L’usure du materiel

 Au bout d’un an de voyage, une partie du matériel commence à montrer des signes de faiblesse. J’ai l’impression de faire de plus en plus de maintenance et de réparation, et je serre les fesses prie pour que certaines choses tiennent jusqu’au bout du voyage.

Concernant les vêtements, après les 2 premiers bermudas décédés en Chine, un troisième a lâché exactement de la même façon. Malgré une première réparation, le tissu a re lâché juste a coté de la couture.

 Du coté du vélo, en dehors de l’usure et de l’entretien standards (changement des patins de freins, graissage de la chaîne, réglage du dérailleur, reserrage des differents boulons, … tous les quelques milliers de kilomètres), certaines pièces commencent à montrer des signes d’usure. J’ai par exemple du « patcher » le tube de chaîne qui vient parfois toucher le pneu arrière. J’ai simplement collé un morceau de tuyau d’arrosage sur le trou qui montrait la chaîne a la manière d’une fracture ouverte.

Comme je vous l’ai raconté hier, mon appui tête qui servait surtout a tenir le sac a dos sur le porte bagage est décédé, et remplacé par une boucle de corde sur laquelle je mousquetonne ledit sac a dos. Du grand art comme vous pouvez le voir.

Le tapis de sol de la tente n’a pas subit de nouveau trou depuis le Cambodge, il est désormais patché avec de la bâche en plastique.

La toile de la chambre comporte désormais 4 « rustines » en rideau anti moustique, des petits trous causés par la fermeture éclair qui vient se coincer dans le tissu, ou pat des épines de ronces au moment du pliage.

Le double toit montre également des signes de faiblesse avec des micro trous qui apparaissent le long des coutures, provoquant des -petites- fuites pendant les grosses averses. Pas de drame jusqu’a present, simplement des gouttes deplaisantes

Il y a aussi les chaussures qui montrent des signes d’usure et la semelle qui se decolle un peu sur les cotés (recollée au neoprene), les griffures sur les sacoches, la gamelle qui se cabosse, sans parler du matelas auto dégonflant que je n’ai pas encore remplacé depuis l’épisode de la fourmi

J’espere que le matériel important arrivera au bout du voyage, mais il est clair qu’une partie ne repartira pas en long périple. La plupart de ces réparations est causée par l’usure normale de l’equipement, une partie par des inattentions de ma part (les trous dans la chambre de la tente par exemple), et d’autres par une usure prématurée du matériel, que j’espère réussir a faire comprendre au(x) fabricant(s).

 

1an deja !

Mardi dernier, le premier avril, a marqué l’anniversaire de mon départ de Lyon. Un an deja ! Le lundi de Paques 2013 je quittais le 3eme arrondissement de Lyon a vélo. Plein de copains rassemblés par surprise pour me voir partir, accompagné d’une amie Pauline pour la première semaine. A propos, a tous ceux qui étaient la, je n’ai reçu aucune de vos photos prises ce matin la ! Je vous ai en vidéo a jouer les paparrazzis, donc j’ai des noms, si vous avez encore les photos et pouviez me les envoyer ca serait sympa.

Un an, ça passe vite et doucement a la fois. L’impression d’être parti avant hier et il y a plusieurs vies en même temps. D’etre toujours lié a la France et de rentrer bientôt (d’ici 6 petits mois seulement), mais aussi d’avoir vécu énormément de différentes expériences et d’avoir encore plein de découvertes a faire. Evidemment, malgré quelques moments moins faciles, ce fut une année remplie de positif.

Pour marquer le coup, j’ai voulu célébrer ça et me faire un repas un peu plus garni que d’habitude, et l’arroser d’une bière, c’était sans compter sur le fait que j’étais passé de Sumatra a Java. Si des zones chrétiennes existent sur Sumatra, et on peut donc y trouver de la bière dans les supermarchés, Java Ouest est quasiment uniquement musulmane, et donc en dehors des zones touristiques, pas de bières. Damn ! Elle a du attendre mon arrivée a Jakarta.

Sprite, chips, noodles et goreng !

