Sofia Софиа

Sofia, capitale de Bulgarie, concentre 2millions d’habitants dans une ville conçue pour dix fois moins, soit près du quart de la population du pays. L’hyper centre est à peu près préserve, mais autour ce sont bouchons et immeubles, pour loger tout le monde. 

Sans être une ville hyper touristique, on y trouve tout de même quelques monuments et vieilles pierres qui valent le coup. C’est Massimo, un ami italien d’Ivan et Ivelina, en congé ce mardi, qui va me faire visiter.

La cathédrale orthodoxe, impressionnante a l’extérieur comme a l’intérieur (mais appareil photo interdit dedans)

 

De nombreux parcs, avec quelques monuments, statues et autres.

 

 

 

 

Sainte Sophie, sur un des carrefours majeurs, proche du bâtiment présidentiel.

 

 

 

 

 

 

On trouve à Sofia une source d’eau minérale chaude, 40 degrés environ, assez rare pour être remarqué.

 

 

 

 

 

 

Une très vieille église orthodoxe, qui ne tient plus debout que par les multiples rustines et refondations ajoutées autour et a l’intérieur.

 

 

 

Le marché, toujours un endroit sympa a visiter ! Et acheter des fruits secs évidemment.

 

 

Merci au guide pour la visite !

Massimo

Une journée d’anniversaire

12mai

Ce dimanche, c’était mes 29 ans.

Réveil avec le soleil, comme d’habitude maintenant, et atelier couture en attendant que la tente sèche. Réparation d’un short et fixation correcte du réflecteur sur mon appui tête, qui commençait a se décoller. Automédaille Content de mon travail, je quitte le campement vers 8h, en direction de la capitale.

J’ai passé la veille la frontière bulgare. Je pensais trouver, comme en Serbie, un bureau de change tous les 200m, en ville comme à la campagne, mais après celui de la frontière (avec des taux … frontaliers), plus rien. Je suis donc arrivé, un dimanche matin, dans la capitale bulgare sans un sou local, juste des euros a changer. Pas un bureau de change dans les banlieues, ni sur les grands axes qui amènent dans la capitale. Je commence a douter de la faisabilité de ma recherche. Et juste avant l’hyper centre, j’aperçois un bureau de tabac/café/épicerie/… sur lequel est marqué « Change ». Ouf ! Je m’approche de la tenancière en répetant le précieux sesame « Change ».  »Ne ». Et merde ….

Mais devant cet établissement Leeloo Dallas multi tache, le père Jean et un de ses amis italien prenaient leur café. Il a repéré le drapeau français sur mon vélo, et m’interpelle, en français ( il a étudié en France). Sans même savoir que c’est mon anniversaire, son ami et lui insistent pour m’offrir le café, un croissant … et m’échangent mes euros contre des levs … Joyeux anniversaire !

Le pere Jean, son pote italien et moi

Apres cette rencontre, et une pause dans un parc du centre ville, je pars vadrouiller dans le centre, et au bout d’une dizaine de minute, je fais la rencontre de Teodor (Теодор), amateur de sports extrêmes, dont le vélo. Il passera la moitié de la journée à me montrer la ville, a m’aider a trouver une carte correcte du pays (ma carte précédente, de la Slovenie a la Serbie, s’est arrêtée a 5km de Sofia), a m’emmener au marché, et nous finissons en milieu d’après midi, avec une bière fraîche, au soleil, dans un des nombreux parc de la ville.

 

En fin d’après midi je suis attendu chez Angel et sa femme, parents d’ami d’ami, qui vont m’heberger pendant 3 nuits a Sofia. Ils m’accueillent royalement, malgré leur faible niveau d’anglais, et mon niveau de bulgare inexistant. J’ai ma chambre et ma salle de bain. Et une fois connecté au wifi des voisins, je suis assailli par une montagne de messages d’anniversaire !

Je triche un peu et passe directement au lendemain soir, c’est pour boucler le thème du billet. Ivan, le fils d’Angel et sa femme, sa femme Ivelina ( avec qui j’ai été en contact et qui m’a orienté chez ses beaux parents, et qui parle français couramment) et leur petite fille viennent manger. Ils suivent mon blog depuis mon départ, et une petite souris leur a soufflé que c’était mon anniversaire… ils ont donc amené un gâteau ! Merci encore pour cette très bonne soirée !!

