’espère que tout va toujours bien à Lille. Et non, moi je ne me dope pas (si on oublie le Dulce de Lèche en ce moment).
Louis & Marion, un aquarium, un PACS, non mais c’est quoi la prochaine étape ? Un chien ?
Odré, Manus, Aliche, Alice, Yey, changez rien (ou tout, ca dépend des moments).
Les Moracchinis, quel changement ! Contrats aux parents et aux grands parents !
Cocoralie & Cie, au plaisir de vous rencontrer tous les 3.
Gaelle et Arno, prendre les photos, ça compte comme participation aux travaux ?
Les Mauriciens, hélas non, je ne serai pas à Dieppe cet été, mais en Bolivie.
Les Meurettes, là aussi la famille s’agrandit ! Et d’Indonésie j’ai pu lire la presse locale qui rendait compte de l’exposition de Paul.
Franck & Pati, bien sûr que je rentre et qu’on se recroisera à Lyon !
Anaïs, attention, derrière toi, une moustache !
Groupe Anonyme de Paris : banane ou chocolat ?
Mickael, 4 ans pour choisir, mais au plaisir d’en profiter à mon retour.
Marie et Simon, en effet pas de Patagonie, il a l’air de faire frais pour pédaler !
Laureline, avec les beaux jours, de retour sur le cheval après le ski cet hiver ?
Les Hérissons, en effet, toujours de montgolfière dans le voyage, ni d’Australie, désolé cousine !
Meb, bonne installation chez les roast brefs !
Odré, alors, comment s’appelle le vélo, et où randonne t il ?
Didier, pas de photo, mais tes petits mots sont toujours au top !
Binôme ! En effet j’espère que le casque me va mieux qu’à toi/ et qu’à lui.
Caro ! Mais que fais tu dans ce grand nord ?
Clément, sans chercher à devenir Marseillais, ça sera dès que l’occasion se présentera.
Popo, c’est lequel Bob ?
Jessy, Danemark, Mexique, c’est où la suite ?
Breton: jamais vu un tas de merde aussi vieux !
Marif, en effet tu as corrigé toute seule, c’est bien 30 !
Adeline, bonne installation toulousaine !
Claire, alors la vie à 3 ?
François, a priori je serai rentré pour le mariage.
Fred, merci je m’y attèle, mais je ne suis pas passé par l’Everest comme toi précédemment.
Isabelle, merci. Ne change rien stp.
Les parents: merci pour les photos et les nouvelles !


J’en ai forcément oublié ici, et j’en suis désolé, mais rassurez vous je pense à vous aussi !

Pendant que j’avais 30 ans …. (1)

Il y a un an de ca, j’etais a Sofia, Bulgarie, pour fêter mes 29ans. Cette année, c’est a San Agustin Del Valle Fertil, Argentine, que j’ai passé le 12 mai. Apres la « mésaventure » de la célébration de l’année de voyage (sans bière !), je voulais pouvoir fêter mon anniversaire dans un endroit où il y aurait d’autres touristes, des bières, .. et pas tout seul sous la tente.

Petite ville rurale de quelques milliers d’habitants, SADVF est la porte d’entrée pour aller visiter (en 4×4) plusieurs parc naturels qui se trouvent a moins de 100km dans les alentours. Par ma part, venant de longer un de ces parcs naturels sur une centaine de km, aller faire du 4×4, non merci. Je me suis contenté de profiter de l’offre touristique pour passer 2 nuits dans un hostel loin d’être plein (c’est l’automne ici).

Et comme les villages environnants sont à plusieurs dizaines de kilomètres, les communications passent par satellite, ca coûte moins cher que de faire passer des fibres. Du coup, quand le satellite est en rade, c’est tout internet, les téléphones fixes et mobiles, et sûrement d’autres services, qui sonnent dans le vide.

C’etait évidemment le cas quand je suis arrivé dans l’après midi de mes 30 ans (et c’est toujours le cas alors que je vais repartir plus au nord). Pas de wifi a l’auberge de jeunesse, pas de service mobile, le wifi public du village également en carafe, seul un petit cyber café était ouvert et fonctionnait je ne sais comment, avec un débit lamentable. C’est comme ça que j’ai pu accéder a mes emails en un temps record (plusieurs dizaines de minutes). Je vous épargne la galère pour poster cet article, je n’essaierai même pas de mettre des photos.