Le goreng, littéralement « friture », c’est donc des beignets qui viennent avec plein de saveurs différentes (oeuf, banane, légumes, cahuetes, papaye, tofu, ….) qu’on accompagne de piments.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Apres avoir roulé jusqu’en début d’après midi, et acheté de quoi me faire ce petit repas de célébration (pas de bougies, je me suis contenté de souffler sur le serpentin anti moustique qui ne marche pas vraiment contre les moustiques, et pas du tout contre le reste des insectes.), j’ai trouvé un  endroit sympa en bord de rivière, a l’ombre, et fait une bonne pause de milieu d’aprem pour laisser passer la chaleur. Ca aurait été un bon coin pour camper aussi, mais vers 16h, je me suis dit que l’allais continuer et voir plus loin ce qu’il en etait …

Forcement, l’erreur, je me suis retrouvé sur une route tres (tres) mauvaise. Avec des villages et des rizieres tout le long (donc pas de camping possible). A cause des nids de poules sans fin, pas spécialement ceux du jour mais l’accumulation a fait que l’appui tête a fini par lâcher. Non pas qu’il me servait beaucoup pour appuyer ma tête, mais il maintenait mon sac a dos sur le porte bagage. Et Crac. Le remplacement est beaucoup plus basique, maintient le sac mais pas la tête.

 

Une bande de ralentissement, sur une route dans cet état, sérieusement ? 

 

Ce n’est qu’avec la tombée de la nuit que je me suis trouvé un petit bout de champ pas inondé pour planter la tente, et enfin profiter de mon petit repas de fête. Donc finalement, en dehors de la portée symbolique de l’anniversaire, une journée pas si marquante, voire un peu frustrante, sans non plus être une mauvaise journée évidemment.

18h, coucher de soleil.

31.5km/h de moyenne

Non, ce n’est hélas pas ma moyenne quotidienne, ce fut la vitesse du bus que j’ai pris entre Jambi et Bandar Lampung, 550km, pour arriver à temps a Jakarta ce début avril. 18h30 de trajet, moins 2 fois 30 minutes d’arrêt pipi et restaurant de routier.

Afin d’avoir le temps de visiter Jakarta et pas devoir arriver directement et sale a l’aeroport, je devais faire 500km de bus a un moment ou a un autre. Il semble que j’ai bien choisi l’endroit vu l’état de la route et la densité de camions et bus sur ce tronçon. Le seul regret est qu’il a fait gris sans pleuvoir toute la journée, et ça aurait été top pour pédaler. Avec la clim a fond dans le bus, ça n’a pas changé grand chose.

Au départ le bus est à moitié plein (de voyageurs), mais ça s’est rempli au fur et a mesure. En revanche les soutes sont pleines a craquer. En effet, en Asie, les chauffeurs jouent les chauffeurs routiers au noir, transportant toutes sortes de marchandises sur leur trajet. Ca ne les empêche pas de m’accepter avec mon vélo, il suffit de le mettre DANS le bus, sur une rangée sans sièges. J’herite du coup de la rangée de derrière, avec de la place pour mes jambes mais mon porte bagages dans la figure en cas d’accident.

 

N’ayant aucune idée de la durée du trajet ni des horaires des bus, j’étais arrivé tot a la gare routière de Jambi. Le premier bus m’ayant accepté, on était partis a 9h du matin. 9h du matin + 18h30 de trajet, arrive a 3h30 du matin, sur les trottoirs éclairés devant la gare routière de Bandar Lampung. Heureusement j’ai pu dormir par épisodes dans le bus, j’ai donc remonté mon vélo (pour les trajets en bus/avion, je retire le siège, rentre l’avant, met le guidon dans l’axe, …) et attendu que le jour se lève.

A un quart du trajet, une partie des soutes se sont libérées, et un chauffeur a mis mon vélo dedans. J’ai laissé faire sans surveiller, grave erreur. Le chauffeur a sans doute forcé pour que ça rentre, et posé le vélo sur le dérailleur. Je m’en suis rendu compte et ai tout remis d’aplomb avant de partir, mais après 700m, c’est la patte de dérailleur qui a cassé. 2eme patte de dérailleur du voyage, je ne peux que remercier Optima d’en avoir glissé une deuxième gracieusement quand j’ai commandé la première. Et je compte bien en racheter une nouvelle de rechange a Jakarta ou Buenos Aires, car au rythme ou je les consomme, celle la ne tiendra pas la fin du voyage. En tout cas je l’emballerai soigneusement et séparément pour le trajet en avion Jakarta-Buenos Aires.

Changer une patte de dérailleur a 5h30 du matin sur le trottoir alors que le soleil se leve, ça n’a pas de prix !

Protocole de salutations

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Ah que coucou …

Tout le monde a droit a son coucou !

