De Vientiane à Hanoï

Mi novembre.

Apres avoir descendu la moitie du Laos pour rejoindre Vientiane, il est maintenant temps pour moi de prendre la route vers Hanoi, pour y retrouver mes parents début décembre. Je fais le choix de la route sud: rester dans la vallée du Mekong pendant 300km, puis prendre a l’Est pour rejoindre le Vietnam en traversant une chaîne de montagne qui marque la frontière. La route nord faisait plus ou moins la même distance, mais avec un ratio plat/montagne inversé: 20/80%.

La vallée du Mekong, au départ de Vientiane, est a la fois toute plate, et a la fois jamais plate: uniquement du faux plat, descendant ou montant, c’est selon. Et du vent. De face, ca va de soi. Du coup c’est pas super intéressant, mais ça n’empêche pas de voir de jolies choses.

 

Ensuite viennent 150km sur la route N8, avec a nouveau des montagnes russes comme dans le nord du pays. Et a mesure que j’approche de la frontière, le ciel se couvre. A 10km de la frontière, la pluie commence a tomber, et c’est au sommet dans un nuage de pluie que je rentre au Vietnam. Le contraste est saisissant ! La difference est plus grande encore qu’entre la Normandie et la Cote d’Azur: la différence de température entre le Laos et le Vietnam doit tourner autour de 15 degrés, et surtout, il fait tout le temps humide !

Une fois redescendu coté vietnamien, l’eau est partout. Dans les rizières, dans les rivières, le pays entier (enfin, au moins la partie nord que j’ai pu traverser) est un champ de boue, d’eau qui ruisselle, d’humidité. A un point tel que c’est problématique de trouver un coin sympa ou planter la tente. Du coup je me suis rabattu plusieurs fois sur les cimetières, qui sont un peu surélevés par rapport au reste du terrain.

 

L’avantage, c’est que la route est plate (pour que l’eau reste dans les rizières, il faut bien que la pente soit faible), l’inconvénient c’est la boue. Ou la poussière si le soleil a pointé son nez suffisamment longtemps pour faire sécher un peu.

A l’arrivée sur Hanoi, c’est dans une autre marée que je me noie: celle des « motorbikes », les scooters locaux. C’est le moyen de transport principal dans la ville, et dans tout le pays. Ca permet de transporter 4 personnes, facile, un peu plus si on se serre. Et il y en a des millions. DES. MILLIONS.

La règle 34 locale: si tu peux y penser, tu peux le transporter en motorbike.

Rule34, No Exception ! Livrer 15 chiens a un restaurant ? Facile.

Ah si, une seule exception: le casque.

Au final pour circuler à vélo a Hanoi, c’est plus impressionnant que dangereux, il suffit de se glisser dans le flot, de manoeuvrer doucement en regardant les autres pilotes dans les yeux, et tout se passe bien. Ils ont beaux être beaucoup, partout, bruyants, comme un flot incessant, ils roulent assez doucement. Il suffit de traverser doucement le flot pour qu’il s’écarte, et imaginer ce qu’a dut ressentir Moise devant la Mer Rouge.

2 réflexions au sujet de « De Vientiane à Hanoï »

    • C’etait ce qu’on appelle des chiens de Schrödinger : vivants, morts, et les 2 à la fois …
      Donc oui, c’est bien de la maltraitance animale sur la photo …

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