D’Ordu a Trabzon

Nous repartons d’Ordu sous une météo clémente, voire idéale: ni trop chaud ni trop humide (ni trop froid n’est pas d’actualité pour la saison). 180km a parcourir vers notre prochaine hôte, a Trabzon. Nous avons opté pour une route en 3 jours, permettant d’arriver tôt dans la journée a Trabzon et de pouvoir gérer les imprévus. En 2 jours cela aurait ete possible, mais il aurait fallu faire de grosses journées sur le vélo, sans avoir la possibilité de s’arrêter a l’abri en cas de pluie.

Nous évitons la pluie le premier jour, et plantons la tente sur la plage pour la nuit. C’est ça aussi le bivouac, on peut s’installer la ou ça nous plaît. En revanche impossible de planter les sardines dans le sable,  et nous utilisons de gros cailloux pour tendre la toile.

Ca tient, même avec le vent, mais ça aurait été un peu juste si la pluie s’en était mêlée. Elle pointera le bout de son nez le lendemain matin alors que tout est plié et que nous nous apprêtons a partir. On pédalera au final une partie de la matinée sous la pluie, même en essayant de s’arrêter quand il pleut trop.

-Allez on y va il pleut presque plus.
On repart.
-'Tain il pleuvait presque plus ça devait s'arrêter normalement !
-Bon ça y est il pleut plus, allez on roule un bon coup avant la prochaine averse.
-Bon il re pleut un peu, mais c'est presque rien, avec le vent ca seche tout de suite, on va pas s'arrêter pour si peu.
-Ah bah merde maintenant il pleut beaucoup, mais il n'y a plus rien pour s'arrêter a l'abri.
-Bon, ya une station service pour s'abriter la, mais maintenant qu'on est trempes, ca sert plus a grand chose de s'abriter, autant continuer, non ?

On s’abrite souvent ou on peut

 En fin d’après midi le dernier nuage passe, et nos vêtements secheront avec le vent avant même qu’on s’arrête pour le soir. Une nuit sans pluie permettra aux chaussures d’Isa d’être également sèches pour le lendemain (enfiler des chaussures qui font sploutch sploutch le matin n’est que rarement agréable. Pour ma part mes souliers sont restés secs a l’intérieur, merci GoreTex).

Une deuxième nuit en bord de mer, mais pas sur la plage cette fois. Au matin tout est sec, il ne reste que 40km pour Trabzon.

Nous arrivons pour manger le midi, et débusquons une petite gargotte ou les ouvriers et travailleurs turcs viennent manger le midi. Impossible de trouver ce type d’établissement sur un guide touristique, nous nous callons bien l’estomac, a 2, pour le prix d’un sandwich en France, avec légumes, salade, viande, etc, c’est agréable de se poser a table sans avoir a cuisiner, le tout sans exploser le budget du jour.

 

Nous déambulons ensuite dans le centre ville, croisons un couple de touristes suédois au marché qui a l’air d’avoir deja visité toute la planète a seulement 35ans, et il est temps de nous diriger vers chez notre hôte du moment, Zeynep, étudiante qui vient de terminer ses exams. Elle nous accueille dans son appartement en coloc pres de l’université. Une de ses colocs quitte l’appartement alors que nous arrivons, et c’est dans un grand salon a moitié vide que nous sommes installés pour ces 3 nuits que nous passerons a Trabzon.

Une réflexion au sujet de « D’Ordu a Trabzon »

  1. Salut Pol,

    pour planter la tente dans le sable, je pense que tu peux utiliser la même méthode que dans la neige. Tu récupères des sacs plastiques que tu remplis de sable et que tu enterres en laissant dépasser les poignés (ou un bout de corde attaché aux poignées). Ensuite tu arrimes la tente sur ces ancres. Je sais qu’avec ta (notre) tente c’est un peu compliqué, parce que les ancres doivent former un bel hexagone, mais c’est une technique qui marche très bien.

    Bonne route,

    gael

Laisser un commentaire