Sur les routes, on me salue beaucoup, et forcement, je rends la pareille. De même, lorsque les gens  me sourient ou simplement me regardent passer, je suis un voyageur poli et leur dit bonjour. Souvent simplement un geste de la main (sinon je serai essouflé rien qu’a saluer, j’en garde un peu pour pédaler aussi), parfois un bonjour dans la langue du coin ou un « Hello », selon comment eux même m’on salué. 

Ca déride ceux qui me regardent avec des yeux de merlan fris, qui me considèrent comme un extra terrestre ou un touriste gâté. Du coup j’ai droit a un sourire ou un salut en retour. Ca fait sourire les enfants comme les adultes qui me regardent passer.

La façon de me saluer dépend beaucoup des pays ou régions. Ca peut être un simple bonjour local, ou « Hello », « Hello Misteeuur ! », parfois avec quelques mots d’anglais pas forcement compris par la personne. « Good Morning » et « Good afternoon » sans rapport avec le moment de la journée, « Hello my name is ! » (fin de la phrase), « How are you Misteeuuurr ? », ….

Je réponds rarement aux questions quand je roule, de toute façon je suis deja trop loin pour répondre.

Je n’ai jamais compté, mais le nombre d’occurences quotidiennes a au moins 3 chiffres. Sur l’ensemble du voyage ca doit monter a beaucoup !

Je rends toujours la pareille, sauf dans un petit nombre de situations particulières:

  • Je ne réponds pas quand on me siffle. Je ne suis ni un chien ni une vache.
  • Quand on me klaxonne, ca dépend du « type de klaxon ». Si c’est un klaxon « poli » je réponds, si c’est avec trop insistance pas forcement.
  • Si la route est trop mauvaise, ou avec trop de circulation, ou que je dois me concentrer particulièrement sur ma conduite a ce moment. Désolé, mais la je suis occupé a rester sur le vélo. Prends ta pelle pour combler les trous ou écris au maire pour régler ca, et la prochaine fois que je passe promis je saluerai !
  • Si le véhicule (voiture, camion, moto, scooter) passe trop vite, trop prêt, trop …
  • Si la personne (souvent partie d’un groupe) se moque de façon évidente de moi/du vélo/…, (souvent sous la forme d’un rire de baleine ou d’un rire forcé d’ado, sans forcement être un ado) même si ensuite elle me salue. Meme si je ne comprends pas ce qu’elle me dit, un ton moqueur reste un ton moqueur, peut importe la langue.

Ca ne représente qu’une minorité d’occasions, dans l’ensemble l’accueil qu’on me réserve est extraordinaire !

Et seuls les véhicules qui doublent dans l’autre sens sur ma file ont droit a un salut spécial en forme de doigt tendu (non, pas l’index ni l’auriculaire).

Désolé pour l’illustration en photos de cet article, il y a un bon paquet de photos dans les galeries mais elles sont trop éparpillées pour que je les rassemble.

 

Rien que de l’eau, de l’eau de pluie, ….

De l’eau de la haut …

En arrière plan, l’installation de traitement de l’eau. En premier plan, le gérant de la « boutique » et son camion de livraison. (Indonésie)

Depuis le sud de la Chine, et dans toute l’Asie du sud-est, l’eau du robinet n’est plus potable. Au Laos par exemple, on appelle l’eau du robinet l’eau « sans poisson », car c’est sa seule différence avec l’eau du fleuve.

Du coup, puisque je continue a boire beaucoup, je m’adapte et fais comme les locaux. J’utilise les grosses bouteilles qu’on croise en France dans les fontaines à eau des entreprises ou des bâtiments publics.

Au Laos, Vietnam, et au Cambodge, ces bouteilles sont en relativement libre accès dans les restaurants, stations services, … Il suffit de demander gentiment pour remplir mes bouteilles et ma poche a eau.

En Thaïlande et en Malaisie, des machines dans la rue permettent, pour une somme modique, d’obtenir de l’eau potable. Entre 1 baht le litre et 1baht le litre et demi en Thaïlande (environ 40 bahts valent un euro). En Malaisie compter 0.10 Ringgit (environ 4.5 ringgit pour un euro).

 

En Indonésie, ce sont des petites « boutique » qui traitent l’eau de la rivière locale ou du robinet, pour la rendre potable, et livrent ensuite tous les environs. Lorsque mes réserves sont vides et que je passe devant une de ces installations, je m’y arrête pour remplir mes stocks, généralement gratuitement.

