Le pont de la riviere Kwaï

Le pont de la rivière Kwaï qui, comme sont nom ne l’indique pas, n’enjambe pas la rivière Kwaï

En quittant Bangkok, je fais un petit détour de 150km pour passer voir le pont de la rivière Kwaï. Cependant, le pont (et donc le film) sont mal nommés. Et d’ailleurs, ici on dit Khwae, mais pour les touristes on tolère Kwaï.

La voie ferrée vers la Birmanie que les occupants japonais ont fait construire aux prisonniers de guerre (américains et hollandais principalement) et aux travailleurs chinois, vietnamiens et locaux sous des promesses de fortunes (ou de ratonnades en cas de refus) longe sur plusieurs dizaines de km la rivière Kwaï, le long d’une vallée poétiquement surnommée Hell Fire. C’est de la que vient l’association du nom et de la voie ferrée.

Les estimations tournent autour de 13.000 morts parmi les prisonniers de guerre et de 100.000 morts parmi les locaux. Les Japonais n’ont gardé aucune trace de ces morts. Les conditions décrites dans le film sont celles d’un camp de vacances comparées aux conditions réelles du camp de travail.

Revenons au pont, enfin, aux 2 ponts, ils en ont construit un en bois (disparu depuis longtemps) et un en pierre, toujours la, enjambent la rivière Mae Klong, dans laquelle se jette la rivière Kwaï quelques kilomètres plus loin.

Comme quoi une erreur dans le titre d’un film, même historique, importe peu, on continuera 60 ans plus tard de parler du pont sur la rivière Kwaï.

Et au passage, cocorico, le film est tiré d’une nouvelle française, par Pierre Boule, en 1952.

Une réflexion au sujet de « Le pont de la riviere Kwaï »

  1. Merci Pol pour toutes ces belles photos, commentaires et leçons d’histoire. Un réel plaisir de te suivre par l’intermédiaire du blog.
    Bonne route pour tes nouvelles destinations à venir.

    Renaud

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