J’ai donc pu lire tous vos messages d’anniversaire, merci à vous tous ! J’ai également pu avoir vent d’une initiative vidéo qui, j’en suis certain, m’arrachera une petite larme, mais pas de chance … je n’ai pas encore pu la telecharger pour en profiter !! 🙁

Je vous tiendrai donc au courant de si j’ai ou pas eu des poussières dans les yeux en regardant la vidéo concoctée, et vous raconterai mes aventures de ces 2 dernieres semaines dans l’Ouest argentin dans plusieurs jours. En attendant, je vais aller voir la Valle dela Luna (parc naturel), puis rejoindre la civilisation (des supermarchés, une vraie connexion internet, …)  en me dirigeant vers San Fernando del Valle de Catamarca.

Merci pour tous vos messages, et a très bientôt !!

Dans l’atelier en ce moment …

2 ennuis mécaniques m’ont fait faire la tournée des magasins de vélo a Jakarta puis a Buenos Aires. 15 boutiques sans trouver mon bonheur en Indonésie, 6 en Argentine, pour un résultat mitigé.

La potence

La potence (La pièce qui relie le guidon a la fourche de la roue avant) a pris cher sur les routes d’Indonésie, et certains chocs plus violents que les autres n’ont pas aidé. Resultat, du jeu est apparu entre le cadre et la cuvette basse de la potence. Pas grand chose, mais un petit déplacement horizontal d’un millimètre, qui ne demande qu’à grandir a chaque choc, trottoir, trou, …

Apres quelques mails et photos échangés avec mon atelier vélo préféré, et avec le constructeur du velo, la meilleure solution est identifiée: Une nouvelle potence, et de la pâte durcissante pour combler l’élargissement du tube sur le cadre.

Photos:

1- Le tube pour la potence. On voit que la peinture a sauté sur un coté, a cause d’un choc plus gros que les autres.

2- La pâte durcissante bi-composants. On mélange 5min les 2 pates, puis on tartine l’espace où vient s’emmancher la cuvette.

3- La nouvelle cuvette en place, pour 16h de sechage le temps que la pate durcisse et occupe l’espace créé par l’elargissement du tube en devenant dure comme de la pierre.

4- Graissage massif et remontage de la fourche sur la potence.

5- Nouvelle potence en place.

Résultat, après un jour de pedalage sur les routes d’Argentine, avec conduite douce, sans passer par des pistes impraticables, le jeu dans la potence est réapparu. Moins prononcé, une nouvelle potence et un remontage/réglage/… aux petits oignons a aidé, mais la pâte n’a pas résisté aux chocs et vibrations du vélo. La situation est meilleure qu’avant, mais je vais devoir garder une conduite douce, démonter, graisser, resserrer, entretenir régulièrement, et surveiller la chose pendant le reste du voyage.

La patte de dérailleur

A ce point du voyage, j’ai le vélo a utilisé autant de patte de dérailleur qu’il n’a subi de crevaison: 3 . C’est beaucoup ! Celle du départ a laché ici, et la suivante dans le sud de Sumatra. J’ en ai recu 2 neuves apres la premiere casse, mais me retrouve maintenant sans rechange. Il m’en fallait donc une de plus pour être certain de pouvoir subvenir à une éventuelle troisième casse.

Le point noir, c’est l’existence de plus de 350 modeles différents, forcement tous disponibles sauf celui que je cherche. C’est en cherchant une nouvelle patte de dérailleur que j’ai parcouru les magasins de velo Jakartiens puis Buenos-Aires-iens. Sans jamais trouver mon bonheur.

A gauche, la pièce que je cherche: A droite, la pièce la plus proche que j’ai pu trouver.

 

Du coup, après la proposition d’un magasin d’usiner la pièce de droite pour obtenir celle de gauche, mais revenez dans 2 semaines on pourra peut être s’en occuper, j’ai decidé de m’en occuper moi même. En guise de machine-outil, la lime du couteau suisse, et la première moitié du travail s’est plutôt mieux passée que prévu. En 2h de limage, J’ai pu faire environ 50% du parcours vers la nouvelle pièce.