 

Bref, j’ai eu 29ans en Bulgarie.

De Niš a Sofia

10 mai

De Ниш a Софиа …

Cette fois plus moyen d’y échapper, autant en Serbie le cyrillique était très souvent doublé du latinique, autant en Bulgarie ca devient rare. Mais je n’emporte, commençons par la route entre Niš et la frontière. 

Pour éviter de me taper 100km de nationale, j’ai pris la route campagnarde, plus longue, mais surtout plus pentue. Je suis passé par le trou du cul de la Serbie, avec quelques maisons tous les 20km. Mais du coup de très jolis paysages !

 

Au menu ce jour la première chute, sans gravite. J’ai déraillé dans une cote, mon pédalier a donc tourné dans le vide, et je n’ai pas réussi a déboiter mes pédales automatiques a temps. Conséquence: chute a l’arrêt, le vélo tombe sur le coté. Un joli bleu a la cuisse, et j’ai desserré un peu mes pédales pour les déboîter plus facilement, même en cas d’urgence.

 

11 mai

Malheureusement, les 20 derniers km avant la frontière et les 10 suivants, pas moyen d’échapper a la nationale. Bon, on était samedi, donc il y avait probablement moins de camions que les autres jours, c’est toujours ça de pris.

Je quitte la Serbie sans encombre, et a la frontière bulgare le douanier a tenté le classique: « Vous avez des cigarettes, de l’alcool ? Moi j’ai bientôt une pause… ». En gros il aurait apprécié si j’en avais eu, et en aurait confisqué une partie. Apparemment les camionneurs se font rançonner a chaque passage, et la norme est le billet dans les papiers pour ne pas avoir a passer 2h a la frontière.

Une fois en Bulgarie j’ai poussé jusqu’à juste avant Sofia, et bivouaqué dans un pré ou les cigognes ont leurs habitudes (sisi, regardez les petits points noirs et blancs sur la photo).

Et une autre première du voyage: j’ai changé de timezone, je suis maintenant une heure plus tard, ou tôt, enfin bref, ça dépend comment on compte. Quand il est minuit moins le quart en France, je suis déjà le lendemain depuis 3/4 d’heure.

Niš

Du 5 au 7 mai

Apres Belgrade, je suis descendu en direction de Niš. C’est sur cette route que j’ai été invité à manger 2 soirs de suite pour Paques puis la saint patron familiale(slava). C’est le dernier jour de route qui fut le plus dur, je ne suis fait tremper, quelque chose de bien. Pas de photo, l’appareil était bien rangé au sec, mais j’aurai quelques vidéos a vous montrer au retour.

Du 7 au 10 mai

 

Heureusement, une fois a Niš je fus accueilli et hébergé par Aurélie, directrice de l’institut français local. Chez elle j’ai pu sécher, faire une machine, réparer sa douche, et me balader/visiter la ville.

J’ai aussi rencontré d’autres professeurs de français de l’institut, dont Mathilde, qui m’ a invité a venir etre le sujet du participer au cours de conversation qu’elle donnait a ses étudiantes. Du coup, rdv fut pris pour le lendemain, histoire de continuer la conversation autour d’un verre, en français, et parler de la serbie, des voyages, du monde, .. bon j’étais persuadé d’avoir une photo de l’institut mais je ne la retrouve pas. En tout cas des moments très sympa.

Sinon Niš est une petite ville de province serbe, ou il fait plutôt bon vivre, et ou il n’y à pas grand chose à voir. La forteresse locale est en fait un grand parc, une des rares attraction touristiques est la tour des cranes, construite par les turcs pour rappeler aux serbes se qui arrivent quand ils essaient de se soulever. Elle servait également de message aux voyageurs en direction de la Turquie (Niš est sur une vieille route commerciale de l’empire romain) qu’ils étaient les bienvenus a condition de se tenir a carreau.

tour des cranes

Rien ne vaut une tour de cranes pour faire passer un message

 

La journée type

Forcement, la journée type n’existe pas. Cela dépend d’où je pars le matin (d’une nuit sous tente, d’une nuit chez quelqu’un, …), de la météo, de l’objectif de la journée (nuit sous tente ou chez quelqu’un le soir ou dans les jours qui viennent), des rencontres et étapes de la journée (ville à visiter, rencontre et partage d’un café, d’un repas), et de plein de paramètres qui changent chaque jour.