 

Au Laos, Cambodge et Vietnam, ces operations sont effectuées par de plus grosses entreprises, je ne pouvais donc arriver la bouche en coeur et demander de remplir mes gourdes,

Et sinon, j’achète une de ces bonbonnes dans quasiment n’importe boutique. La bonbonne étant consignée, je n’achète que l’eau (les 18L), pour 5.000 Roupies (un peu moins de 30 centimes d’euro), et je remplis mon outre et les bouteilles/gourdes/douche/… que j’ai devant la boutique, pour laisser la bonbonne et le reste de l’eau au propriétaire, ravi de garder le reste de l’eau gratuitement.

Le traitement de l’eau dans ces installations (les machines, les bonbonnes et les boutiques) est complet et le résultat est vraiment potable, peut importe la source de l’eau (la rivière croupie du coin par exemple). C’est l’eau que boivent les locaux. Filtrage, chlore, osmose inverse, ozone, … la totalité des traitements nécessaires est réalisée.

Le seul inconvénient, pour moi, se trouve dans la douche/toilette avec cette eau (oui, je me douche avec de l’eau potable. C’est le cas en France aussi, et même la chasse d’eau des toilettes, ce qui n’est pas le cas ici). Comme l’eau sort de traitement et est très pure, le rinçage du savon devient difficile. Mais comme prix a payer pour de l’eau potable, je trouve ça raisonnable.

Arrivée en Indonesie

A l’heure ou j’écris ces lignes (samedi midi), ça fait 48h que j’ai atterri en Indonésie.

Et … ca grimpe ! Moi qui n’avais pas passé le petit plateau depuis ma sortie du Vietnam vers le Laos fin décembre, ca fait bizarre de devoir grimper. Et pas qu’un peu, j’ai deja grimpé plus de 1500m de dénivelé depuis que je suis arrivé.

Pareil, il a plu ce matin, et mis a part une averse en Thailande, je n’ai pas eu de pluie depuis fin decembre.

Et pendant ce temps, les singes regardent passer le trafic sur le bord de la route. Pour le moment le trafic et la population sont assez dense, ça rappelle assez la Chine ou le Vietnam, a manger des gaz d’échappement et subir la conduite au klaxon des locaux, j’espère rouler dans des coins plus tranquilles pour la suite.

Au programme, le lac Toba puis rejoindre le sud de Sumatra et Jakarta sur l’île de Java pour mon avion le 8 avril.

Et de 16 !

15001km affichés, la photo a deja 3 semaines

C’est maintenant plus de 16.000km qu’affiche mon compteur. Plus de 16.000km depuis le départ il y a 11 mois de Lyon (oui, là aussi il y a un chiffre rond qui approche).

Ce nouveau compteur initialisé à 12.500km à Hanoï mi-decembre a donc deja roulé un peu plus de 3500 km. Il est en pleine forme, tant mieux car il va encore avaler plusieurs fois ca d’ici la fin du périple.

Changement de programme

World-airline-routemap-2009

J’avais dans l’idée en préparant ce voyage de passer faire un petit tour par l’Australie, puisqu’une fois en Indonésie, j’étais du bon coté de la planète. Forcement, le pays est grand, et je visais a l’époque un trajet de Melbourne a Sydney, ou l’inverse, histoire d’avoir un aperçu des 2 plus grosses villes du pays, et 1500km entre les 2.

Depuis le départ, j’ai pu croiser des australiens, des PVTistes de retour ou en partance, et ainsi poser pas mal de questions et recueillir des avis. Ca fait donc plusieurs mois que je pesais le pour et le contre. 

Resultat, j’ai pris la décision de zapper l’Australie pour ce voyage. Ce n’est pas le pays idéal pour circuler à vélo, la vie est hors de prix lorsqu’on a pas un salaire australien (et je ne compte pas m’arrêter pour y travailler, même si c’est la dernière année ou je peux demander un WHV), je reviendrai donc un jour visiter le pays, mais pas a vélo.

 D’Indonesie, je passerai donc directement en Argentine. Pas de chance, je n’ai pas trouvé de compagnie qui volait dans « le bon sens », pour me permettre d’effectuer un vrai tour du monde. Je vole avec Turkish Airlines, et fait donc escale a Istanbul, ou j’étais il y a 9 mois de cela. 2 vols d’une quinzaine d’heures chacun, 3h d’escale en Turquie, je vais arriver frais et dispo a Buenos Aires …

J’ai pris mon billet lorsque j’étais à Bangkok, en prévoyant bien le temps de descendre la Thaïlande puis de visiter l’Indonésie. Décollage prévu le 8 avril de Jakarta. C’était sans compter une semaine immobilisé a l’hôpital. Il va maintenant falloir pédaler dur pour avoir le temps de profiter de l’Indonésie. C’est dommage, mais c’est la vie !