Je n’ai pas encore terminé la pièce, mais je sais maintenant qu’en 2h de temps je peux terminer de limer l’encoche en trop et avoir une nouvelle patte de dérailleur si besoin. Ou m’en occuper pendant un moment creux d’ici là.

Bref, 2 petits ennuis avec le vélo, qui ont tous les 2 trouvés une demi solution, mais hélas pas une réparation totale et satisfaisante. J’espere que tout tiendra la distance qui reste a parcourir, mais je vais devoir garder une attention constante sur la potence pour éviter que le petit souci ne se transforme en mega drame.

Un vol sans fin

 

2 avions (tout le trajet fut sur Turkish Airlines, Jakarta-Istanbul et Istanbul-Buenos Aires), 4 décollages et 4 atterrissages, 5 aéroports (Jakarta-Singapour-Instanbul-Sao Paulo-Buenos Aires), plus de 30h dans les airs, sans surprise, ce fut long, monotone, déphasant, fatiguant. Ce n´est pas la même chose de lire la durée sur le billet, et de la vivre concrètement. Mais c´etait le prix a payer pour changer de continent (en plus du prix du billet évidemment). 

Le premier avion du voyage, entre la Malaisie et l´Indonesie il y a un mois avait pu servir de répétition. J´etais arrivé a vélo a l´aeroport 2h30 avant le vol, et avais du au final me dépêcher après avoir enfin enregistré le vélo et les bagages pour rejoindre l´embarquement. Cette fois, je suis arrivé 6h avant l´embarquement, pour avoir bien le temps de démonter et emballer le vélo, manger un morceau, et arriver frais et dispo dans l´avion, ou presque.

Pour que le vélo soit accepté en soute, toutes les compagnies imposent de:

  • Degonfler les pneus (pour éviter qu´ils n´explosent avec les changements de pression dans la soute)
  • Demonter les pédales
  • Mettre le guidon dans l´axe du cadre

Pour diminuer l´encombrement de mon vélo couché, qui prend plus de place qu´un vélo droit, je retire en plus le siège, et règle la longueur des jambes au minimum en rentrant la bôme dans le cadre (l´espacement entre le siège et le pédalier est réglable sur le velo, pour s´adapter a la taille du cycliste). Ensuite, je fais emballer le tout sur les machines a cellophane de l´aeroport.

Et comme j´ai 4 sacoches de vélo, plus le casque et le siège, mais n´ai le droit qu´a 2 bagages, j´ai acheté avant des sacs (vides) de riz de 50kg, que j´ai ensuite cousu fermement pour les fermer et éviter qu´ils ne s´ouvrent ou que qu´un bagagiste indélicat ne soit tenté.

Malgré tout ça, devant l´encombrement du vélo, et malgré la politique de Turkish Airlines inscrite en toutes lettres sur leur site qui assure le transport des « vélos et objets assimilables à des vélos », ils m´ont fait signer un document disant qu´ils n´etaient pas responsables si le vélo arrivait en retard et/ou abîmé. Le document indiquait a la base qu´ils n´etaient pas responsable s´il etait perdu, mais devant mon refus de le signer, ils ont retiré la mention. J´ai du coup passé tout le voyage en pensant qu´il etait peu probable que le vélo ne soit présent a l´arrivee, et qu´il allait falloir que je l´attende a Buenos Aires. Mais bonne surprise, le vélo m´attendait a coté du tapis roulant des bagages quand je suis enfin arrivé a destination.

Dans les avions, pour que les passagers ne soient pas trop insupportables, Turkish Airlines fourni le divertissement. Les écrans assez bien pensés fournissent un bon choix de films, récents et classiques, musique de toute sorte, petits jeux (on peut jouer aux échecs contre d´autres passagers, chacun devant son écran), la carte et les infos sur l´avancement de l´avion. Je n´avais jamais volé aussi longtemps, et ce fut une bonne surprise. 

 De même, je m´attendais à de la nourriture fade de type hôpital, mais finalement ce fut une presque savoureuse surprise, des plateaux repas plus que décents. Et en plus, des snacks a volonté entre les repas, ce que mon estomac de cycliste habitué á beaucoup manger a apprécié.