La cuillère n’existe pas

Je vais tout de même essayer d’expliquer comment se rythment mes journées.

5h30-6h, l’aube pointe son nez, et j’ouvre les yeux. Il faut croire que mon corps commence à se synchroniser avec le soleil. Je les referme, pour dormir encore un peu, mais moins d’une heure plus tard je suis réveillé.

6h30-7h, rangement des affaires, pliage du duvet, préparation des sacoches, petit déjeuner selon ce que j’ai dans mon frigo (souvent biscuit ou pain, parfois yaourt). Si je ne l’ai pas fait la veille au soir, écriture du journal de la journée de la veille sur mon Kindle.Crème solaire, pliage de la tente, chargement du vélo, et c’est parti. Généralement les premiers 10 ou 20km je roule doucement, le corps se met en route.

Crème solaire ou pas, je commence à bronzer

 

9h30-10h pause d’une demi heure environ, souvent sur une place du village ou en ville, ça permet de trouver de l’eau et de faire des courses si besoin.

entre 12 et 14h, repas de midi, souvent du pain agrémenté selon le coin et les courses que j’ai faites. Fromage, tomate, ajvar, tout ce qui peut se mettre sur du pain, éventuellement avec un fruit, du yaourt, … Sinon ça peut aussi être des pâtes ou du riz que j’ai préparé la veille et qui sont dans un tupperware.

Pain et ajvar

Selon le soleil, la température, l’énergie, la pause dure plus ou moins longtemps, sieste/lecture à l’ombre complètent le repas. Crème solaire avant de repartir.

Vers le milieu d’après midi, re pause, évaluation du parcours pour trouver un endroit ou dormir, et donc viser un morceau de campagne (entrer dans une grosse ville en fin d’après midi veut dire soit dormir dans cette grosse ville, soit devoir la quitter et passer ses ramifications avant de pouvoir trouver à nouveau un endroit sympa pour camper).

En moyenne je m’arrête autour de 18h, ce qui laisse plein de temps pour planter la tente, faire un bout de toilette (généralement le niveau de nettoyage est inversement proportionnel à la flemme), faire chauffer le repas. Si j’ai oublié de mettre de l’anti moustique quelqu’un se charge de me le rappeler.

20-21h, je me couche, bouquine, tape mon petit journal de la journée, et rejoins Morphée un peu plus tard.

Concernant la nourriture, très spartiate sur les photos, je l’agrémente souvent d’un petit plaisir a un moment ou un autre de la journée: chocolat (une plaque hein, pas un carré !), burek, glace, … selon les envies

Београд Belgrade

Depuis la frontière, et jusqu’à Belgrade, j’ai pu suivre des morceaux de l’eurovélo 6, route cyclable qui traverse l’Europe et se termine le long de la Loire jusqu’à la mer. Pas toujours dans un état idéal, avec notamment une piste inondée juste avant la capitale, c’est quand même sympa de prendre ces petites routes, avec les panneaux et indications qui vont bien.

Afin de pouvoir passer quelques jours à visiter Belgrade, j’avais trouvé une couchsurfeuse, étudiante Erasmus qui pouvait m’accueillir sur son canapé pour 2 ou 3 nuits. Elle avait confirmé, il me manquait juste son adresse qu’elle devait m’envoyer dans la journée.

Arrivé en milieu de matinée dans la capitale, je me balade dans plusieurs quartiers, la ville est belle !

Je regarde mes emails en milieu puis fin d’après midi (merci le wifi public). Pas de nouvelles, et elle ne répond ni aux emails, ni au téléphone.