 

Petit contretemps

4jours après avoir quitté Koh Lanta, sur la route vers la frontière Malayse.

Reveil le mercredi matin, tout courbaturé. J’ai du dormir dans une mauvaise position, avec une racine dans le dos ou un truc comme ca. Et puis ma tête va exploser. Ca, plus la diarrhée qui a commencé hier soir, c’est pas la fête. 

En fin de matinée, rien n’a évolué, ces symptômes puent.

En début d’aprem, je rejoins tout doucement l’hôpital du coin pour vérifier si le palu ne se serait pas invité malgré les cachets.

« Ah, mon bon monsieur, il va falloir attendre encore quelques jours, si tôt après la déclaration des symptômes, on ne peut rien détecter dans le sang. Et puis c’est peut etre juste une intoxication alimentaire. Voila des medocs contre la diarrhée, contre la fièvre, et contre la déshydratation. Revenez vendredi. »

Bon, comme c’est pas la grande forme, et que je dois revenir la dans 2 jours, autant ne pas trop m’éloigner, je me trouve une petite foret d’heveas, plante ma tente et sors mon kindle en attendant. Je vous passe la couleur avec laquelle j’ai repeint la foret.

Vendredi matin, ca ne va pas vraiment mieux. Direction l’hôpital pour en savoir plus. Au triage, l’infirmière prend ma tension avec l’appareil électronique: Err7. On recommence: Err4. Elle sort l’appareil manuel, lit le résultat, et siffle un brancardier: « Lui, la, dans un fauteuil. Maintenant ! ». Quand les professionnels s’inquiètent, c’est que l’affaire est sérieuse. C’est donc en fauteuil roulant (pas le même modèle que celui sur lequel je voyage, il n’y a pas de pédales sur celui la) que j’arrive devant le médecin. « Bon, et bien on va vous faire une prise de sang ! ». 20min plus tard, le verdict tombe: C’est la dengue.

« On va vous garder quelques jours ». Au final ça sera 4 nuits. Perfusion dans le bras de la première a la dernière minute. Tension et température toutes les 2heures. Nourriture d’hôpital, juste dans la version thai. Prise de sang tous les matins.

Non, je ne suis pas en prison, juste a l'hopital

Non, je ne suis pas en prison, juste a l’hôpital

Le seul « point positif » est le fait que j’ai pu squatter une partie (seuls certains ports) du wifi de l’hôpital, sinon je serai probablement mort d’ennui avant que la dengue ne l’emporte. Enfin de toute façon j’ai surtout beaucoup dormi, ça m’a quand même bien cassé.

2h avant la sortie, la patate est deja en train de revenir

 Ce n’est qu’après un retour à la normale de la tension (au bout de 36h), et d’un retour de la température dans des valeurs saines (au bout de 3 jours) que le médecin a commencé a parler de rémission. « Si la température reste bonne, demain vous sortez. Vous resterez faible pendant encore une petite semaine, c’est normal, ne forcez pas. Et si ça reprend, consultez au plus vite. Idem si vous saignez ».

Me voila maintenant dehors, et c’est tout doucement que je roule vers la frontière malayse, pas question de prendre de risque.

Ce qui m’a le plus ennuyé, mis a part évidemment attraper une maladie potentiellement mortelle, c’est cette semaine de perdue. Comme j’ai déjà acheté mon billet d’avion au départ de Jakarta (cf article de demain), j’ai littéralement perdu une semaine de visite en Indonésie.

 

 

Koh Lanta

Qu’on ne me fasse pas dire que les candidats de l’émission de TV-poubelle avaient la vie dure entre les prises.

Sur la route vers la Malaisie, je fais une halte de 3 jours sur l’île bien connue des amateurs de TF1. Plage, soleil, bars, resorts, restos, l’île est un vaste Disneyland à touristes. Ce n’est probablement rien comparé a Phuket.

Enfin, c’était quand même bien de glander un peu. Mais c’était aussi bien de repartir. En bonus, de belles photos de coucher de soleil !