En revanche, les compagnies pourraient faire un effort sur le recyclage, il y a probablement autant de plastique jeté que de nourriture sur le plateau … Mais bon, quand on rejette tant de tonnes de CO2 et autres dans l´atmosphere en brûlant des dizaines de tonnes de pétrole, on n´est surement pas a ca près …

Dans le deuxième avion, un autre cycliste, Gunnar, norvégien, la soixantaine, vient lui aussi pédaler quelques mois en Amérique du Sud. Pas de bol, un sac attaché a son vélo a disparu quelque part sur le trajet. Et il contenait les pédales … c´est moins pratique pour pédaler de l´aeroport au centre ville ensuite …

Atterrissage a 23h heure locale, et nuit a l´aeroport avec Gunnar pour pédaler une fois le jour levé

Et pour que je ne sente pas trop dépaysé en arrivant, l´Argentine est bloquée par une grève nationale très suivie qui a commencé a minuit, une heure après mon atterrissage. Pas de bus navette pour rejoindre le centre ville (Gunnar a du prendre un taxi pour aller chercher un magasin de vélo et de nouvelles pédales), pas de nettoyage ni de wifi a l´aeroport, la moitié des vols nationaux annulés, …

Le centre ville est désert, pas de bus, très peu de taxis, la plupart des commerces fermés en soutien a la grève ou faute de clients, plein de gens a vélo… L´ideal pour le cycliste, je n´ai decouvert le « vrai » Buenos Aires que le lendemain.

Jakarta

A Jakarta, j´ai eu le plaisir d´etre hebergé par Mierza, couchsurfeur local. 

Mierza (au milieu) and friends

Mon age, consultant en finance islamique depuis peu, futur marié (et du coup plein de questions sur le « french love »), ce fut une belle rencontre. Tres content de m´avoir chez lui, après m´avoir presenté a ses amis, il m´a baladé et montré sa vie de jeune actif Jakartien de classe moyenne+.

Ca qui signifie beaucoup de temps en voiture dans les bouchons. Jakarta doit être la ville la plus encombrée que j´ai visitee depuis le départ de France. Une fréquentation élevée des nombreux malls (centres commerciaux) flambants neufs de la capitale, pour tout prétexte (resto, ciné, courses, spectacle/culture/détente/…). Quasiment toute sortie a Jakarta se déroule dans un mall, c´est impressiant. Et il y en a partout, gigantesques (bien plus grands que la PartDieu a Lyon par exemple), bondés, …

Il faut bien fournir une offre a cette nouvelle classe moyenne qui a soudain les moyens de profiter de la société de consommation.

La skyline du centre d´affaires

Dans un de ces malls, on a pu assister (gratuitement) a un spectacle de danse/musique/théâtre d´une autre région d´Indonesie (Padang). Pleins de couleurs, des percussions sur des  espèces de « vases » métalliques, des danses autour du Silat (art martial indonésien)..

 

On est aussi allé voir The Raid2 au cinéma, film d´action indonesien, évidemment en basaha non sous titré. Le premier opus avait eu un bon accueil international, et je l´avais vu quand il était sorti. Le second venant de sortir sur les toiles indonésiennes (et sur les affiches de tout Jakarta, ca changeait un peu des pubs pour le tabac et pour les candidats aux législatives), Mierza a tenu a m´y emmener quand il a su que j´avais vu le premier. Heureusement peu de dialogues et beaucoup d´action (a nouveau du silat), j´ai pu comprendre ce qui se passait assez facilement ..

Tres peu de visites touristiques, mais c´est pas forcement plus mal, je préfère voir la vie locale de l´interieur plutot qu´une representation figée et idéalisée pour les touristes. Juste un petit tour par le monument national, l´equivalent local de l´Arc de triomphe (mais en forme d´obelisque).

 

Du coup, une belle rencontre et un bon moment passé dans la capitale indonésienne, de laquelle j´ai decollé mardi 8 (veille des elections legislatives pour tout le pays) pour le troisième continent du voyage: l´Amerique du Sud, en commençant par Buenos Aires.