En toute fin d’après midi, toujours pas de réponse. Devant le risque de me retrouver dans l’obscurité je finis par reprendre la route a 18h pour aller trouver un coin de campagne ou planter la tente. Je verrai le surlendemain l’email qu’elle m’a renvoyé … 30min après être parti. Tant pis pour Belgrade, j’y ai passé une très bonne journée, mais le reste sera pour une autre fois.

Un grand MERCI, de Sofia

Merci à toutes et à tous pour vos petits mots sympa en cette journée d’anniversaire ! Désolé, impossible de répondre à chacun, ça me prendrait 2 jours ! D’où ce merci collectif …
Je suis arrivé à Sofia ce matin, j’y reste jusque mercredi. Les notes de blog ont une grosse semaine de retard par rapport à mon parcours. J’ai encore plein de choses à vous raconter sur la Serbie, et la Yougoslavie en général, mais pour ça il va falloir que je trouve un PC. (Je suis actuellement sur le wifi des voisins de mes hôtes, avec mon smartphone).
D’ici là il y a encore 2 billets dans la file d’attente, pour demain et après demain.
Merci encore à tous, des bisous pour tout le monde !

PS: oui, je vous raconterai ma journée d’anniversaire, mais j’essaie de rester chronologique ou presque sinon je ne vais pas m’en sortir

L’accueil serbe

Le week end dernier c’était le week end de Pâques orthodoxe. Avec le 1er mai la plupart des gens font le pont, et il n’y a pas qu’en France que le moi de mai n’est pas le plus chargé au travail.

Dimanche (5mai) en fin d’après midi, je me suis arrêté à la terrasse d’une épicerie-bar-tabac-boulangerie-… d’un petit village avant Kragujevac pour m’offrir une glace après une chaude journée.

Bon, pas la meilleure glace du monde, plutôt une glace au sucre coloré en blanc et noir qu’une véritable vanille chocolat, mais qui quand même fait bien plaisir. Alors que je déguste mon goûter bien mérité, la tenancière du commerce met la table pour sa famille sur la terrasse. Je sens alors une tape sur l’épaule, accompagnée d’un geste de la main: vient manger avec nous ! J’ai donc pu partager le reste du repas de Pâques du midi avec la petite famille, et discuter principalement avec l’aîné, 23 ans en fac d’éco. Au menu, porc et mouton, pain grillé et huilé, oignons, …

De même, lorsque je m’arrête pour faire des pauses sur les places des villes et villages, les têtes se tournent vers mon vélo. Autant jusqu’ici les gens avaient déjà vu ou connaissaient l’existence des vélos couchés, autant en Serbie c’est nouveau. On me demande souvent si je l’ai fabriqué. Mais je m’égare. Généralement un petit groupe s’approche et examine l’engin, et un interlocuteur (celui qui parle le mieux anglais) est désigné pour me poser toutes les questions auxquelles j’ai déjà u des centaines de fois. L’étape suivante, on me propose de me joindre à eux sur une terrasse, et de m’offrir quelque chose à boire. Café le matin, soda l’après midi, j’ai accepté une bière le matin une fois, mais si je veux pouvoir continuer de pédaler le reste de la journée c’est une mauvaise idée.

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Un café offert à Razanj par Milos, qui prend la photo, mari de la femme sur la photo

 

Lundi de Pâques au soir, j’ai à nouveau été invité à manger, pas pour Pâques cette fois, mais pour une slava. C’est la fête du saint patron familial, et toute la famille invite les voisins, les amis à manger et à célébrer. En fait je plantais ma tente au fond d’un pré, et du hameau à quelques centaines de mètres sont arrivés un ado et un enfant, avec qui j’ai échangé quelques mots dans l’anglais limité du plus grand. Il revient 5 min plus tard avec un couple d’adultes, dont la femme parlait anglais. Et elle me propose de venir se joindre à eux pour le repas. C’est en arrivant dans la maison que je découvre une vingtaine de personnes déjà à table, et des plats qui passent, tournent, et n’en finissent pas d’apparaître. C’est en fait la maison des grands parents, qui accueillent et organise cette fête patronale. Après un bon repas et des discussions en anglais avec ce couple principalement car les autres ne parlent pas anglais, les hôtes me proposent de venir petit déjeuner mardi matin avant de repartir. Et la grand mère le matin, avec le café, ressort quelques plats de la veille, mouton, parc, canapés, poivrons et choux farcis (sarma), pâtisseries, … Bref, je peux dire que j’ai vécu une partie de la tradition locale.

 

Arrivée en Serbie

Alors que je commence à maitriser quelques mots de croate, me voilà déjà à la frontière serbe. Heureusement les 2 pays parlent la même langue à une différence près: le cyrillique. L’alphabet latin reste très utilisé -principalement dans la zone frontalière, et dans la capitale, les panneaux des villes sont souvent dans les 2 alphabets – mais je n’y couperais pas, je dois me pencher sur ce nouvel alphabet.

Au final ce n’est pas si compliqué, il s’agit juste de repérer comment les lettres correspondent en latinique et en cyrillique. Rien à voir avec le chinois par exemple, où la façon d’écrire les mots changera complètement.

C’est un bon exercice de préparation aux futures anciennes républiques soviétiques que je vais traverser. Pour le moment les 2 alphabets cohabitent, et ça me facilite le travail.

Une autre nouveauté depuis mon arrivée en Serbie: le vent de face, que j’ai déjà eu le déplaisir de subir 2 jours. D’un autre côté je suis aussi chanceux de ne le découvrir que maintenant. Et encore une autre nouveauté fera l’objet d’un article à part entière demain: l’accueil serbe !

PS: Même si j’ai rédigé cet article jeudi pour le planifier pour aujourd’hui le 11 mai, je n’oublie pas et je pense à toi: Bon anniversaire Maman !

 

 

Nuštar

28 au 30 avril

Petit village de 5000 habitants, à 5km de Vinkosci petite ville de 35000 habitants. Je suis accueilli par Katarina, la cousine de Goran, qui vit chez son père. Elle a 25 ans, et, ne travaillant pas vraiment, elle va me faire visiter les environs et me présenter sa famille et ses potes.

Ayant été prise comme hôtesse de l’air chez Qatar airways, elle attend la convocation de la prochaine « promotion » d’hôtesses pour la formation initiale de la compagnie. En attendant elle développe des projets de panneaux solaires avec son ami et collègue Ivan, dans une région durement touchée par le chômage.

Les parents de Goran ne parlent pas anglais, mais ont insisté pour me rencontrer, et c’est finalement chez eux qu’ont va manger les 2 soirs. Sa mère Sonja insistera pour que je mange beaucoup (en me repassant le plat quand j’ai fini mon assiette, et ensuite en me resservant d’autorité), voyant probablement en moi une partie de son fils qui lui aussi a les pédales qui le démangent. Viande en sauce, pommes de terres, cornichons, oignons jeunes, ajvar, que du bon et du local. Et le deuxième soir, barbecue, avec plusieurs plats pour accompagner, normal.

Côté visites, j’ai pu être guidé dans Vincoski (déjà une ville à l’époque  romaine) et autour. Un site archéologique local se vante d’être la plus vieille trace de sédentarisation humaine, à savoir 3 huttes en branchages et boue, qui formaient un début de village, ou clan.

Visite également d’Osijek, une ville plus grande à une cinquantaine de km.  Ville étudiante, dynamique, avec une multitude de parcs, équipements sportifs, terrasses, vraiment sympa, il doit être bon d’y être étudiant.

Katarina, Ivan et les amis m’expliquent la situation de la région, chômage massif des jeunes, la situation quasi frontalière, la guerre, leurs aspirations à partir ailleurs pour travailler, tout en restant attachés à cette région où il fait plutôt bon vivre, et où ils ont grandi. La plupart des jeunes parlent bien anglais, et traduisent pour les autres et pour  plus vieux. Pour ma part je commence à avoir quelques mots à mon vocabulaire, j’ai suffisamment pour être poli en tout cas.

J’ai passé un super moment à Nuštar, merci à tout ceux que j’ai rencontré, évidemment particulièrement Katarina, son père et les parents de Goran, Ivan, et tous les autres.

Quelques images des visites sont dans la galerie Nustar-Nis